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Cofinoga : syndicalistes et élus accusent BNP Paribas de "stratégie délibérée"

  • cBanque avec AFP
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Syndicalistes et élus de l'agglomération bordelaise ont accusé la BNP, dont Laser Cofinoga est une filiale, de « stratégie délibérée » après l'annonce vendredi par la direction du groupe de 433 suppressions nettes d'emplois, dont 397 à Mérignac (Gironde).

« La BNP, qui est une des plus grandes banques européennes et a donc une stratégie industrielle, aurait dû voir que les lois Lagarde, tout en étant une bonne chose puisqu'elles ont assaini le crédit revolving, auraient des conséquences en termes d'activité et des conséquences sociales », a estimé Gérard Chausset, vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et président du groupe EELV à la CUB. « Or, ça n'a pas du tout été anticipé et s'ils n'ont pas anticipé c'est qu'ils n'ont pas voulu », a-t-il dit, ajoutant : « C'est une incurie, c'est scandaleux et c'est une stratégie délibérée ».

Le sénateur PS et maire-adjoint de Mérignac, Alain Anziani, a relevé « le paradoxe » selon lequel la BNP possède deux filiales spécialisées dans le crédit revolving, Cetelem et Cofinoga. Selon lui, « deux c'était sans doute trop pour eux et donc le choix a été fait d'opter pour Cetelem au détriment de Cofinoga ».

Comme Cetelem ou Sofinco

De son côté, Lionel Azougalhi, délégué CFDT et porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CFTC-SNB/CFE-CGC, a reproché à la direction du groupe de « ne pas avoir su faire comme l'ont fait nos concurrents, notamment Cetelem ou Sofinco, qui ont su changer de braquet immédiatement et développer une nouvelle stratégie tant sur les produits que sur les marchés ». « Le résultat est que eux s'en sortent, pour preuve Cetelem propose de reprendre 40 salariés de Cofinoga », a-t-il fait valoir.

M. Anziani a par ailleurs rappelé que « l'Etat a sauvé la BNP en lui prêtant 5 milliards », et par conséquent ayant « profité de la solidarité nationale, la BNP doit aujourd'hui faire preuve de solidarité vis-à-vis de Cofinoga et de ses salariés », a-t-il estimé. Selon lui, la banque « doit montrer que dans ce monde la finance aussi n'a pas qu'une vision qui consiste à capitaliser, à distribuer des profits à ses actionnaires, mais doit aussi penser au développement local et à ses salariés ».

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