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BNP Paribas, Société Générale : pourquoi elles paient (beaucoup) moins bien leur patron ?

La Société Générale à la Défense en 2009
CC - Flickr / Bertrand Duperrin

Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale et Jean-Laurent Bonnafé, patron de BNP Paribas, ont vu leur rémunération baisser de respectivement 9,3% et 8,4% au titre de l’année 2018. Les explications.

Société Générale et BNP Paribas sont plutôt mécontentes des performances de leur dirigeant l’année dernière. A ce titre, Frédéric Oudéa, patron de l’enseigne rouge et noire, et Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas voient leur rémunération annuelle chuter de près de 10%. Dans le détail, le salaire du premier va baisser de 9,3% par rapport à 2017. Il recevra tout de même la coquette somme de 2,36 millions d’euros au titre de l’année 2018. Quant au patron de la banque d’un monde qui change, celui-ci va toucher 3,31 millions d’euros, en repli de de 8,4% sur un an.

Deux banques chahutées en 2018

Ces baisses proviennent des modalités de rémunération des dirigeants des grandes entreprises. En effet, ils perçoivent, en plus d’un salaire fixe, une importante gratification variable. Pour les patrons des deux banques citées ici, elle équivaut à plus de la moitié de leur rétribution. Pour la déterminer, le Conseil d'administration s'appuie sur des indicateurs financiers principalement, comme le résultat et le bénéfice par action. En d'autres termes, c’est donc parce que les performances financières, et notamment boursières, de BNP Paribas et Société Générale ont été maussades l’an passé que Jean-Laurent Bonnafé et Frédéric Oudéa ont vu chuter leur rémunération. En effet, pour rappel, le cours de l’action de ces deux enseignes s’est effondré de plus de 35% entre janvier 2018 et 2019.

Pour la Société Générale, l’année dernière a été également marquée par le règlement de deux amendes importantes aux Etats-Unis. La banque rouge et noire a ainsi dû verser plus de 2,6 milliards de dollars afin de solder sa mise en cause dans les affaires de manipulation du Libor et de violation d’embargo iranien. Se faisant, « Frédéric Oudéa a proposé de renoncer volontairement à une partie de sa rémunération variable annuelle attribuée par le Conseil d’administration », souligne la banque dans son document de référence. Ainsi au lieu de voir sa part variable baisser de 15%, comme proposé par le Conseil d'administration, celle-ci a été amoindrie de 18%.

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© cbanque.com / MEF / Mars 2019

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