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Cotisations sociales : les cotisations sociales sont toujours prélevées à la source sur le montant des intérêts bruts. Le taux global de cotisations sociales, est de 13,5% à compter du 1er octobre 2011.³
Impôts : les revenus des livrets bancaires peuvent être imposés de deux manières : soit en les soumettant à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP ou IR), soit en prenant l’option du prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Le taux du PFL est de 24% depuis le 1er janvier 2012.²
Le régime commun est la déclaration sur le revenu. Les intérêts bruts des livrets sont ajoutés dans les revenus du contribuable, sur lesquels le barème progressif est appliqué. Les intérêts sont alors taxés à hauteur du Taux Marginal d’Imposition (TMI) du contribuable (voir explication plus bas), soit, une imposition variant entre 0% et 41%.
En outre, l'intégration des intérêts à l'impôt sur le revenu permet de bénéficier d'un avantage : une partie des cotisations sociales déductible. Plus précisément, c'est la CSG (la Contribution Sociale Généralisée) qui est déductible des revenus à hauteur de 5,8%¹.
Dans votre déclaration de revenus, indiquez vos intérêts bruts à la fois sur :
- la case 2TR : Intérêts et autres revenus (crédit d’impôt inclus),
- la case 2BH : Revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux avec CSG déductible.
L’autre possibilité pour soumettre les revenus des livrets à l'impôt est le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Il s’agit d’une option que le client doit exercer auprès de sa banque avant le versement des intérêts.
Cette option au PFL permet au contribuable de s’acquitter de l’impôt au moment du paiement des intérêts. La banque prélève, en même temps que les cotisations sociales, le montant du PFL, soit 24%¹ des intérêts bruts et le reverse intégralement au Trésor Public.
Le PFL permet donc de ne pas soumettre les intérêts perçus au barème progressif, mais de les taxer au taux fixe de 24%.
Même si ces intérêts subissent les cotisations sociales et le PFL, ils doivent être déclarés dans l'impôt sur le revenu. Ils seront alors ajoutés au Revenu Fiscal de Référence. Ce RFR est utilisé, notamment, pour vérifier que votre revenu ne dépasse pas un plafond afin de bénéficier de certaines aides comme le prêt à taux zéro.
Dans votre déclaration de revenus, indiquez vos intérêts bruts sur :
- la case 2EE : Produits de placement soumis aux prélèvements libératoires.
Le choix entre le PFL, ou l'intégration des intérêts dans l’impôt sur le revenu, doit se faire en fonction du taux marginal d’imposition (TMI) qui correspond à la tranche supérieure du barème atteinte par les revenus du contribuable. Ce taux dépend du niveau de revenu du contribuable dans le barème progressif des impôts (actualisé chaque année).
| Barème impôt 2012 sur les revenus de l'année 2011 | |
|---|---|
| Tranche de revenu (par part) | Taux d'imposition |
| Jusqu’à 5.963 € | 0 % |
| de 5.963 € à 11.896 € | 5,5 % |
| de 11.896 € à 26.420 € | 14 % |
| de 26.420 € à 70.830 € | 30 % |
| Plus de 70.830 € | 41 % |
Prenons un exemple. Un célibataire sans personne à charge a perçu 25.000 euros de revenus pour l’année 2011. Sur les 5.963 premiers euros de revenu, il n'y a aucune imposition. Les revenus compris entre 5.963 et 11.896 sont imposés à 5.5%. Puis, ceux compris entre 11.896 euros et 25.000 euros sont imposés à 14%.
Dans le langage courant, il pourra dire qu’il est « dans la tranche à 14% ». Cela ne signifie pas que la totalité de ses revenus est taxée à 14%, mais que son TMI est de 14% et que tout revenu supplémentaire sera taxé au minimum à 14%.
Lorsque l’intégration à l'impôt sur le revenu est choisie, le montant des intérêts bruts subit le prélèvement des cotisations sociales, puis, est imposé à hauteur du TMI (soit 14% pour l’exemple précédent). De plus, 5,8% de la CSG est déduite des revenus. Concrètement, pour 1.000 euros d’intérêt, le contribuable verra soustraire de ses impôts 58 euros de revenus. Ou, autre manière de présenter les choses, pour 1.000 euros d'intérêts bruts, seulement 942 euros seront imposables.
Avec l'option au PFL, les intérêts perçus sont taxés à 37,5%, soit 13,5% de cotisations sociales + 24% de PFL, et ce, quelque soit le niveau de revenus. Lorsque les revenus du contribuable sont soumis à un taux marginal d’imposition de 30 ou 41%, il est plus avantageux de recourir à l’option du PFL.
Le tableau ci-dessous récapitule l'impact social et fiscal de 1.000 euros d'intérêts en fonction du taux marginal d'imposition et de l'option ou non au prélèvement forfaitaire libératoire :
| Taux marginal d’imposition (TMI) |
Avec l'impôt sur le revenu | Avec l'option au PFL | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cotisations sociales |
Impôt | Coût total |
Intérêts nets |
Cotisations sociales |
PFL | Coût total |
Intérêts nets |
|
| 0% | 135 | 0 | 135 | 865 | 135 | 240 | 375 | 625 |
| 5,5% | 135 | 52 | 187 | 813 | 135 | 240 | 375 | 625 |
| 14% | 135 | 132 | 267 | 733 | 135 | 240 | 375 | 625 |
| 30% | 135 | 283 | 418 | 582 | 135 | 240 | 375 | 625 |
| 41% | 135 | 386 | 521 | 479 | 135 | 240 | 375 | 625 |
Quelques précisions sur le tableau :
¹ Les taux de cotisations sociales ou de prélèvement forfaitaire libératoire, utilisés dans la page, sont ceux en vigueur au 1er janvier 2012.
² Les changements en 2012 : La quatrième Loi de Finances rectificative pour 2011, destiné notamment à mettre en œuvre les mesures d'austérité annoncées le 7 novembre 2011 par le gouvernement, a relevé le taux du PFL de 19% à 24% pour les intérêts des livrets bancaires à compter du 1er janvier 2012.
Les changements en 2011 : la loi de finances pour 2011 a modifié les taux de la façon suivante : Taux de cotisations sociales de 12,1% à 12,3% ; Taux du prélèvement forfaitaire libératoire de 18% à 19% ; Taux d’imposition de la tranche supérieure du barème progressif de l’impôt sur le revenu de 40% à 41%. Lire également dans l'actu : Fiscalité de l’épargne : ce que change la réforme des retraites.
³ Dans le cadre du plan d’austérité budgétaire présenté le 24 août 2011 par François Fillon, le gouvernement a remonté le taux global des cotisations sociales à 13,5% sur les revenus du capital. Cette mesure est intégrée dans une loi de finances rectificative pour 2011 (article 10 de la loi 2011-1117). La mesure concerne les produits de placement pour la part acquise et, le cas échéant, constatée à compter du 1er octobre 2011. Voir aussi : les mesures Fillon sur l’épargne et l’immobilier, les principales mesures du plan d’austérité.
Voir aussi sur le site : la fiscalité des placements bancaires, le détail des cotisations sociales.
© cBanque.com / Gwenaël Cohignac - Frédéric Vergne - avril 2010 / mis à jour le 1er janvier 2012 / Droits réservés.