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Le Drian, un soutien de poids pour le Crédit Mutuel Arkéa

  • cBanque avec AFP
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Jean-Yves Le Drian en novembre 2013
CC Rémi Jouan / Wikimedia Commons

Le ministre de la Défense et tête de liste aux régionales en Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a apporté son soutien jeudi au Crédit Mutuel Arkéa (CMA), dont l'indépendance est remise en question par un changement de statut de la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM).

« Je suis un combattant du Crédit Mutuel de Bretagne et de la mutualité en Bretagne depuis longtemps », a assuré Jean-Yves Le Drian au quotidien régional Le Télégramme. « Je comprends l'inquiétude des personnels et des adhérents face à des volontés centralisatrices qui ne correspondent absolument pas à la réalité du mutualisme », a-t-il ajouté lors d'un déplacement dans le Finistère.

Le CMA réunit le Crédit Mutuel de Bretagne, le Crédit Mutuel du Sud-Ouest et le Crédit Mutuel du Massif central. Il est en concurrence directe, selon ses dirigeants, avec l'autre branche de la CNCM, le CM11-CIC, qui rassemble onze fédérations, notamment dans l'Est de la France.

La Confédération nationale, actuellement association loi 1901, souhaite devenir une société coopérative à capital variable, et un vote en ce sens à eu lieu à la mi-octobre. Le CMA, dont les relations avec la CNCM, organe de tête du groupe bancaire mutualiste, sont mauvaises depuis des années, craint de perdre son autonomie si ce changement de statut était entériné. Il y a un an, il a notamment saisi l'Autorité de la concurrence afin de dénoncer « une situation persistante de conflits d'intérêts » au sein de la CNCM.

Michel Sapin promet d'être « particulièrement attentif »

Des élus bretons se sont inquiétés ces derniers jours du sort du CMA si ce changement de statut était validé, tandis que des salariés s'inquiètent d'éventuelles conséquences sociales. Ils ont créé un collectif baptisé « Vent debout pour l'emploi » et appellent à un grand rassemblement le 22 novembre à Brest.

La réforme - qui permettrait au groupe d'obtenir un agrément d'établissement de crédit de la Banque centrale européenne (BCE) afin d'entrer dans le Mécanisme de supervision unique - doit encore recevoir l'aval des autorités.

Dans un courrier adressé le 5 novembre à Jean-Yves Le Drian et dont l'AFP a obtenu copie jeudi, le ministre des Finances Michel Sapin assure qu'il « sera particulièrement attentif » à ce que « l'identité de chacune des composantes régionales, leur liberté de décision et le bon financement de l'économie dans les régions d'implantation » soit préservée. Il ajoute qu'aucune décision ne sera prise avant le premier trimestre 2016.

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Par la rédaction avec AFP

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