Investir en crowdlending

Financer des entreprises et toucher de 8 à 10% d'intérêt, c'est parfois la promesse des plateformes en prêt participatif. Comment investir et quels sont les risques du crowdlending ?

PlateformeEncours
des crédits
Taux de défaut
(2 mois et +)
Présentation / Offre en vigueur 
Logo Lendopolis12.679.907 €
au 06/11/2018
5,67%
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Jusqu'à 30 € offerts pour prêter aux PME (jusqu'au 31/12/2018)Plus d'info
Les Entreprêteurs2.192.765 €
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0%
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20 € de bonus de bienvenuePlus d'info
Logo PretUp4.637.650 €
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[Exclusivité] 20 euros offerts pour 200 euros investisPlus d'info
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Une rémunération entre 4% et 10% selon les projetsPlus d'info
October157.344.946 €
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0,02%
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October (ex-Lendix), l'un des leaders du crowdlending,...Plus d'info
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7,48%
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Prexem est une plateforme de financement participatif...Plus d'info
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Bolden est une plateforme de crowdlending spécialisée dans...Plus d'info
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Comment investir en crowdlending ?

Pour investir ses premiers euros en crowdlending, il faut évidemment commencer par s'inscrire sur une plateforme de financement participatif. Plusieurs critères peuvent être utilisés pour sélectionner cette plateforme : spécialisée (développement durable, immobilier...) ou généraliste, taux fixé ou déterminé aux enchères, présence d'une assurance ou non, prime de bienvenue ou pas... Un critère important réside dans l'ancienneté de la plateforme avec le montant des financements en cours ainsi que le taux de défaut constaté (voir tableau ci-dessus).

Une fois inscrit, vous aurez accès aux différentes fiches des projets à financer. Chaque fiche donne les éléments essentiels du projet : le montant demandé, la durée de remboursement et le délai pour obtenir les fonds. On y trouvera également des informations sur l’entreprise emprunteuse (son chiffre d'affaires, son résultat d'exploitation...) et sur le projet envisagé (achat d'un local, de matériel, une rénovation, etc.). La plupart des plateformes précise un niveau de risque de l'opération ainsi que le taux d'intérêt proposé. Avant d'investir, il faut garder en tête que ce sont les projets les plus rémunérateurs qui sont aussi les plus risqués !

Il faudra ensuite alimenter le compte par virement bancaire ou paiement carte. Ce compte est généralement géré par une société partenaire qui dispose d'un statut d'établissement de paiement. A ce stade, vous n'êtes pas encore engagé et vous pouvez obtenir le remboursement des sommes versées sur le compte, à tout moment.

Un conseil : « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». On diminue le risque et les conséquences d'un défaut de remboursement en investissant sur de multiples projets.

Désormais, il vous est possible d’investir : sélectionnez un projet et faites votre proposition de financement. Là commence une période d’attente, le temps que le montant à financer soit entièrement collecté. S’il n’y a pas assez d’investisseur à la fin du délai, l'opération est annulée et les montants seront recrédités sur votre compte de paiement.

En cas de succès, un contrat de prêt est alors édité et mis à la disposition des investisseurs sur la plateforme ou envoyé par courriel. L’investisseur recevra périodiquement (le plus souvent chaque mois ou chaque trimestre) les échéances du prêt, comportant une part du capital prêté et des intérêts. De ce dernier montant, sont déduits les prélèvements sociaux et fiscaux (cf § ci-dessous). Dans de rares cas, le prêt peut être prévu pour n'être remboursé qu'en une seule fois, au terme du contrat. Après chaque remboursement, vous pouvez soit récupérer les sommes soit les réinvestir dans d'autres projets.

Certaines plateformes proposent un système d'enchères sur le taux du prêt. Dans ce cas, elle définit une fourchette de taux. A l'issue du compte à rebours, seuls les prêteurs les moins-disants sont retenus. Pour les autres, l'argent est remis à disposition. Certaines plateformes informent avant la fin que l'enchère est trop élevée et permettent aux investisseurs de se repositionner.

Les risques du crowdlending

Il existe plusieurs risques liés à l'activité de prêteur en financement participatif :

  • Un risque de défaillance de l'entreprise : l’entreprise à qui vous avez prêté de l'argent peut ne plus être en mesure de rembourser son crédit. Dans ce cas, la plateforme peut engager des procédures de recouvrement, pour le compte des prêteurs, afin de tenter d’obtenir le remboursement de la créance. S’il en existe une, la plateforme peut activer l’assurance du prêt. En tout état de cause, il y a un risque de perdre le capital investi dans le projet.
  • Un risque de défaillance de la plateforme : la plateforme arrête ses activités. Dans ce cas, les remboursements auront quand même lieu, simplement il n'y a plus de réinvestissement possible. L'argent, quant à lui, est géré par l'établissement de paiement partenaire et il est garanti par le compte de cantonnement.
  • Un risque de défaillance de la banque où est détenu le compte de cantonnement. Ce risque est cependant particulièrement faible du fait de la réglementation bancaire. Dans ce cas, les dépôts sont couverts grâce à la garantie des dépôts jusqu'à 100.000 euros par client.

Quelle est la fiscalité du crowdlending ?

Pour les particuliers personnes physiques, les gains, c'est-à-dire les intérêts générés dans le cadre d'un prêt participatif, sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 30% comme les produits de revenus de placement à taux fixe (intérêts de livret, comptes à terme...). Lors de leur versement, ces intérêts sont amputés de 17,2% au titre des cotisations sociales et (sauf dispense) de 12,8% au titre du prélèvement fiscal. Il est possible, par la suite, d'opter pour la soumission au barème progressif de l'impôt sur le revenu.

En savoir plus sur le prélèvement forfaitaire unique

Déductibilité des pertes

Lorsqu'un prêt ne peut pas être honoré par une entreprise, le montant des pertes, c'est-à-dire le montant du capital qui n'a pas été remboursé ni par l'entreprise ni par une quelconque assurance, peut être déduit des gains de crowdlending perçus au cours de la même année ou lors des cinq années suivantes. Cette déduction ne concerne toutefois que la partie fiscale et n'est pas applicable aux cotisations sociales.

Voir également sur le site : les fintechs en France, la réglementation du crowdfunding.

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