Bourse en ligne : Saxo Banque casse les prix

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Des hommes en bourse
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La filiale française du groupe danois Saxo Bank profite du contexte favorable à l’investissement boursier pour dévoiler une nouvelle tarification sur les actions, plus agressive.

Si Saxo Banque dispose de longue date d’une offre d’investissement en actions, l’enseigne était « initialement positionnée sur les produits dérivés à levier », comme le souligne un communiqué diffusé le 11 janvier. Sur ce créneau, Saxo Banque fait face à deux obstacles : un volume de transactions qui stagne, marché de niche oblige, et une interdiction de faire de la publicité en ligne pour les investissement sur le Forex ou les CFD.

Saxo Banque n’abandonne pas ce créneau, mais compte donc développer son activité sur les actions, nouveau relais de croissance de l’enseigne. C’est pour cet objectif que l’enseigne a intégré le PEA à son offre fin 2017. La filiale de Saxo Bank, qui dispose d’un agrément bancaire en France, entend désormais passer à la vitesse supérieure avec sa nouvelle tarification, en place depuis le 3 janvier.

Pas de frais minimum

La banque a abaissé tous les tarifs de sa grille, à 0,085% du montant de l’ordre pour des échanges sur Euronext Paris, ou à 0,15% sur le Tokyo Stock Exchange, et ce sur PEA comme sur compte-titres. Autre évolution notable : la décision, symbolique, de supprimer tout forfait de frais minimum pour les transactions : « Seul le taux s’appliquera », souligne Marie-Capucine Lemétais, responsable marketing Europe, le montant minimum de transaction étant lui fixé à 100 euros.

Saxo Banque a d’ailleurs mis en ligne un comparatif pour illustrer son nouveau positionnement tarifaire face à Bourse Direct, Boursorama, Fortuneo, Binck et BforBank. Logiquement, Saxo Banque y apparaît à son avantage, juste devant Bourse Direct, l’offre la plus attractive de ce panel. Comment expliquer l’absence de DeGiro, à la grille tarifaire encore plus agressive ? « Nous avons choisi de ne considérer que les acteurs basés en France et disposant d’un agrément français, ce qui n’est pas le cas de DeGiro. Effectivement ils sont encore plus agressifs mais nous ne les considérons pas comme un acteur majeur en France. »

« Entrer dans le top 5 en France »

L’établissement entend aussi profiter de la dynamique favorable aux actions. Le nombre d’investisseurs a très légèrement rebondi en 2017 (7,6% de la population est actionnaire) et ce phénomène devrait s’amplifier grâce à la flat tax, qui rend moins dissuasive la fiscalité de la détention de titres à partir de 2018. Si elle ne livre pas d’objectif en nombre de clients, les acteurs tels que Boursorama ou Fortuneo étant difficiles à concurrencer sur ce point, Marie-Capucine Lemétais chiffre son objectif en volume de transactions : « un million de transactions en actions par an à l’horizon 2019 ou 2020 », les poids lourds du marché de la bourse en ligne en réalisant actuellement 2 à 4 millions. « Nous voulons entrer dans le top 5 de l’investissement en actions en France. »

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© cbanque.com / BL / Janvier 2018