Assurance, paiement, crowdfunding : que font les nouvelles fintechs françaises ?

Travail de bureau sur ordinateur
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Paiements, assurance et conformité : ce sont les 3 secteurs les plus porteurs pour la Fintech française en 2018. Le crowdfunding, historiquement dominant, est en déclin.

Faire une cartographie de la Fintech française : c’est le projet lancé par la société de gestion NewAlpha Asset Management et le cabinet de conseil Exton Consulting. Les deux associés viennent d’actualiser leur travail avec des données à fin décembre 2018. L’occasion de faire le point sur le nombre, les activités et les moyens des sociétés technologiques françaises dans le secteur financier.

Premier enseignement : le nombre de fintechs identifiées dans l’Hexagone grimpe à 320. Parmi elles, une cinquantaine « se sont créées ou (…) ont activé leurs opérations sur le marché français entre 2017 et 2018 », note un communiqué. Elles sont à l’inverse 76% (contre 70% en 2017) à avoir plus de 3 ans d’ancienneté.

Le secteur des paiements prend le pouvoir

Nouveauté en 2018 : ce sont désormais les paiements qui dominent la Fintech française. Un quart des nouvelles sociétés recensées en 2018 opèrent en effet dans ce secteur. La prise de pouvoir se fait aux dépens du « secteur historique [du crowdfunding] qui est pour sa part en perte de vitesse », note le communiqué.

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Pas de boom non plus pour les services d’information sur les comptes, dont les têtes d’affiches sont Linxo et Bankin’ : « En dépit de l’entrée en vigueur de la DSP2 (1) début janvier 2018, le nombre de solutions de gestion et d’agrégation des flux financiers est restée stable en 2018 ». Elles représentent 10% environ des fintechs tricolores.

L’InsurTech et la RegTech ont le vent en poupe

Outre les paiements, deux secteurs ont le vent en poupe : l’assurance (ou Insurtech), qui représente désormais 20% des fintechs en France, au même niveau que le crowdfunding ; et la conformité (ou RegTech), « portée par les évolutions et contraintes réglementaires sur le secteur », qui représente « plus de 15% des nouvelles fintechs ».

Enfin, la cartographie recense désormais 14 néobanques, de plus en plus centrées sur le marchés des professionnels et des TPE : « 60% des créations (…) ces deux dernières années s’adressent à ce segment de clientèle ».

Levées de fonds : 325 millions d’euros en 2018

Parmi les 320 fintechs recensées par la cartographie, 60 ont bouclé en 2018 des levées de fonds, pour un montant totale de 325 millions d’euros (contre 280 millions en 2017), dont 10 ont dépassé les 10 millions d’euros et 2 les 30 millions. Si on exclut ces levées substantielles, le montant moyen n’a pas beaucoup changé par rapport à 2017 : autour de 2,5 millions d’euros.

(1) Révision de la directive européenne sur les services de paiement, qui encadre notamment l’activité de ces agrégateurs.

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© cbanque.com / VM / Février 2018