Auto, frais bancaires, prix du gaz, crédit… Ce qui change pour votre pouvoir d'achat au 1er juillet

Un centre commercial
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Lundi, les règles du jeu changent pour vos finances ! Le plafonnement à 20 euros des frais d’incidents bancaires pour les plus fragiles entre officiellement en vigueur, et ce n’est pas la seule évolution au programme. Voilà ce qui vous attend au mois de juillet.

Les bonnes nouvelles pour votre budget

Les frais de découvert bancaire plafonnés pour les clients fragiles

La deadline pour les banques. A partir de lundi, ces dernières ne pourront pas prélever plus de 20 euros par mois et 200 euros par an à leur clientèle fragile ayant souscrit à l’offre bancaire qui leur est dédiée. Une évolution d’ampleur pour les 350 000 personnes concernées... Les personnes fragiles ayant ou non souscrit l'offre clientèle fragile payant en moyenne 300 euros de frais bancaires par an, selon la Banque de France.

Prêt conso : les taux d'intérêt maximaux diminuent

Modifiés chaque trimestre, les taux de l'usure baissent à nouveau à partir du 1er juillet pour les crédits à la consommation. Ces derniers mois, les banques pouvaient appliquer un taux annuel effectif global (TAEG) pouvant atteindre 21,11% : la limite passe à 21,08% pour les prêts inférieurs ou égaux à 3 000 euros. Entre 3 000 et 6 000 euros empruntés, le TAEG plafond sera, au moins jusqu'à fin septembre, de 12,49%, et de 5,92% pour un emprunt au-delà de 6 000 euros. En revanche, s'agissant des crédits immobiliers, le taux maximal autorisé est en très légère hausse. Ainsi, pour un prêt à taux fixe remboursé sur 20 ans et plus, l'usure passe à 2,97%, contre 2,96% au trimestre précédent.

Repli du taux d'intérêt légal pour les dettes aux particuliers

Lorsqu'un particulier ou une entreprise ne paie pas en temps et en heure son créancier - retard de paiement d'une dette bancaire, d'un crédit ou d'une pension alimentaire par exemple -, une pénalité peut lui être appliquée. Elle se matérialise par le paiement d'intérêts supplémentaires sur cette dette, dont le taux, revu chaque semestre, est encadré par la loi. Ainsi, à partir du 1er juillet, et pour les 6 mois qui suivent, le taux d'intérêt légal passe à 3,26% pour les créances dues à une personne physique (contre 3,40% précédemment) et à 0,87% pour les dettes envers une entreprise ou une administration (contre 0,86% auparavant).

Revalorisation du chômage

Au 1er juillet, l'allocation chômage minimum est revalorisée de 0,70%, a indiqué le 26 juin l'Unédic. Cette hausse vaut aussi pour la part fixe de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et son seuil minimal pour les chômeurs en formation. En monnaies sonnantes et trébuchantes, cette revalorisation se traduit en métropole par une augmentation à 29,26 euros par jour de l'allocation minimale, à 12 euros par jour indemnisé pour la partie fixe de l'ARE et à 20,81 euros journaliers pour le versement au titre de l'ARE formation. A Mayotte, les allocations sont également augmentées de 0,70% en ce 1er juillet. Selon l'Unédic, ces revalorisations concernent 2,6 millions de demandeurs d'emploi, soit 94% des personnes indemnisées par l'Assurance chômage.

Les loyers parisiens à nouveau encadrés

Publié fin mai au journal officiel, un arrêté préfectoral encadrant les loyers à Paris prend effet pour les baux signés ou reconduits à partir du 1 juillet. Dans le détail, cet arrêté fixe par quartier et par type de logement un prix du mètre carré de référence. En pratique, lors de la signature du contrat de location, le propriétaire ne peut, hors situations exceptionnelles, fixer un loyer supérieur à 20% de ce montant de référence. Pour le connaître, la préfecture de l’Ile-de-France et le ministère de la Cohésion des territoires ont mis en ligne un simulateur.

Extension de l’éco-PTZ à tous les logements achevés depuis 2 ans

Réservé jusqu’à présent aux biens immobiliers construits avant 1990, l’éco prêt à taux zéro est ouvert à tous les logements de plus de 2 ans à partir de lundi. Accessible sans conditions de ressources, ce crédit à 0% plafonné à 30 000 euros, se destine au financement des travaux d’isolation thermique et d’économies d’énergie. Autre changement, la durée de remboursement maximale est harmonisée à 180 mois (15 ans), une possibilité jusqu’alors réservée aux ménages utilisant ce crédit pour entreprendre au moins 3 rénovations différentes dans leur résidence. De plus, à compter du 1er juillet, la liste des travaux éligibles s’étoffe : l’isolation des planchers bas y fait son entrée.

En savoir plus sur les derniers arbitrages concernant l'éco-PTZ

Les tarifs réglementés du gaz baissent

Annonce surprise du gouvernement : les prix réglementés du gaz vont chuter de 6,7%, a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire le 14 juin. De nouvelle baisses devraient suivre avec un repli de 0,4% des tarifs du gaz en août, puis de 0,5% en octobre, avant une remontée à prévoir cet hiver. Dommage qu’il soit impossible de stocker l’énergie !

Les soldes commencent dans le sud de la France

Pour la majorité des Français de métropole, les soldes ont débuté le mercredi 26 juin. Mais pour les habitants des Alpes-Maritimes, des Pyrénées-Orientales et de la Corse, le top départ est fixé début juillet : le mercredi 3 précisément pour ces deux premiers départements et le 10 juillet sur l’Ile de Beauté.

Les mauvaises nouvelles pour votre portefeuille

Quelques banques baissent le taux des livrets

Plusieurs banques ont déjà prévenu leurs clients que la rémunération de leurs livrets d’épargne allait baisser au 1er juillet. Il s’agit notamment du livret de la Nef, de plusieurs supports du Crédit Mutuel Nord Europe, sans oublier le Livret Distingo de PSA. Ce best-seller des livrets va ainsi voir son taux porté à 0,80%, contre 1% jusqu’alors. Avec la baisse récente des OAT à 10 ans - les taux des obligations de l’Etat français –, boussole des taux d’intérêt, il n’est pas impossible que d’autres établissements bancaires fassent de même dans les prochaines semaines.

Voir aussi le comparatif des livrets d'épargne

Un contrôle technique durci pour les véhicules au diesel

Dans la foulée du mouvement des Gilets jaunes à l’automne 2018, le gouvernement avait décidé de décaler l’entrée en vigueur de sa réforme du contrôle technique. Mais cette période de report touche à sa fin. A partir du 1er juillet, les tests de pollution seront plus difficiles à passer pour les véhicules roulant au diesel. L’opacité des fumées de gazole sortant du pot d’échappement ainsi que le taux d’émission des gaz polluants feront l’objet d’une vérification accrue. Pour passer le contrôle technique avec succès, l’automobile ne doit pas plus polluer qu’au moment de son homologation, en sortie d’usine. Paradoxe, les vieilles voitures homologuées avant 2005, a priori plus polluantes, ne seront pas pénalisées par cette évolution. Car cette prise de mesure au sortir de l’usine n’était pas requise à l’époque. Donc sans référentiel à disposition, la règle précédente qui compare le taux d’émission à des valeurs par type de moteurs reste appliquée.

Restriction de circulation à Paris pour les voitures polluantes

Autre mesure affectant directement les automobilistes ce lundi : les véhicules catégorisés Crit’Air4 ne sont plus autorisés à rouler dans la capitale en semaine entre 8h et 20h. Il s’agit des deux-roues mis en circulation avant le 1er juillet 2004, des voitures diesel datant d’avant 2006 ou encore des utilitaires légers essence en circulation avant le 1er octobre 1997.

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© cbanque.com / MEF / Juin 2019

Commentaires

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Publié le 1er juillet 2019 à 08h27 - #1Herbi

Le gaz naturel est "stockable" à l'état gazeux ou liquide,plusieurs sites existent en France. En revanche l'électricité ne l'est pas .

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