Livret A : le gouverneur de la Banque de France attend un taux de 1%, voire « plus bas »

  • cBanque avec AFP
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France
Christian Noyer - CC OCDE/Flickr

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a indiqué lundi que le taux du Livret A, actuellement à 1,75%, devrait se situer dans le bas d'une fourchette de 1% à 1,25% « voire un peu plus bas », en application de la formule de fixation ad hoc.

Précisant qu'il souhaitait attendre les prochains chiffres de l'inflation qui « sera très faible », Christian Noyer a expliqué sur BFM Business que la fourchette de « 1 ou 1,25, ça me paraît être plutôt un chiffre vers le haut ». « Le chiffre qui résulterait spontanément de l'application de la formule serait plutôt vers le bas de cette fourchette, voire un peu plus bas », a-t-il poursuivi.

Le directeur général de la Caisse des dépôts Jean-Pierre Jouyet a jugé, dans un entretien au Journal du Dimanche, politiquement délicat d'abaisser la rémunération du Livret A sous la barre de 1,5%. « Mais si l'on raisonne de façon mécanique », a-t-il ajouté, « on devrait descendre entre 1% et 1,25% ».

La baisse des taux, une « bonne chose »

Christian Noyer, auquel appartient la décision d'appliquer ou non la formule fixée par la loi, a dit avoir « deux objectifs, deux impératifs »: le premier, c'est de « favoriser la construction de logements sociaux, c'est une nécessité (...). C'est absolument incontestable, c'est une urgence ». « Deuxièmement, nous devons permettre aux PME de se financer avec les taux les plus favorables possibles », a-t-il expliqué. Et « bien sûr, il faut préserver le pouvoir d'achat pour les épargnants ».

Cependant, « il ne faut pas se voiler la face : on ne peut pas avoir à la fois les taux les plus élevés possibles de rémunération de l'épargne et les taux les plus bas possibles par la Caisse des dépôts pour les prêts aux logements sociaux, aux collectivités locales ou les taux les plus bas possibles des banques pour les PME ». « De mon point de vue, la priorité, c'est le redémarrage de la croissance (...) et la réduction du chômage. Le fait que les taux d'intérêts baissent, d'une façon générale, c'est une bonne chose », a-t-il estimé.

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Par la rédaction avec AFP

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