Assurance-vie : plus d'un contrat sur dix géré en ligne

Une femme devant un ordinateur
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En regroupant les banques et les courtiers en ligne, plus d’un détenteur d'assurance-vie sur dix posséderait un contrat « 100% web » selon un sondage Deloitte-WeSave.

A l’échelle des 1 682 milliards d’euros de l’assurance-vie, les contrats « en ligne » représentent encore une goutte d’eau. Dans la collecte, la part de marché des « acteurs digitaux » a progressé de 2,7% à 3% entre 2014 et 2016 selon des données agrégées par Deloitte dans une étude commandée par WeSave (1).

Petit à petit, les distributeurs d’assurance-vie en ligne semblent tout de même se faire une place dans le paysage. Deloitte a ainsi segmenté son étude, en se focalisant sur les distributeurs pour plusieurs familles de produits. Pour l’assurance-vie multisupports, la banque reste le canal majoritaire de souscription (52% des sondés). Mais 9% des épargnants interrogés affirment posséder un contrat multisupports dans une banque en ligne (Fortuneo, Boursorama, ING Direct, etc.), 3% auprès d’un « courtier sur internet » (Altaprofits, Linxea, Mes-Placements, MonFinancier, etc.), et 3% affirment disposer d’une « assurance-vie en ligne », sans préciser auprès de quel distributeur. Autrement dit, à en croire ce sondage, 15% des détenteurs d’assurance-vie multisupports posséderaient un contrat en ligne.

Lire aussi : Assurance-vie en ligne : quel rapport de force entre banques et courtiers ?

Une offre encore peu connue du grand public

Toujours selon cette étude, la principale cause de la domination des banques traditionnelles, au détriment des assureurs et « acteurs digitaux », réside dans la faible notoriété de ces derniers. Ainsi, dans l’ensemble de la population sondée, au-delà des détenteurs d’assurance-vie, seuls 17% des personnes interrogées connaissent l’épargne en ligne, ou « digitale ».

Ce manque de connaissance de l’offre en ligne est très clairement le principal frein à un plus large succès. Ainsi, lorsque Deloitte interroge les sondés sur les causes de leur réticence, la moitié d’entre eux avance en premier lieu leur manque de connaissance, avant la nécessité d’un contact humain et le manque de confiance en un acteur à distance.

Voir aussi sur cBanque le comparatif des assurances-vie en ligne

(1) Etude incluant un sondage réalisé par internet auprès de 1 681 épargnants français de 25 à 75 ans, du 18 au 30 octobre 2017.

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© cbanque.com / BL / Décembre 2017