Les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques ont encore baissé en janvier : ils se sont établis à 2,29% en moyenne, contre 2,36% un mois plus tôt, un nouveau plus bas inédit, selon l'étude mensuelle publiée par l'observatoire Crédit Logement/CSA.

Les taux des prêts du secteur concurrentiel ont atteint 2,32% pour l'accession dans le neuf et 2,29% dans l'ancien, détaille l'observatoire. Une baisse qui permet « à la reprise des marchés amorcée durant l'automne 2014 de s'amplifier », poursuit l'observatoire, notant « la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers ».

Ce recul est d'une ampleur comparable sur l'ensemble des marchés : dans l'ancien, les taux sont de 2,28% en janvier (contre 3,08% en décembre 2013), dans celui des travaux, ils s'établissent à 2,31% (contre 3,12%) et dans le neuf, ils sont de 2,30% (contre 3,08%). Sur ce marché de l'ancien, en dépit d'une érosion contenue des prix, le repli des taux depuis la fin 2011, soit 1,71 point de pourcentage au total, équivaut à un recul des prix de 15,8%, selon l'étude.

La part des prêts à taux variable est tombée à 2% le mois dernier, l'un de ses plus bas niveaux depuis le début des années 2000. Ces formules sont désormais sans intérêt pour les emprunteurs, du fait de la chute des taux fixes.

Le coûts des opérations reste élevé

Au mois de janvier, la durée des prêts s'est établie à 207 mois en moyenne (228 mois pour l'accession à la propriété dans le neuf et 224 mois pour l'accession dans l'ancien) soit environ 6 mois de plus depuis un an. Selon l'observatoire, « les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes retrouvent ainsi un peu plus de vigueur que durant les trois années passées » grâce à cette évolution.

Au sein des prêts à l'accession, la proportion des prêts longs a légèrement augmenté, passant de 29% en 2010 à 34,7% le mois dernier pour les emprunts de 20 à 25 ans – et respectivement de 26,6% à 28%, pour ceux allant de 15 à 20 ans.

Toutefois le coût des opérations reste relativement élevé, à 3,78 années de revenus en janvier (contre 3,79 années un an plus tôt). Dans le même temps, le niveau de l'apport personnel a reculé de 11,8% en janvier sur un an, après -5% en 2014.