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Terminal de paiements : que valent les solutions des start-ups ?

Jeune femme réglant un achat par carte bancaire
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Smile&Pay, iZettle ou bien SumUp : comment faire votre choix entre ces trois fintechs proposant des terminaux de paiements mobiles ? A quel type de commerçants s’adressent-ils ? Leur offre est-elle plus économique que celle des banques traditionnelles ? Tour d'horizon.

Vous allez ouvrir un petit commerce ou vous mettre à votre compte. Avez-vous pensé aux solutions d’encaissement que vous allez proposer à vos clients ? En effet, si accepter les règlements en espèces ou en chèques ne nécessite pas d’investissement particulier,il faut en revanche, pour permettre à vos clients de payer par carte bancaire, que vous vous équipiez d’un terminal de paiements électroniques.

Le plus souvent, les commerçants s'adressent directement à leurs banques pour l'obtenir. Mais l'offre des établissements traditionnels s’avère souvent onéreuse pour les petits professionnels au chiffre d'affaires modeste. En plus des commissions sur les transactions, les banques facturent en effet des frais d’abonnement mensuels, qui représentent plusieurs dizaines d’euros par mois, et parfois des frais d’installation. Si votre activité en est à ses débuts ou que vous encaissez peu de paiements par carte, ces charges fixes rognent directement votre marge.

D’où l’idée de nouveaux entrants de cibler les petits professionnels, ceux qui débutent ou qui connaissent une activité cyclique, en leur proposant des solutions dont le coût est indexé au volume de paiements encaissé et donc à l’évolution de leur chiffre d’affaires. Autre particularité de leur offre : leurs terminaux sont le plus souvent mobiles. Ils se présentent sous la forme d’un boitier, connecté à un smartphone, qui permet de lire la carte bancaire. Leur souscription s’effectue à distance et ne nécessite pas d’ouvrir un nouveau compte bancaire.

Un coût proportionnel au montant encaissé

Aujourd’hui, essentiellement trois fintechs proposent des terminaux de paiements mobiles dans l’Hexagone. Il s’agit du Suédois iZettle, du Britannique SumUp et du Français Smile&Pay. Ils vendent leurs boitiers de 39 euros à 79 euros hors taxes pour les offres d'entrée de gamme. Ensuite, ces start-ups facturent uniquement une commission proportionnelle aux paiements par carte. Chez SumUp, comme chez iZettle, celle-ci équivaut à 1,75% du montant de l’opération.

Le mode de facturation est légèrement différent pour Smile&Pay où le pourcentage décline en fonction des sommes facturées. Dans le détail, si vous encaissez moins de 2 000 euros par carte chaque mois, la start-up française prélève 2% par transaction. Ensuite, la commission diminue pour atteindre 1,2% à partir de 10 000 euros de paiements mensuels. En d’autres termes, pour sélectionner le terminal mobile le plus économique, vous devez tenir compte du nombre de transactions effectuées et du montant total encaissé.

Quid des terminaux de paiement mobiles des banques traditionnelles ?

Certaines banques traditionnelles proposent aussi des terminaux de paiements reliés à un smartphone. Le modèle économique et le coût se rapprochent des solutions commercialisées par Smile&Pay, iZettle et SumUp. Mais ces solutions restent globalement un peu plus onéreuses que celles des fintechs. Ainsi Mobo proposé par BNP Paribas revient à l’achat à 95 euros et les commissions à l’utilisation sont facturées 1,90%. Quant à Dilizi des réseaux Banques Populaires et Caisses d’Epargne, le boitier coûte 99 euros. BPCE prélève par la suite une commission de 2% sur les sommes encaissées.

Les cartes compatibles : un critère de choix

Autre critère à prendre en compte : les types de cartes acceptées. Les trois fintechs proposent des terminaux de paiement électroniques compatibles avec les réseaux Visa et Mastercard, les deux émetteurs principaux de cartes bancaires en France.

En revanche, si votre commerce s’adresse à une clientèle internationale, Smile&Pay risque de ne pas vous convenir. Son terminal de paiement ne reconnait par exemple ni les cartes American Express, ni Union Pay (l’équivalent chinois du réseau français CB). Si ce critère est primordial pour faire tourner votre boutique, c’est la solution d’encaissement d’iZettle qui propose la compatibilité la plus large. Sur les trois terminaux de paiements mobiles comparés, le suédois est ainsi le seul à accepter les cartes japonaises du premier émetteur nippon JCB.

Côté paiement mobile, iZettle, Smile&Pay comme SumUp sont compatibles avec le paiement sans contact ainsi qu’avec les applications utilisant la technologie NFC (near field communication) des smartphones, comme Apple Pay, Samsung Pay et Paylib.

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© cbanque.com / MEF / Novembre 2018