Epargne : combien rapporte le crowdlending ?

Un groupe de tirelires
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Les plateformes de prêts affichent des promesses de rendement alléchantes, jusqu’à 10% par an. Mais le crowdlending n’est pas sans risque… En cas de défaut de l'entreprise emprunteuse, les épargnants risquent de perdre intérêts et capital. Une fois ces impayés déduits, que rapportent réellement les prêts participatifs ?

Mois après mois, la hausse des prix se confirme. Une mauvaise nouvelle pour les épargnants ! L’inflation annuelle, qui dépasse désormais la barre des 2%, vient en effet rogner le taux d’intérêt des placements. Dans ce contexte, les supports garantis - notamment les fonds euros des assurances-vie qui ont rapporté 1,83% en moyenne en 2017 – ne protègent pas les investisseurs de la hausse des prix.

Les épargnants s’adaptent et semblent davantage enclins à miser sur des placements un peu plus risqués. En atteste par exemple l’engouement récent pour les unités de comptes qui représentent désormais 30% des cotisations versées sur les assurances-vie. Pour diversifier leur portefeuille financier, certains épargnants peuvent également être tentés par le crowdlending. C’est-à-dire par le financement de prêts octroyés à des entreprises via une plateforme jouant le rôle d’intermédiaire.

Le crowdlending : une alternative dans un contexte de taux bas ?

D’après Financement Participatif France (FPF), l’association qui fédère la plupart des plateformes de l’Hexagone, le crowdlending a attiré 195 millions d’euros en 2017, deux fois plus qu’en 2016. Et pour cause, ces sites affichent des promesses de rendement élevées : 4%, 6% voire 10% de taux d’intérêt annuel. Ces rémunérations ne sont toutefois pas garanties mais conditionnées au fait que les entrepreneurs remboursent leur emprunt. Ce qui fait donc du crowdlending, en fonction du profil de l’emprunteur et de son projet, un placement risqué voire spéculatif. Et rentable ?

Pour se donner une idée de la rentabilité des prêts participatifs, nous avons compilé les taux de rendement interne (TRI) d’une dizaine de plateformes dans le tableau ci-dessous. Le TRI net correspond au taux d’intérêt annuel moyen des prêts une fois déduits les défauts et retards de paiement connus. Le TRI brut indique, lui, le rendement maximum des placements si toutes les entreprises remboursent en temps et en heure leurs échéances.

PlateformeNombre de
projets financés
TRI brutTRI net
Anaxago98ncnc
Bolden1337,31%6,81%
Credit.fr3888,81%7,17%
Enerfip425,60%5,60%
GwenneG103,61%1,71%
Homunity1910,00%9,00%
Immovesting59,99%9,99%
Koregraf27ncnc
Lendix4786,03%5,68%
Lendopolis2137,72%4,22%
Les Entrepreteurs786,44%6,44%
Lymo449,80%9,80%
Pretup208nc5,59%
Prexem797,38%4,25%
Tributile125,00%4,00%
Unilend4218,54%3,42%
nc : information non communiquée

Les données, compilées le 14 août, sont liées aux financements octroyés depuis le lancement des plateformes. Par exemple pour Les Entreprêteurs, le tableau se lit : au 14 août 2018, sur les projets financés depuis 2016, le TRI net comme brut est de 6,44%, ce qui signifie qu’à ce stade aucun des 78 prêts octroyés n’est en défaut ou en retard de paiement.

Toutes les plateformes ne jouent pas encore le jeu

Le taux de rendement interne est un des nouveaux indicateurs de performance introduits par FPF. Depuis novembre 2017, l’association invite en effet ses adhérents à rendre public une dizaine de statistiques supplémentaires en plus des indicateurs légaux. Objectif : faciliter la comparaison des plateformes et rassurer les épargnants. Toutefois, près d’un an après la mise en place de ces statistiques communes, moins de la moitié des plateformes les mentionnent. C’est le cas, et cela se comprend, des sites ayant lancé récemment leurs premières collectes. Mais aussi d’acteurs plus anciens comme Wiseed et Lendosphère. D’autres encore, Anaxago, Koregraf et Pretup, ne communiquent pas en totalité les indicateurs de FPF. Les deux premières donnent le TRI année par année et non depuis leur lancement. Quant à Pretup, elle ne communique pas son taux de rendement brut.

Un taux de rendement moyen de 6%

Premier enseignement, le taux de rendement interne net des plateformes prises en compte atteint en moyenne 6%. Un taux d’intérêt élevé à mettre en perspective avec la nature de ce placement… Ce taux reflétant d’une part le risque accru de perte en capital, et d’autre part le fait que l’épargne est bloquée jusqu’à 5 ans.

Par ailleurs, derrière cette rémunération se cachent en réalité de fortes disparités selon les acteurs. Le TRI net atteignant près de 10% pour les plateformes de crowdfunding immobilier (Immovesting, Lymo et Homunity), contre moins de 2% pour le site dédié aux projets bretons GwenneG. Les épargnants doivent-ils en conclure qu’il faut miser exclusivement sur le crowdfunding immobilier ? Aucunement. Comme pour tout placement, le crowdlending nécessite de diversifier son portefeuille afin de diluer le risque. Comment ? En investissant de petits montants mais sur des projets divers et nombreux. De plus, le crowdfunding immobilier est celui qui a fait face aux échecs les plus retentissants, à l’image du redressement judicaire l’année dernière du promoteur immobilier Terlat qui s’était financé sur Wiseed et Anaxago.

Des plateformes ayant fait face à des impayés importants

Autre enseignement, les poids lourds du secteur sont globalement ceux qui accusent le plus de défauts et de retards de paiement. Ainsi, le TRI des prêts sur Unilend - la plateforme qui après Lendix attire le plus de fonds - ressort à seulement 3,42%, alors qu’à ce stade il aurait pu dépasser 8% si toutes les entreprises avaient honoré leur dette comme prévu. L’une des explications réside dans le fait que la plateforme a été parmi les pionnières en France. Celle-ci a donc essuyé les plâtres avant d’améliorer son processus et ses critères de sélection. Une phase de rodage qui s’observe dans son taux de rendement interne année par année. Les prêts accordés en 2015 ont pour l’heure généré un TRI de 2,23%, contre 6,02% pour ceux octroyés en 2017. Ce constat vaut également pour Lendopolis et Prexem. Leur TRI net étant respectivement passé de -0,53% et 0,60% pour les prêts de 2015 à 7,63% et 5,75% pour 2017.

Quelques plateformes font toutefois exception au constat ci-dessus, à l'image du leader en France Lendix. Ce dernier brille, au contraire, par la stabilité de ses indicateurs. En effet, son TRI net ressort à 5,60% pour 2015, 5,38% en 2016 et 6,12% pour 2017. Résultat, depuis son lancement, les prêts octroyés par Lendix ont généré en moyenne 5,68% de rendement sur les 6,03% prévus au maximum.

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Commentaires

Publié le 17 août 2018 à 13h53 - #1Manu SIFP

Bonjour. Je suis prêteur dans le crowdlending depuis 2011 pour les particuliers et depuis 2013 pour les entreprises.
Et ce que je peux vous dire de la part de mon expérience c'est qu'on est in fine très très loin des 6 % de perfs annuelles que vous annoncez dans cet article. On est même à un rendement négatif...
Pourquoi ? Pour plusieurs raisons :
1/ Dans votre article vous utilisez la notion de TRI (taux de rendement interne). Savez vous comment il est calculé ? Je vais vous le dire : tout simplement sur la base d'anticipations hasardeuses...
Je vais prendre un exemple : vous avez prêté à une entreprise il y a un mois pour une durée de 5 ans. Le TRI va donc calculer un rendement sur la base que votre prêt sera remboursé sans défaut dans les 4 ans et 11 mois à venir ! Or on n'en sait strictement rien ! Car un défaut peut éventuellement venir... Bref un calcul d'anticipations mais toujours positives ! En gros le rendement maximum que vous pouvez toucher sans nouveau défaut futur !!!
Donc un prêteur qui a des prêts très récents va donc avoir un TRI très très élevé proche du taux moyen des prêts, c'est à dire proche des 7 % (taux moyen des prêts crowdlending)
Et au fur et à mesure que les mois passent et que les nouveaux défauts arrivent, ce même épargnant va voir son TRI baisser considérablement...
Si vous regardez les TRI des prêts des plateformes en 2014 et 2015 qui se rapprochent de 0 %, c'est normal car il y a moins d'anticipations sur ces anciens prêts qui sont bientôt tous arrivés à terme...
Bref plus les prêts sont anciens, plus le TRI indique une performance qui correspond à la réalité.
Si ce même prêteur se remet à prêter à plein de nouveaux prêts son TRI va mécaniquement augmenter car ses prêts seront plus récents en moyenne dans son portefeuille.
Vous voyez ?
Donc TRI = anticipations hasardeuses = très mauvais indicateur sauf pour des prêts qui sont arrivés à terme et qui ne risquent plus de connaître de nouveaux défauts qui risquent de faire baisser le TRI.
Et sur les prêts très anciens, le TRI est proche de 0.
A titre d'information, le TRI des prêts d'une plateforme qui a fermé il y a 3 ans (Finsquare)et dont tous les prêts sont à terme est de -5 % !!!
2/ Autre chose : le TRI est calculé brut d'impôts vous n'en parlez pas dans votre article. Or ces intérêts sont soumis à la flat tax de 30 %. Si vous déduisez la flat tax, votre rendement baisse mécaniquement de 2 à 3 points annuel.
Et si vous regardez les TRI des prêts très anciens et que vous déduisez en plus la fiscalité vous arrivez à un rendement négatif net d'impôt à terme.
Normal avec près de 20 % de défauts sur les prêts souscrits en 2014-2015...
Vous savez qu'il y a 200 défauts environ dans le crowdlending entreprises ?
Comment dans ces conditions vous arrivez à un rendement de 6 % en prêtant à 7 % en moyenne ? Vous voyez ce n'est pas très logique...
Ce qu'il faut regarder : c'est combien vous avez touché d'intérêts nets d'impôts (en euros) depuis le début et jusqu'à ce jour et combien vous avez de capitaux à risque à ce jour (capital restant dû des prêts en défaut)
J'invite tout le monde à faire ses calculs et je ne suis pas étonné que pour beaucoup de prêteurs le solde soit négatif...
Rien à voir avec 6 % de rendement...
Et si les TRI ont augmenté entre 2014 et 2018, ce n'est absolument pas parce que les plateformes ont amélioré leur process mais tout simplement parce qu'il y a beaucoup plus d'anticipations sur des prêts récents.
J'ai fait un graphique qui évoque les différentes générations de prêts (génération 2014-2015-2016-2017) et qu'est ce qu'ils deviennent au bout de X mois (défaut ou pas)
Ce que je peux vous dire, c'est que les taux de défaut n'ont pas baissé 24 mois après déblocage des prêts pour les générations de prêt 2015-2016 vs 2014.
Il n'y a pas moins de risque...
Autre chose : comparez un TRI d'une plateforme très récente et un TRI d'une plateforme plus ancienne n'a pas grand sens car la plateforme ancienne a plus de risque d'avoir des prêts anciens avec des TRI plus faibles...
Conclusion : il faudrait que les autorités de tutelle interdisent les calculs de TRI tant que les prêts n'ont pas été entièrement remboursés car cet indicateur fausse le jugement des prêteurs sur les risques de ce placement en se basant que sur des calculs d'anticipation et imposent aux plateformes des indicateurs comme les intérêts nets touchés à ce jour et les capitaux à risque des prêts avec incidents.
Mais l'association FPF (qui promeut ces indicateurs faussés) est le syndicat des plateformes et apparemment impose ses règles à tous et l'ACPR ne fait rien contre cela.
Et surtout la presse doit informer correctement les épargnants (c'est son rôle) et non rédiger des articles qui faussent le jugement des épargnants sur le risque (très élevé) de ce placement.

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Publié le 17 août 2018 à 14h26 - #2Mic70
  • Homme

Merci monsieur pour vos explications qui ont le mérite de l’honnêteté.
Bien cordialement
MP

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Publié le 17 août 2018 à 14h36 - #3Christophee78

Un grand merci pour cet avis éclairé.

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Publié le 17 août 2018 à 20h11 - #4etienne2803
  • Homme

Je suis d'accord avec Manu. Je prête depuis trois ans sur les plateformes de crowdlending et mon rendement est encore positif (environ 2% net) mais pour combien de temps ?

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Publié le 17 août 2018 à 20h59 - #5Manu SIFP

Je trouve qu'il y a un vrai effort de pédagogie à faire.
Autant les épargnants savent combien leur rapportent leur livret A, leur PEL, autant les gens sont conscients des risques sur les marchés actions, autant là il s'agit d'un produit financier récent qui mérite qu'on ne prenne pas pour argent comptant les indicateurs que nous livrent le "syndicat" des plateformes de financement participatif (FPF)(qui est un agent de communication) et qui se retrouvent bien sûr sur les plateformes en question...
J'ai parlé plus haut des taux de rendement interne (TRI) qui ne veulent strictement rien dire et j'ai démontré pourquoi.
Mais sachez aussi que le syndicat FPF livre aussi d'autres indicateurs comme le taux de défaut en capital avec une définition qui l'arrange et qui permet de ne pas dévoiler l'ampleur des dégâts aux épargnants.
Par exemple, comme capital en défaut, ils ne retiennent que la part du capital des échéances en retard depuis plus de 6 mois (hors procédures collectives) au lieu de compter le capital restant dû des prêts en retard.
Prenons un cas concret : un prêt de 1200 € sur 60 mois...contracté en février 2017
Imaginons un incident au bout de 6 mois de remboursement de prêt en août 2017 avec un capital restant dû de 1097.95 € au moment de l'incident.
Retard constaté il y a 12 mois maintenant donc retard qui est bien un défaut !
Pour n'importe lequel d'entre nous le capital en défaut est de 1097.95 € (qui correspond bien au capital restant dû de ce prêt au moment du défaut sachant que l'entreprise n'a rien réglé après)
Eh ben pas pour le FPF et les plateformes de prêts en crowdlending. Ils ne vont prendre que le capital des échéances en retard en retirant du calcul les 6 dernières échéances de retard...
Donc le capital en défaut = capital en retard de 6 échéances dans l'exemple (12 mois de retard - 6 mois = 6 mois). Pour un prêt de 1200 € à rembourser sur 60 mois, 6 échéances (hors intérêts) correspondent à environ (j'arrondis) 1200 * 6 / 60 = 120 euros de capitaux en défaut.
Donc 1097.95 € de capitaux en défaut selon la méthode du capital restant dû, et seulement 120 € selon la méthode de calcul du FPF qui est la méthode de calcul reprise par les plateformes pour calculer leur taux de défaut en capital...
Comment diviser magiquement le taux de défaut du capital par 1097.95 / 120 = 9.15 ! ni vu ni connu...
Et comment afficher miraculeusement des taux de défaut de rêve avec plus de 200 dossiers avec incidents...
Méthode de calcul apparemment non dénoncée par les associations de consommateurs ou d'épargnants ni par l'ACPR...
Ou comment dire que tout va bien quand ça ne va pas.
Et c'est là que j'attends de vous messieurs dames les journalistes une vraie expertise de votre part, une vraie plus value dans vos analyses.
Je pense et j'espère que vous ferez prochainement un article sur ce sujet car je n'ai aucun doute que vous voulez informer correctement vos lecteurs.
A bon entendeur !

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Publié le 18 août 2018 à 00h32 - #616pgr

Si vous commenciez par nous expliquer ce qu'est le crowdlending,cela serait très intérressant?

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Publié le 18 août 2018 à 10h35 - #7Pahou
  • Femme
  • Idf
  • 64 ans

Un des "plus" de ce type d'investissement : on peut choisir dans quel domaine opère la société que l'on veut soutenir, et cela permet de privilégier un domaine "éthique". Personnellement, j'apprécie cette variable !

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Publié le 18 août 2018 à 12h32 - #8Manu SIFP

@Pahou : en dehors de la rentabilité qui n'est pas au RDV dans ce secteur, certains prêteurs mettent plutôt l'accent sur le caractère "éthique" de ce placement.
Mais attention :
- On ne sait pas si l'argent qu'on a prêté servira réellement à financer les projets présentés sur les plateformes. Tout simplement parce que les plateformes n'exigent pas des emprunteurs qu'ils apportent un justificatif sur l'emploi des fonds (comme des factures...). Donc on finance souvent sans savoir quoi vraiment.
Bien évidemment je pense qu'il y a aussi de vrais projets financés et qu'il y a des emprunteurs honnêtes (heureusement...). J'espère la majorité !
Mais j'ai été personnellement plusieurs fois déçu par une dizaine de cas d'escroqueries avérés (la plupart) ou présumés (pour certains...)
Et j'ai découvert par exemple après un impayé, que les fonds étaient destinés à financer la création d'une autre société appartenant au même dirigeant et que l'entreprise financée a déposé le bilan au bout de 3 échéances et que malgré la liquidation judiciaire la marque continue son activité avec son autre numéro SIREN avec des prêteurs qui ont perdu presque toute leur mise...
Autre cas, un dirigeant qui a déjà été condamné pour des affaires de recel, un autre pour une affaire d'escroquerie.
La dernière escroquerie c'était une société qui a présenté de faux bilans et qui est cotée aussi en bourse. Suite à cela il y a eu une suspension de cours... et arrêt des échéances payées...
J'ai plein d'autres exemples à citer mais je ne vais pas m'étaler...
Alors quand on me parle de placement éthique et que j'ai financé certains escrocs sans le savoir, eh ben, j'ai un peu honte. J'aurais mieux fait de donner cet argent aux Restos du Coeur, ça aurait été bien plus éthique à mon avis...
Bien sûr ce n'est pas la majorité des cas mais les quelques cas concernés me révoltent...

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Publié le 18 août 2018 à 12h59 - #9Pahou
  • Femme
  • Idf
  • 64 ans

Effectivement, on n'est jamais trop prudent.
Néanmoins je pensais (naïve que je suis !) que si j'investis dans une société qui arme des bateaux à voile, cela minimise ses futurs recours au pétrôle. C'était un exemple...
En ce qui concerne les Restos et autres actions caritatives, l'un n'empêche pas l'autre. Peut-être que les gains acquis grâce à l'un peuvent être utilement reversés aux autres...
Bonnes vacances à tous

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Publié le 18 août 2018 à 16h37 - #10Cpamoa

Pourquoi ne citez vous pas Younited crédit ex Prêt d'union, ce miroir aux alouettes qui affichent des perspectives entre 4 et 9 % brut ou entre 3 et 6 % net selon le fonds, qui peine à obtenir 1% de rendement.
Ainsi 4500 € placé sur une moyenne de 821 jours a produit 16 euros d’intérêts. Cela se passe de commentaire. Un miroir aux alouettes pour les investisseurs (0,16 % de rendement) et une affaire rentable pour Younited (0,60 % de frais de gestion).

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Publié le 18 août 2018 à 17h48 - #11Dr_No
  • Homme

Il y a aussi Akuocoop qui se concentre dans les énergies vertes. Il me semble que ce style de prêt est beaucoup moins risqué (défaut de paiement peu probable car les projets sont déjà financés) avec des prêts max. de 2000 € bloqués sur 4 ans sur quelques projets (6 pour le moment, un 7ième bientôt). Cela attire moins les foules car "seuls" 4% bruts sont versés comparé aux miroirs aux alouettes décrits ci-dessus.

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Publié le 18 août 2018 à 18h49 - #12Petit louis
  • 66 ans

Merci Manu SIFP pour cet éclairage à contre-courant !

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Publié le 18 août 2018 à 20h34 - #13Manu SIFP

@Cpamoa : je suis aussi prêteur de Younited Credit ex Prêt d'Union depuis le début et je confirme les rendements très faibles de ce produit d'épargne : à peine plus de 1 % brut avant impôts, d'ailleurs leurs fonds sont cotés et ont un code ISIN pour ceux qui veulent les suivre. Il suffit de regarder l'évolution de leurs valeurs liquidatives pour voir clairement la performance de ce placement (d'ailleurs plus transparent que le crowdlending entreprises là on voit tout de suite où on met les pieds avec les VL..)
Quand ils ont un taux de défaut à terme de 9 % pour leurs prêts les plus anciens (c'est moins que le crowdlending entreprises tout de même) et un taux d'intérêt de prêt entre 5 et 6 % en moyenne, on comprend facilement qu'on n'est pas loin de 0 % de rendement in fine...
@Dr_No : oui le crowdlending ISR est un marché à part qui lui s'en sort actuellement (pour l'heure pas de défaut (encore) mais la base de prêt est faible et les acteurs ISR sont peu nombreux). Le taux d'intérêt est aussi plus faible (ça reflète aussi un peu le risque...). Mais à suivre néanmoins...
@Petit Louis : merci à vous !

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Publié le 18 août 2018 à 21h34 - #14pipoux
  • Homme
  • Albi
  • 54 ans

J'ai 18 projets sur unilend avec un TRI de 1,68% dont 2 en liquidation, et 89 prêts sur Lendix avrc un TRI aux alentours de 6,5% dont aucun en défaut

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Publié le 18 août 2018 à 22h43 - #15Manu SIFP

Mon TRI Lendix est de -0.39 % avant fiscalité avec 103 prêts et comme je vous l'ai dit plus haut, il se base sur le fait qu'il n'y aura pas de nouveau(x) défaut(s)...
Si je suis à -2 % avant impôts à la fin, je serai déjà content !

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Publié le 19 août 2018 à 16h23 - #16flo1810
  • Homme
  • Cesson-Sévigné
  • 26 ans

Ce qui me choque dans le crowdlending, c'est les taux auxquels les entreprises empruntent. Je me dis que si leur dossier était vraiment solide, cela leur coûterait probablement moins cher de passer par une banque. Et puis ces plateformes, elles ne risquent rien en cas de défaut. Il faudrait obliger les plateformes à prêter avec leurs propres fonds au moins 5 % des sommes empruntées par l'entreprise. Cela améliorerait probablement la qualité des dossiers présentés aux épargnants.

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Publié le 19 août 2018 à 20h14 - #17pipoux
  • Homme
  • Albi
  • 54 ans

Certaines plates-formes pretent en complément quand le montant demandé n'est pas atteint. Lendix pour sa part prete systématiquement 51% du montant via un fond constitué par des gros investisseurs et des institutionnels.

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Publié le 19 août 2018 à 21h00 - #18Manu SIFP

Sur le taux, oui c'est un vrai problème une entreprise qui emprunte à 7 %, 8%, 9 % d'intérêt...
alors qu'elle peut obtenir 1 à 2 % dans un établissement bancaire classique. L'écart est impressionnant. Alors les plateformes vous répondront qu'elles obtiennent un financement rapide et que cela peut justifier cela...Ou qu'on finance de l'immatériel et que les banques ne suivent pas dans les financements. Ca c'est leur baratin...
Ce que j'ai toujours appris, c'est que le taux rémunère le risque ou est sensé le rémunérer.
Je travaille dans la finance et cela se vérifie plutôt bien en règle générale.
Pour le crowdlending : je vous donne le taux de défaut en fonction du taux d'intérêt prêté.
Taux d'intérêt inférieur à 6 % : 2.5 % de défaut,
Taux entre 6 et 6.99 % : 8.9 % de taux de défaut,
Taux d'intérêt entre 8.5 et 8.99 % : 17.7 % de défaut
Taux d'intérêt supérieur à 9 % : 25.7 % de défaut !
Bon là il n'y a pas photo... vous voyez que les entreprises qui sont prêtes à rembourser un taux d'intérêt élevé sont très risquées. CQFD !!!
Donc ça répond à votre question.
Concernant les mises de l'équipe dirigeante des plateformes dans les projets, la plupart des plateformes (sauf 1 sauf erreur de ma part) c'est 0 %.
Il y a à ma connaissance 1 plateforme Lendix où l'équipe dirigeante investit 2 % sur chaque projet, mise très limitée... D'ailleurs j'ai l'impression qu'ils mettaient bien plus (5-7 % ???) avant.
Les 50 % dont parlait Pipoux pour Lendix c'est la part des institutionnels et pas des dirigeants de la plateforme Lendix.
Jusqu'à il y a 3 -4 mois, les défauts étaient limités sur cette plateforme, depuis ça change pas mal surtout avec 2 gros défauts à plus d'1 million d'euro chacun, défauts qui auraient d'après moi pu être évités si Lendix avait vérifié correctement l'historique (qui ne plaide pas en sa faveur) de l'entreprise en défaut... La confiance des instits peut être rapidement remise en cause pour pas grand chose, attention...

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Publié le 28 août 2018 à 10h09 - #19Adrien Gardès - Les Entreprêteurs
  • Homme

Concernant la méthode de calcul du montant en défaut par les plateformes exposé par Manu SIFP, je souhaiterai clarifier un point.Ce qui a été imposé par FPF est de considérer toutes les échéances en retard et à venir comme étant nulles après 180 jours (seuil considéré comme en défaut). Concernant les prêt en retard de moins de 180 jours, seules les échéances effectivement en retard sont considérées comme nulles, les suivantes sont toujours intégrées dans le calcul du TRI.
Par ailleurs, je vois que ce fameux TRI n'est pas très apprécié et aimerai connaître vos avis d'indicateurs de performance pouvant mieux refléter la performance d'un portefeuille prêteur.

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Publié le 28 août 2018 à 12h01 - #20Manu SIFP

Merci Monsieur Gardès pour votre commentaire.
Vous constatez comme moi que le TRI est tout sauf un indicateur pertinent pour les prêts en cours de remboursement.
Voici ce que je vous propose :
* Pour les prêts en cours, il faudrait prendre les intérêts touchés par les prêteurs depuis le debut = c'est que que les prêteurs ont gagné.
Et pour les prêts en défaut, le CRD des prêts en défaut. On peut les comptabiliser pour les prêts en retard hors procédure collective a partir de 2 échéances de retard ou appliquer un taux de perte en fonction du retard exemple 50% du CRD pour un mois de retard , 70% du CRD pour 2 mois de retard....
Ça c'est ce que les prêteurs ont perdu.
Le prêteur va pouvoir comparer les gains des pertes tout simplement.
* Pour les prêts terminés, on peut calculer un TRI.
Pour la fiscalité il faudra déduire la fiscalité des gains.

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Publié le 28 août 2018 à 15h17 - #21Adrien Gardès - Les Entreprêteurs
  • Homme

Bonjour,
Merci pour votre réponse. Je pense que le fait d'afficher un état à date des gains passés ainsi que des pertes passées et à venir avec un taux d'actualisation selon l'avancement du retard est une bonne idée. Cela permettrait en effet d'avoir une vision claire sur la position "instantanée" et viendrait compléter la position "comptable" que représente le TRI qui reste (malgré les défauts qu'on lui connaît) l'un des indicateurs les plus utilisés dans les fonds d'investissement.
On pourrait également compléter cet indicateur avec le solde du Cash-in et du Cash-out afin de connaître les montants engagés depuis le début.
Peut-être qu'avec plus de recul et d’expérience de défaut (je ne le souhaite pas^^) nous serons capables de déterminer un coefficient d'actualisation selon le risque estimé d'un projet afin d'avoir un TRI "corrigé" plus proche de la réalité.
Par ailleurs, votre très bon travail de statistique sur les défauts selon le taux d’intérêts pourrait être une base de travail. A méditer...
A l'écoute de vos remarques que je ne manquerai pas de remonter en interne.
Excellente journée

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Publié le 28 août 2018 à 16h07 - #22Manu SIFP

Merci beaucoup !
Les établissements financiers communiquent des fois sur des TRI mais la communication est très très encadrée (et heureusement !!!)
Ils les utilisent mais a chaque fois il y a des scénarios précis qui sont décrits. Je pense aux fonds structures.
Si l'indice fait x %, le TRI ou TRA = Y%
Que les plateformes communiquent en TRI sans préciser que c'est dans l'hypothèse où tous les prêts en cours seront payés jusqu'à la fin et que c'est une hypothèse extrême et le meilleur des scénarios possibles, je trouve que c'est se moquer du monde.
Dans le secteur bancaire, les autorités de tutelle sanctionneraient à juste titre de telles pratiques que je trouve abusives.
D'ailleurs si des associations de défense de consommateurs me lisent ou les autorités de tutelle je souhaiterais qu'elles agissent sur ce point et fassent pression auprès de l'association FPF pour ne plus diffuser de telles stats qui faussent le jugement des prêteurs sur la rentabilité de leurs investissements.
J'ai moi même fait le calcul de la rentabilité des 371 projets qui sont arrives a terme calendaire et j'en ai déduit que le rendement était de -2% annuel avant impôts et de -4% après impôts.
Avec un fichier excel qui peut être consultable par tous.
Je suis heureux de savoir que des plateformes comme les entrepreteurs réfléchissent pour faire évoluer cela.
Je serai a votre disposition si vous voulez coopérer avec moi pour mettre en place de bonnes pratiques.

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Publié le 5 septembre 2018 à 11h47 - #23Fabrod

Je suis encore étonné voire choqué que ce genre d'article puisse encore être publié alors que le but est d'informer de potentiels nouveaux investisseurs qui ont un intérêt pour le crowdlending.
Comment peut-on dans un article jeter en pâture un taux nominal brut (10%) et dans le paragraphe suivant faire état, à titre de comparaison, de la performance moyenne des fonds euros dans les assurances vie en 2017 (1.83%) ....
Manu SIFP a raison à 200% et je l'invite du reste à rouvrir son site qui était une mine d'or pour les personnes s'intéressant au crowdlending.
A l'heure actuelle sur l'année 2018 le rendement net (après application de la flat tax) maximal (sans tenir compte du taux de défaut du marché très difficilement anticipable) moyen annuel est de 2.47%. 2.47% !!! et ce sans tenir compte du taux de défaut du secteur et en supposant que l'investisseur ait investi dans tous les projets mis en ligne depuis le 01er janvier, chose impossible ....
Ah tout de suite c'est moins flatteur que de balancer un 10% sans mentionner une durée (qui influe sur le rendement) ni un taux de défaut moyen ni même sans prendre la peine d'annualiser la performance ...

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Publié le 7 septembre 2018 à 20h44 - #24Manu SIFP

Merci Fabrod. J'ai des projets en cours...
Je reconnais que d'un point de vue technique, les risques de ce placement sont assez difficiles à évaluer tant pour les prêteurs que pour des journalistes.
Et je pense que certaines plateformes en profitent pour faire passer leur message comme quoi tout va bien !
Nous avons plus de 215 défauts et retard à ce jour (une quinzaine de plus depuis que l'article a été rédigé)... Info que vous aurez du mal à trouver du premier coup d'oeil sur Internet...
Les prêteurs ou journalistes ne lisent que les informations qui sont affichées sur les sites des plateformes mais en ne cherchant pas plus loin la définition de chaque terme.
Statistiques dont les méthodes de calcul ont été savamment choisies par l'association FPF qui est le syndicat des plateformes dont le but est de minimiser les défauts...
Le TRI et je vous l'ai expliqué pourquoi plus haut.
Le taux de défaut où pour les retards de moins de 6 mois hors procédures collectives, les plateformes n'affichent pas le capital restant dû des prêts en retard mais uniquement la part du capital en retard...
Mais tout ça n'est encore rien par rapport à beaucoup de défauts qui ne sont pas du tout comptabilisés par certaines plateformes ou des projets en défaut qui ne sont plus affichés...
Vous avez en effet sur une plateforme (crowdlending PME) des procédures collectives qui ne sont pas affichées comme des défauts et comptabilisées comme tels.
Une autre plateforme (de crowdfunding immobilier) a retiré les fiches de ses projets anciens en défaut... Je l'ai remarqué en comparant les stats de ses projets de 2013 et 2014 qui indiquent beaucoup d'impayés et l'absence de fiches projets financés ces mêmes années... Comme par hasard ?
Cette même plateforme a un souci pour avertir ses prêteurs lorsque les projets ont des retards de remboursement...Il y a des projets en retard de plusieurs mois et aucun mail d'information à destination des financeurs de ces projets en question...
Bref plus on s'intéresse à ce secteur, plus on voit des choses pas très "clean".
Alors j'attends juste des journalistes qu'ils enquêtent vraiment à fond sur ce sujet et qu'ils ne se laissent pas influencer par certains beaux parleurs de ce secteur car peu de choses est vraiment rose...

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Publié le 11 septembre 2018 à 15h06 - #25Fabrod

Le crowdfunding est en l'air du temps, les acteurs surfent sur l'image innovante et disruptive que cela représente . Dans les faits les (trop) nombreuses plateformes de crowdlending se partagent au final un gâteau très petit. On parle de moins de 200 millions d'euros collectés (2017) versus plusieurs centaines de milliards de prêts accordés par les banques (Si je ne m'abuse, un peu plus de 300 de mars 2017 à mars 2018, voir les stats fournies par la Banque de France publiés très régulièrement).
Il y a un gouffre entre le poids que pèse le crowdlending (ou plutôt la fin du monopole des banques ?) dans la Presse et les enjeux qu'il représente : moins de 200 millions et quelques centaines de projets financés ......

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Publié le 12 septembre 2018 à 16h11 - #26Claude64
  • Homme
  • Lyon
  • 64 ans

Je note bcp de commentaires négatifs sur les incidents de paiement sur les prêts en crowdlending.. Mais Les banques rencontrent les mêmes impayés sur les prêts octroyés à partir de l'argent déposé sur les comptes par les particuliers... (il suffit de regarder les taux de défaut à la Banque de France...= On a rien sans rien !! Le financement de nos petites entreprises reste beaucoup plus utile que d'investir sur les marchés financiers !

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Publié le 12 septembre 2018 à 16h42 - #27Fabrod

@Claude64
On ne peut comparer des particuliers à des TPE/PME/ETI même si certains particuliers échappent à leurs créanciers en organisant ou pas leur insolvabilité.
On peut et on doit bien sûr accepter un risque lorsque l'on prête à des entreprises mais le crowdlending n'est pas présenté par les acteurs du secteurs comme un acte de philanthropie. Cet article parle de rendement car le crowdlending est un placement comme un autre et il est perçu en tant que tel par les autorités de tutelle.

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Publié le 14 septembre 2018 à 08h44 - #28Pahou
  • Femme
  • Idf
  • 64 ans

Claude a raison. De plus, ce choix nous donne un (petit, d'accord !) pouvoir sur le devenir des petites entreprises qui n'intéressent pas les majors financiers. Et ça, quel pied !

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Publié le 14 septembre 2018 à 09h21 - #29Manu SIFP

Si les banques financaient les projets présentés sur les plateformes de crowdlending sans prendre un minimum de garanties, ça fait belle lurette que le système bancaire se serait écroulé sous le poids des défauts !
Demander à des chefs d'entreprises s'ils acceptent de payer un taux de 8 ou 10% sur les intérêts de leurs financements alors qu'ils peuvent être finances à 1 ou 2% en demandant à leur établissement bancaire.
Alors on va me parler des délais de financement record dans le crowdlending...
Normalement la plupart des projets s'anticipent et ne se décident pas à la dernière minute...
Mais admettons qu'un projet se finance à la dernière minute veut on payer pendant 4-5 ans un taux dissuasif ? Sans compter 1% supplémentaire par an de commissions a une plateforme ?
Non bien sûr !
Si l'argument de la rapidité d'obtention des fonds était valable couplé a l'argument d'entreprises saines, il y aurait beaucoup plus de remboursements anticipés !!! Or seul 5% des projets sont remboursés de façon anticipée... Les entreprises acceptant de payer des taux d'interet dissuasifs pendant des années !
Dans les assurances on appelle cela la sélection adverse. Les primes elevés attirant beaucoup de mauvais conducteurs qui n'ont pas le choix pour être assurés...
Ben là c'est la même chose. Nous avons près de 150 procédures collectives dont 110 liquidations judiciaires...
Il est clair que les entreprises sont très très loin d'être saines chiffres à l'appui...
Et ce sont les particuliers qui acceptent ce risque en prêtant. Les banques même avec des grosses couvertures n'en veulent pas...
Alors financer l'economie oui mais pas en étant une vache à lait...
Ce qui compte pour moi c'est le résultat et non les arguments marketing des plateformes...

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