Immobilier : seul un tiers des propriétaires rembourse encore un crédit

Des maisons
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En France, 6 ménages sur 10 sont propriétaires de leur résidence principale selon l’Insee. Et une large part d’entre eux ont soldé leur emprunt immobilier.

En 2017, la France compte très exactement 35,7 millions de logements, dont 29,3 millions de résidences principales, 3,4 millions de résidences secondaires et près de 3 millions de logements vacants. Le parc de logements s’accroît ainsi au rythme de 1,1% par an depuis 30 ans selon une étude de l’Insee dévoilée la semaine passée. Dans ce parc, 56% des logements sont des maisons même si la part de l’habitat collectif est en progression.

L’Insee précise par ailleurs que 58% des ménages sont actuellement propriétaires de leur résidence principale : une part qui « n’a cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010 », mais qui reste « stable ces dernières années ». Etonnamment, la proportion de locataires se stabilise elle aussi, en se maintenant juste sous les 40%. En effet, dans le même temps, de moins en moins de ménages se déclarent « logés gratuitement » (2% en 2017 contre 7% en 1987).

Un phénomène dû au vieillissement de la population

Parmi les propriétaires, de plus en plus de foyers résident dans un logement qu’ils ont terminé de financer. Selon l’Insee, environ « un tiers » des propriétaires sont « accédants », ce qui signifie qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur crédit immobilier. « La part d’accédants à la propriété a fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser jusqu’au milieu des années 2000 », souligne l’institut. Ces dix dernières années, cette part s’est stabilisée.

Comment expliquer ce phénomène ? Par le vieillissement de la population : les ménages ayant soldé leur crédit résident désormais plus longuement dans leur habitation. Dans l’ensemble du parc de résidences principales, location comprise, 38% sont aujourd’hui occupées par des propriétaires sans charge de remboursement, contre 28% voici 30 ans.

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© cbanque.com / BL / Décembre 2017

Commentaires

Publié le 18 décembre 2017 à 17h07 - #1nono62
  • Homme
  • Arras
  • 58 ans

D'autre part la plus-value imposée si on quitte avant terme est énorme et le risque d'en connaître une autre sur un bien récent est présent...

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