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BPCE pourrait tirer une plus-value de la vente de Fidor

Siège du groupe BPCE à Paris
© Thomas Gogny / BPCE

Après avoir acté que l'offre bancaire de Fidor ne serait pas lancée en France, BPCE souhaite désormais vendre la néobanque achetée en 2016, selon L’Agefi.

Un mois : c’est le temps qu’il aura fallu à Laurent Mignon, nommé ce printemps à la tête du géant bancaire regroupant notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, pour enterrer le projet Fidor. En effet, après avoir annoncé le 16 septembre dernier que le compte de paiement ne serait finalement pas lancé dans l’Hexagone, L’Agefi a révélé hier que BPCE allait dans les prochains mois se séparer de la néobanque. Selon le quotidien financier, « Clipperton, la boutique de M&A ''tech'' de Natixis, et Messier Maris ont été chargées de trouver preneur […] Les info-mémos à destination des acheteurs potentiels pourraient partir début novembre, pour des remises d’offre d’ici la fin de l’année et un deuxième tour d’enchères début 2019 ».

Il faut dire que Fidor a réservé de mauvaises surprises au groupe français. Acquise en juillet 2016 pour 142 millions d’euros, la néobanque n’a pas pu être lancée en France en 2017, comme BPCE l’espérait. En cause, des développements informatiques plus complexes que prévus et les difficultés financières de la jeune pousse. De fait, le groupe bancaire a dû injecter 90 millions d’euros supplémentaires. Malgré ses pertes, la valorisation de Fidor s’élèverait à 300 millions d’euros, d’après L’Agefi. De quoi donc, sur le papier, amortir l’achat et la recapitalisation de la jeune pousse allemande. Contacté, BPCE n’a souhaité faire aucun commentaire sur ces révélations.

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