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Une escroquerie « inédite » à la carte bancaire démantelée en France

  • cBanque avec AFP
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La police judiciaire a récemment bouclé une enquête sur une présumée escroquerie « inédite » et « imparable » en France, dont le préjudice est estimé à trois millions d'euros, à l'issue de laquelle douze personnes sont écrouées.

Dans un communiqué, le centre de cybercriminalité européen d'Europol (EC3) a salué le travail de la police judiciaire française et de son office anti-cybercriminalité (OCLTIC) qui, a-t-il dit, a interpellé en tout 18 personnes dans cette affaire dont 12 sont sous mandat de dépôt. EC3 avait, ajoute-t-il, apporté son aide à ce service de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) qui a confirmé à l'AFP que son enquête de plusieurs mois a été récemment bouclée.

La DCPJ avait, en novembre 2014, dévoilé les dessous de cette arnaque détaillant son mode d'emploi « très particulier, sophistiqué, inédit » et « imparable ». Il repose sur le sentiment de tranquillité que peut ressentir un usager qui prend un taxi, paye sa course par carte bancaire (CB) et se voit remettre en échange le ticket de la transaction prouvant le paiement. Il ne sait pas que le terminal de paiement électronique (TPE), sur lequel on tape son code bancaire, est en fait trafiqué pour enregistrer à la fois les données et le code de la carte bancaire.

Les banques n'y avaient vu que du feu

Le commerçant était de mèche avec le réseau qui n'avait plus ensuite qu'à ré-encoder les données sur d'autres cartes. Puis filer à l'étranger - Thaïlande et Etats-Unis dans cette affaire - pour débiter les comptes des victimes. Personne n'avait compris ce qui se passait quand les victimes s'apercevaient des débits, avait expliqué l'office qui enquêtait depuis un an sur cette arnaque ayant globalement rapporté trois millions d'euros et fait « des milliers de victimes ». Les banques, qui ont pourtant des filtres et des moyens de tracer les escroqueries de ce type habituellement, n'y avaient vu que du feu.

Des chauffeurs de taxi et des commerçants étaient les « petites mains » présumés du réseau. « Les criminels vont continuer à développer de nouvelles méthodes pour voler en ligne nos identités, notre argent et nos idées », dit EC3 dans son communiqué « et nous devons continuer de développer des opérations internationales telles que celles-ci ».

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Par la rédaction avec AFP

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