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Les fintechs de l'épargne, du crédit ou de la banque au quotidien

« Fintech » est un mot-valise constitué par la contraction de « finance » et « technologie ». Derrière cette expression se cache une myriade d’entreprises, le plus souvent des startups, qui importent dans l’univers de la finance (au sens large) les nouvelles technologies issues de la révolution numérique.

Fintech : de quoi parle-t-on ?

Les jeunes pousses de la fintech évoluent notamment sur les marchés jusqu’ici réservés aux banques de détail : l’épargne, le crédit et les services bancaires du quotidien. Dans ces secteurs, elles repèrent les nouveaux besoins et usages des clients et proposent des produits adaptés, grâce à leur maîtrise de la technologie, à leur vélocité et à leurs bas prix. Concernant leur tarification, le modèle économique des fintechs est souvent basé sur le « freemium », c'est-à-dire une offre entrée de gamme gratuite et des services additionnels payants.

Marchant sur les plates-bandes des établissements bancaires ayant pignon sur rue, les fintechs ne sont pas pour autant des banques, au sens juridique du terme. Pour exercer, elles s’appuient sur les nouveaux agréments créés ces dernières années dans le cadre de la dérégulation du secteur financier, impulsée notamment par l’Union européenne : établissements de paiement, intermédiaires en financement participatif, prestataires en services d’investissements, fournisseurs de services pour l'initiation de paiement et d'agrégation d'informations de comptes bancaire etc.

Les fintechs de l’épargne

Parmi les promesses faites par les fintechs dans le domaine de l’épargne, la principale est de mettre à portée de tous des services autrefois réservés à la clientèle fortunée des banques privées. C’est le credo des robots-conseillers, ou robo advisor en VO, qui s’en remettent aux algorithmes pour gérer, diversifier et optimiser les placements de leurs clients. Parmi les acteurs français du secteur, on retrouve Yomoni, Advize, Marie Quantier, Nalo, Mieuxplacer ou encore WeSave.

Plus d'info sur le contrat d'assurance-vie de Yomoni

Autre perspective : la mise à disposition, sur une plateforme unique, de produits d’épargne issus de plusieurs banques. En France, la fintech allemande Raisin, ou Pandat pour les professionnels, proposent ce service.

Les fintechs du crédit

Depuis l’entrée en vigueur, en octobre 2014, d’un cadre réglementaire adapté, le prêt participatif, ou crowdlending, a connu un véritable boum en France. Qu'elles s'appellent Lendix, Unilend, Lendosphere ou Les Entreprêteurs, ces plateformes mettent en relation les particuliers et les entreprises, en permettant aux épargnants de leur prêter de l’argent, moyennant intérêts.

Voir les offres de prêt participatif

Le prêt de particulier à particulier, strictement encadré, est plus confidentiel. Seul Younited Credit (ex Prêt d’Union), qui possède un agrément d’établissement de crédit, le pratique, mais réserve ce type de placement aux investisseurs avertis.

Voir l'offre de prêt personnel de Younited Credit

Certaines jeunes pousses proposent également des services périphériques au crédit. A l'image de Yelloan, qui a développé un système de « garantie participative » permettant aux proches d'un emprunteur de se cotiser, à hauteur de 5% du crédit, pour apporter une caution au prêt.

Les fintechs de la banque au quotidien

Autre secteur où les fintechs sont nombreuses à tenter leur chance : le compte de paiement. Le compte Nickel, qui distribue son produit (un RIB et une carte de paiement) dans les bureaux de tabac, est l'une des belles réussites dans ce domaine. Sur le même marché du « compte sans banque », on retrouve également Carrefour Banque avec son offre C-Zam ou Anytime.

D'autres fintechs, souvent qualifiées de « néobanques » ou de « banques mobiles », telles que N26, Revolut ou encore Bunq distribuent comptes et cartes bancaires et pratiquent des tarifs réduits pour les paiements à l'étranger.

Plus d'info sur le compte N26, le compte Bunq et les banques mobiles

Certaines néobanques se spécialisent dans les services bancaires pour les professionnels (micro-entreprises, TPE voire PME). C'est le cas notamment de Qonto, Shine ou Manager.One.

Quelques acteurs ont investi le secteur des services de paiement entre particuliers. Citons, parmi les plus connus, Leetchi, le Pot Commun, Pumpkin, Morning ou encore Lydia, qui permettent de constituer des cagnottes virtuelles pour les anniversaires ou les mariages, ou d’effectuer des remboursements entre amis. La frontière entre ces fintechs et les néobanques est toutefois perméable : plusieurs plateformes de paiement entre particuliers proposent également une carte bancaire adossée à un compte de paiement.

Enfin, trois fintechs françaises, Budget Insight, Linxo et Bankin, s’épanouissent dans le domaine de l'agrégation de comptes. Version moderne des logiciels Money ou Quicken, ces jeunes pousses aident les particuliers à suivre leur budget et faire leurs comptes, en leur permettant d’importer dans une même interface les données issues de comptes situés dans différentes banques. Si leur activité est semblable, Budget Insight se démarque toutefois de ses deux concurrents en adoptant un positionnement uniquement BtoBtoC. C'est-à-dire en fournissant son outil à des acteurs de la banque ou de l'assurance qui ensuite le mettent à disposition de leurs propres clients.

A noter que de nombreuses fintechs travaillent également en BtoB, c’est-à-dire qu’elles fournissent leurs services à des entreprises, notamment des banques. Elles sont également fédérées au sein de France FinTech, une association professionnelle chargée de servir les intérêts du secteur, et disposent, depuis 2016, d’un guichet spécifique au sein de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), le régulateur du secteur financier.

Voir également notre dossier sur la génération Fintech (débuté en juillet 2015) et notre page sur le crowdfunding et plus spécifiquement sur le crowdlending.

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