Livrets d'épargne : 4 conseils pour repérer les arnaques

Billets de 100 euros verrouillés sur un clavier
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Le régulateur français a récemment émis une alerte contre la recrudescence des arnaques aux faux livrets d’épargne sur internet. Voici quatre conseils pour les repérer.

Ils s’appellaient Zan-partners, Particulier Invest ou encore Groupe Epargne. Derrière ces sites se cachaient en réalité des escroqueries, qui appâtaient le chaland avec des livrets d’épargne trop beaux pour être vrais. cBanque vous livre quelques astuces pour éviter de vous faire avoir.

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1) Méfiez-vous des promesses exceptionnelles de rendement

6%, 8% ou encore 10% d’intérêts : si un placement aussi lucratif vous est proposé, c’est qu’il y a certainement anguille sous roche, surtout si votre interlocuteur vous assure qu’il est sans risque. Comme le rappelle en effet l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans son récent communiqué de mise en garde, « aucun discours commercial ne doit faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé ». Et, compte tenu de la rémunération actuelle des produits garantis – 0,26% pour les livrets des banques, 0,75% pour le Livret A ou encore 1,60% en moyenne pour les fonds euros en 2018 –, un livret d’épargne présentant un taux fixe (hors période boostée) bien au-delà ne peut être qu’une arnaque.

2) Consultez la liste noire des faux livrets

L’une des missions de l’ACPR est de protéger les épargnants des escroqueries. Pour ce faire, dès que le régulateur repère un site internet frauduleux, il l’ajoute à sa liste noire des entités non autorisées à exercer. Consultable par tous sur abe-infoservice, elle est constituée de 85 sites actuellement. Par conséquent, avant de souscrire à un produit d’épargne, vérifiez que l’intermédiaire à qui vous vous apprêtez à confier votre argent n’est pas référencé dans cette liste.

3) Questionnez votre interlocuteur

La liste noire est régulièrement mise à jour. Toutefois, elle ne peut pas être exhaustive, car de nouvelles fraudes émergent régulièrement. Autrement dit, le fait qu’un site n’y soit pas présent ne signifie pas qu’il est sûr. C’est pourquoi vous devez vous renseigner par vous-même sur l’intermédiaire qui propose ce « super-livret ». Concrètement, demandez à votre interlocuteur la dénomination sociale de l’entreprise qu’il représente, son numéro d’agrément ou encore l’adresse de son siège social. Ces informations vous permettent de vous assurer de l’existence légale de la société.

4) Vérifiez que l’intermédiaire est agréé

Pour commercialiser des livrets d’épargne, le site doit obtenir une autorisation des régulateurs. Le registre des agents financiers agréés (Regafi) et celui de l’organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en banque et assurance (Orias) recensent les prestataires autorisés. Vérifiez que votre interlocuteur est bien référencé sur ces registres. Toutefois, certains sites non autorisés usurpent la dénomination d’établissements agréés ou choisissent des noms proches. Dans ce cas, les informations obtenues précédemment vous seront d’une grande aide pour débusquer ces faux sites. Comparez-les avec les informations présentes sur les registres légaux. En cas d’incohérences, fuyez et signalez votre suspicion d’arnaque sur internet-signalement.gouv.fr ou en contactant Info escroqueries au 0 805 805 817.

Voir le comparatif des livrets de banques autorisées en France

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