Souvent désigné comme le placement favori des français, l'Assurance-vie est un placement bénéficiant d'une fiscalité réduite. Il permet, au choix, de se constituer un capital, de produire des revenus ou de transmettre un patrimoine.
Les contrats d'Assurance-vie sont distribués par les compagnies d'assurance ou via les filiales assurance des banques. Les contrats sont aussi proposés par des associations d'épargnants qui jouent alors un rôle de négociateur entre les adhérents et l'assureur.
Une assurance habituelle permet de se prémunir d'un risque. Une assurance auto permet, contre le paiement de primes (c'est les versements) d'être remboursé en cas d'accident. Une assurance décès, permet d'offrir un capital à des personnes désignées, en cas de décès. Les primes sont acquises à l'assureur que l'évènement garanti se produise ou non.
L'assurance-vie fonctionne d'une manière différente. C'est un contrat d'épargne. Tous les versements, ainsi que les intérêts générés, vont constituer un capital. En cas de vie, vous toucherez ce capital épargné ; en cas de décès, ce capital sera transmis à la personne que vous aurez préalablement désignée, dans le contrat. C'est la clause bénéficiaire.
L'assurance-vie existe sous deux formes :
• Contrat monosupport en euros. Ce contrat est majoritairement investit dans des produits à taux garanti : obligations du secteur public ou privé. C'est un placement sans risque. Chaque année, les intérêts sont définitivement acquis. On parle d'effet de cliquet.
• Contrat multisupport. Ce contrat est investit sur plusieurs supports (ou plusieurs fonds) plus ou moins spéculatifs. On retrouve, en général, un fonds en euros ou un fonds garanti équivalent au contrat monosupport précédent. Les autres fonds proposés sont basés sur des FCP ou des Sicav boursières.
Ces derniers fonds ne sont pas garantis en montant. A chaque versement, un nombre de part est attribué selon le cours du fonds. La valeur de la part variant à la hausse ou la baisse. Seul ce nombre de parts acquises est garanti. Ce sont des fonds en unité de compte.
Suivant les contrats, la répartition entre les fonds peut être libre, imposée par l'assureur ou présélectionnée : plusieurs profils sont alors proposés : dynamique, prudent, équilibré...
A noter : depuis la loi n° 2005-842 du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie (dans le but d'encourager la détention durable d'actions) un contrat monosupport peut être transformé en contrat multisupport tout en conservant l'antériorité fiscale dudit contrat. Cette possibilité ne permet pas de changer d'assureur et n'est pas, non plus, une obligation pour l'assureur. Cela est possible seulement si votre assureur le permet.
La transformation doit comporter au minimum 20% d'investissement dans des fonds en unité de compte.
Les primes. Ce sont les versements.
Le rachat. Ce terme désigne un retrait des fonds. Lors de souscription d'une assurance-vie, votre contrat doit prévoir un tableau présentant les valeurs de rachat.
Le capital décès. C'est la valeur totale atteinte par le contrat d'assurance vie lors du décès du souscripteur.
L'arbitrage. C'est l'action de modifier la répartition entre les fonds. Par exemple : enlever 1.000 € du fonds A pour le mettre dans le fonds B.
La sécurisation (des plus values). C'est un mode de gestion permettant de transférer les plus-values des fonds en unité de compte vers le fonds garanti, afin de se prémunir d'éventuelle baisse de la Bourse.
Tous les contrats d'assurance-vie comportent des frais. Ceux-ci peuvent être très différents d'une compagnie à l'autre. Mais ces frais sont aussi nécessaires pour rémunérer l'assureur et lui permettre d'offrir des services tels que des relevés de comptes réguliers ou l'accès à son contrat via internet.
Pensez aussi que toute opération de gestion, même si elle n'est pas mentionnée ci-dessous, peut donner lieu à des frais annexes ou à des pénalités.
Frais de versement. C'est les plus connu. L'assureur prend un pourcentage sur chaque versement. Son taux varie entre 0 et 5%. Les taux les plus élevés sont en général négociables.
Il ne faut pas les confondre avec les frais précomptés. Le principe : au lieu de prendre un pourcentage de frais sur chaque versement, le contrat prévoit que les premiers versements ne sont que des frais précomptés (par exemple : les deux premières années), et les suivants, que des versements bruts (sans frais). Si le contrat va jusqu'à son terme, pas de surprise. Si vous souhaitez rompre le contrat avant deux ans, votre capital acquis est nul. Pour éviter cela, la loi a rendu obligatoire la présence dans le contrat d'un tableau présentant les valeurs de rachat futures.
Frais de gestion. Ces frais sont pris, lors de la capitalisation annuelle, sur les intérêts générés par le fonds. Sur les fonds en unité de compte, ils sont, soit prélevés sur la valeur de la part, soit prélevés sur le nombre de parts. Ils sont plus élevés sur les fonds en unité de compte que sur les fonds en euros. Là aussi, il est préférable qu'ils soient modérés. A noter, toutefois, que les rémunérations des différents fonds sont communiquées en net. Vous pouvez donc comparer plusieurs assurances vie sans vous préoccuper de ces frais.
A voir aussi sur l'assurance vie : Cotisations sociales et fiscalité - Simulation phase Epargne - Simulation phase rachat
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