Privatisation : l'Etat va-t-il brader les actions de la FDJ ?

Bruno Le Maire
CC - Flickr / World Bank Photo Collection

Bruno Le Maire devrait dévoiler dans une semaine les modalités de la privatisation de la Française des Jeux. L'Etat espère récupérer 2 milliards d'euros dans l'opération, mais devra maintenir le prix de l'action sous les 20 euros s'il veut attirer le grand public.

La privatisation se précise. C'est en fin de semaine prochaine que Bruno Le Maire devrait dévoiler les modalités de la cession par l'Etat de 50% - sur les 72% qu'il détient - du capital de la Française des Jeux, selon des informations de BFM Business.

La privatisation à proprement parler devrait, elle, débuter courant novembre. De même source, le ministre de l'Economie envisagerait de proposer au grand public d'acheter 20% du capital. Comme le prévoit la loi Pacte, qui a acté le principe de cette privatisation, 5% seront destinés aux salariés. Quant aux 25% restants, ils tomberont dans l'escarcelle d'investisseurs institutionnels prêts à s'engager sur le long terme pour « protéger le capital de l’entreprise ».

Décote et action gratuite

Quelle somme l'Etat espère-t-il récupérer avec cette privatisation ? « Plus d'un milliard d'euros » annonçait en début de semaine la PDG de la FDJ, Stéphane Pallez. Plutôt de l'ordre de 2 milliards d'euros, selon BFM Business. Un objectif « dans la fourchette haute » - la valeur de FDJ sur le marché est évaluée entre 3,5 et 4 milliards d'euros - qui sera toutefois « difficile à atteindre ».

L'Etat va notamment devoir faire des efforts pour convaincre le grand public d'acheter des actions FDJ. Il ne pourra compter que sur lui-même : la directive MIFID II, entrée en vigueur l'an dernier, interdit désormais aux banques de démarcher leurs clients. Pour attirer le chaland, une « décote sur le prix des actions » et la distribution d'une « action gratuite pour un paquet d’actions achetées » sont donc prévues.

Il devra aussi modérer son appétit sur le prix de l'action. « En 2005, le prix de 32 euros des actions EDF était trop élevé », rappelle BFM Business. Cette fois, c'est une fourchette comprise entre 15 et 20 euros qui a été recommandée par les banques.

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