Accueil > Crédits > Crédit consommation
L’éco-PTZ est une mesure du Grenelle de l’environnement, novatrice dans la lutte contre les dépenses excessives d’énergie dans les bâtiments anciens. Ce prêt sans intérêt, accordé par les banques, encourage les particuliers à entreprendre des travaux d’isolation thermique et d’économies. La mesure vise à réduire la facture énergétique ainsi que l’émission de gaz à effet de serre en France. L’État veut aussi, grâce à l’éco PTZ, favoriser l’activité économique dans le secteur du bâtiment et de l’artisanat.
En septembre 2008, lors de l’annonce de la création de l’éco-prêt à taux zéro par Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, un de ses conseillers avait expliqué que « globalement la facture d’énergie du consommateur sera la même, mais elle servira en réalité au remboursement des frais d’installation et des travaux d’isolation. »
Le montant maximum du prêt est de 30.000 euros et doit être remboursé par mensualités constantes. La durée du remboursement est de 10 ans (ou de 15 ans, pour les offres émises à compter du 1er avril 2012, pour les plus importants travaux [voir la liste des travaux]). Sur demande de son bénéficiaire, cette durée peut être réduite jusqu'à un minimum de 3 ans. [Pour les offres émises avant ler avril 2012, la durée pouvait être allongée jusqu’à 15 ans au maximum, avec accord de la banque]. L’éco-prêt peut être versé en une ou plusieurs fois après la fourniture des devis à la banque.
| Montant des mensualités (hors assurance) |
10.000 euros | 20.000 euros | 30.000 euros |
| Remboursement sur 10 ans | 83,33 € | 166,67 € | 250,00 € |
| Remboursement sur 15 ans | 55,56 € | 111,11 € | 166,67 € |
| Remboursement en 3 ans (au minimum) | 277,78 € | 555,56 € | 833,33 € |
Les travaux financés par un éco-prêt peuvent bénéficier du crédit d’impôt sur le revenu pour les investissements liés aux économies d’énergie, dits de « développement durable ». Ce cumul n'est possible que pour les foyers fiscaux ayant perçu un maximum de 30.000 euros (45.000 euros pour les offres émises avant le 1er janvier 2012) de revenus lors de l’avant dernière année précédant l’offre de prêt (soit en 2010 pour les éco-PTZ signés en 2012). Voir l'article 244 quater U du CGI en bas de page.
L’éco-prêt est également cumulable avec le prêt à taux zéro (prêt à taux zéro), les aides de l’agence nationale de l’habitat, celles des collectivités territoriales ainsi qu’avec les certificats d’économie d’énergie.
L’Eco-PTZ est disponible depuis le 1er avril 2009 dans les banques qui ont signé une convention en ce sens avec l’État. Les travaux commencés depuis le 1er mars 2009 peuvent bénéficier (rétroactivement) de ce dispositif à condition que l’éco-PTZ soit émis avant le 30 juin 2009.
Par ailleurs, selon l'arrêté du 4 mai, aucun frais de dossier (que ce soit à l’émission de l’offre ou lors d’un éventuel réaménagement), ni intérêt intercalaire, ni indemnité de remboursement anticipé ne peut être perçu sur l’éco-prêt à taux zéro.
En cas de retard de paiement, des intérêts de retard peuvent être exigés par la banque au taux plafond d'un prêt PAS de 12 ans en vigueur à la date de l'offre initiale.
En cas de réaménagement ultérieur sur une durée plus longue que la durée initiale, le prêteur peut demander des intérêts sur cette période supplémentaire, plafonnés au taux plafond du prêt PAS à la date de réaménagement.
Les établissements de crédit doivent utiliser l'appellation de « éco-prêt à taux zéro » dans tous leurs documents commerciaux, pour désigner ce crédit.
Toute communication de ces établissements devra présenter le logo du Grenelle de l'environnement et la mention « L’éco-prêt à taux zéro est un engagement du Grenelle de l’environnement. Il permet de financer la rénovation énergétique des logements, et ainsi de réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. »
Les offres de prêt devront, par ailleurs, comporter la mention suivante : « La prise en charge des intérêts correspondant au montant de votre emprunt est intégralement assurée par l’État. » ou si l'établissement de crédit a accepté un financement de plus de 10 ans : « La prise en charge des intérêts correspondant au montant de votre emprunt est assurée par l’État pendant les dix premières années. »
Ce prêt bancaire n’est, pour l’emprunteur, soumis à aucune condition de ressources ou de revenu maximal. Mais comme n'importe quel emprunt, l'éco-ptz sera accepté par la banque en fonction de la solvabilité de l'emprunteur. D'éventuelles garanties peuvent être demandées.
Les bâtiments concernés sont ceux qui ont été achevés avant le 1er janvier 1990.
Pour y avoir droit, le propriétaire doit entreprendre des travaux de rénovation dans sa résidence principale ou dans un logement qu’il met en location. Le logement doit être la résidence principale du propriétaire ou d’un locataire ou le devenir au plus tard 6 mois après avoir fourni ces factures. L’État exige également que le bâtiment reste une résidence principale pendant toute la période de remboursement.
Ainsi, la vente du logement, sa transformation en local commercial, une utilisation comme résidence secondaire, ou, une affectation à la location saisonnière, entraîne le remboursement intégral du capital restant dû sur l'éco-ptz.
Lors de la signature du contrat de prêt, l’emprunteur doit fournir à sa banque un descriptif et un devis détaillé des travaux. Il a ensuite deux ans pour apporter les justificatifs de la réalisation des travaux. Passé ce délai, si la somme réelle des travaux, au vu des factures fournies, est inférieure à la somme débloquée, l’emprunteur devra rendre à l’État la différence majorée de 25% (pas de majoration si le remboursement intervient avant la fin du délai des 2 ans).
A noter : la 4° loi de finances rectificative pour 2011 (article 43) a étendu, sous certaines conditions, le bénéfice de l'éco-PTZ aux syndicats de copropriétaires pour les offres émises à compter du 1er avril 2012.
L'éco-PTZ collectif permet de financer des travaux d'économie d'énergie sur les parties et équipements communs des immeubles affectés à au moins 75% à un usage d'habitation.
Le montant du prêt peut atteindre 30.000 € par logement.
Selon les travaux effectués, les plafonds de l’éco-PTZ varient, ils vont de 10.000 à 30.000 euros. L’éco-PTZ regroupe les travaux de rénovation proprement dits, mais aussi les travaux annexes et les frais d’étude et de maîtrise d’ouvrage (articles R 319-15 à 18 du Code de la construction et de l’habitation).
La définition des travaux et les performances énergétiques attendues sont strictement définies par l'arrêté du 30 mars 2009 (voir en bas de page).
Pour les travaux réalisés par des professionnels qui appartiennent à deux des catégories suivantes, le plafond de l’éco-PTZ est de 20.000 euros. Pour les travaux qui appartiennent à au moins trois des catégories suivantes, le plafond est de 30.000 euros :
[offres émises à compter du 1er avril 2012] Lorsque le bouquet des travaux réalisés concerne 3 des 6 catégories, la durée de remboursement est portée à 15 ans au lieu de 10 ans.
Pour les travaux qui permettent d’atteindre une performance globale minimale du logement qui limite la consommation d’énergie (chauffage, eau chaude, refroidissement, éclairage, …), le plafond est fixé à 30.000 euros. Ces travaux sont généralement effectués après avoir été recommandés par un bureau d’étude thermique.
[offres émises à compter du 1er avril 2012] La durée de remboursement est de 15 ans pour financer ce type de travaux.
Pour les travaux qui permettent d’utiliser un assainissement non collectif fonctionnant grâce à un dispositif qui ne consomme pas d’énergie, le plafond de l’éco-PTZ est de 10.000 euros.
A voir aussi :
L'arrêté du 25 mai 2011 (JO du 17 juin) relatif à l’application en outre-mer de dispositions concernant les avances remboursables sans intérêts destinées au financement de travaux de rénovation afin d’améliorer la performance énergétique des logements anciens.
Le récapitulatif complet du crédit d'impôt Eco-Prêt à taux zéro dans le Bulletin Officiel des Impôts 4 A-13-09 du 6 août 2009 (50 pages).
Les décrets relatifs aux avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d'améliorer la performance énergétique des logements anciens. En deux parties : décret n° 2009-344 du 30 mars 2009 et décret n° 2009-346 du 30 mars 2009.
L'arrêté du 4 mai 2009 (publié le 16 juin 2009) relatif à la convention entre l'état et les établissements de crédit, au fonctionnement de l'éco-prêt, et, aux mentions obligatoires.
Le détails des travaux, les performances énergétiques et les formulaires-types : Arrêté du 30 mars 2009 relatif aux conditions d'application de dispositions concernant les avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d'améliorer la performance énergétique des logements anciens.
Le crédit d'impôt en faveur des économies d'énergie et du développement durable (dépenses d'équipement de l'habitation principale) - Bulletin Officiel des Impôts 5 B-22-09 du 26 juin 2009.
Le site de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie.
Les codes : articles R319-1 et suivants du CCH, article 244 quater U du CGI.
© cbanque.com / Nicolas Auffray janvier 2009 - Mis à jour le 9 mai 2012 - Droits réservés.