L'actualité économique
Paris, 29 janvier 2009 - jeudi 29 janvier 2009 à 11h25
Entre 2001 et 2002, des épargnants ont souscrit au fond commun de placement (FCP) « Doubl’ô » de la Caisse d’Épargne. Le prospectus publicitaire annonçait le doublement de capital investi en six ans, « en toute sécurité ». Fin 2007, ils n’ont récupéré que le capital de départ, minoré des frais.
Noël Hongre, ancien salarié de l’Écureuil, a pris la tête du « Collectif Lagardère contre les abus bancaires », qui se compose d’épargnants s’estimant lésés par le FCP Doubl’ô.
Les propos qu’il a tenus sur le site internet du collectif, http://doublo.monde.free.fr, sont « excessifs, vexatoires et injurieux » selon la Caisse Nationale des Caisse d’épargne qui a alors entamé une action en diffamation contre M. Hongre.
Philippe Jean-Draeher, le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, a débouté mercredi 21 janvier la banque mutualiste de son assignation qu’il a considérée comme « nulle » car trop « confuse » et « imprécise ».
Le collectif présente la Caisse d’Épargne comme « l’auteur d’une vaste escroquerie », qui avec Doubl’ô a mis en place « une vaste machination » dont le but était « d’appâter le client par tous les moyens, y compris les plus déloyaux. »
La Caisse d’Épargne précise qu’« à aucun moment le doublement du capital, qui pouvait être réalisé uniquement si aucune valeur du panier ne baissait de plus de 40% pendant la durée du placement, n’a été promis aux souscripteurs. »
Deux enquêtes sont actuellement en cours pour répondre aux accusations des épargnants. En octobre 2008, une plainte a été déposée devant le parquet de Paris par Maître Daniel Richard, avocat de Noël Hongre, à l’égard de la Caisse d’Épargne pour « publicité mensongère et escroquerie ». Une autre enquête a été ouverte dans le même temps par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Mots-clés : Caisse d'épargne, Épargne, Internet, Investissement, Justice / Juge
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