Pain au chocolat, timbre, métro... Etes-vous meilleur que les politiques sur le coût de la vie ?

Micro radio
© Patrick Daxenbichler - stock.adobe.com

Parfois tout prêt de la réalité, ce qui n’est pas très grave. Parfois totalement à côté de la plaque, ce qui renforce l’image de responsables déconnectés de la vie réelle... La fameuse question « Quel est le prix de la baguette ? » doit provoquer des cauchemars dans le monde politique... Etes-vous incollable sur les questions pièges ?

1 – Qui a avoué n’avoir « aucune idée » de combien coûte le pain au chocolat (ou chocolatine), en 2016 sur Europe 1, parce que c’est « calorique », avant d’en estimer le coût à « 10 à 15 centimes » ?

Non, celui qui était en 2016 maire de Bordeaux a estimé en réaction sur France Inter que l’on peut aisément « piéger les hommes politiques avec ce type de question », tout en estimant qu’il est important de « connaître le prix de la baguette », ou « le prix du ticket de métro à Bordeaux ».

Célèbre pour les croissants apportés aux salariés de Florange installés en 2012 devant son ministère, à Bercy. Pas pour la mauvaise estimation de leur coût.

Bien joué ! La preuve, en vidéo.

Eh non… Il s’agit d’une référence à l’actualité plus récente.

2 – Europe 1, en février 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet avait été interrogée sur le coût d’un ticket de métro, à Paris bien évidemment. Sa « bourde » lui a longtemps collé à la peau. Qu’avait-elle répondu ?

Non, ça c’était le bon prix du ticket de métro parisien, à l’époque.

Oui, et elle avait aussitôt fait son « mea culpa » en soulignant qu’effectivement, en tant que responsable politique, elle prenait peu le métro.

Non, ça, c’est le prix du « ticket T+ » aujourd’hui.

Attention : vous en êtes resté à la question 1, celle de la chocolatine (ou pain au chocolat).

3 – Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, s’est fait le spécialiste des « questions politiquement concrètes ». En 2009, alors ministre chargé de l’Industrie, Christian Estrosi s’embrouille sur le prix du timbre-poste « standard ». Sa réponse : « 52 centimes ». Raté… de peu ! Il était finalement très proche de la réalité. A votre avis, le timbre était alors de…

Bravo : vous avez battu Christian Estrosi ! Pour 4 centimes d'approximation.

Raté, comme Christian Estrosi, vous êtes 4 centimes à côté de la bonne réponse (en 2009).

Presque… Vous chauffez…

Raté, c’est le prix d’un timbre pour une lettre verte, en 2019, jusqu’à 20g.

4 – En 2002, quel candidat à l’élection présidentielle a tendu 7 euros à une boulangère pour acheter un pain de seigle qui coûtait… 7 francs ?

Raté.

Bonne réponse. La faute au passage à l’euro ?

Non…

Non…

5 – Les journalistes politiques n’ont pas le monopole de la question piège. Lors de quel débat du second tour, pour l’élection présidentielle, la question « prix de la baguette » a servi d’offensive à l’un des deux candidats ?

Non.

Non.

Non.

Bien vu : François Mitterrand avait ainsi tenté – sans succès - de piéger « VGE » en direct.

6 – Novembre 2018. Espagne. Campagne municipale pour la mairie de Barcelone. Une journaliste catalane demande à l’ex-Premier ministre français Manuel Valls « Savez-vous combien coûte un ticket de bus ? » Que répond Manuel Valls ?

C’est alors le coût de la carte de voyages T-10. Mais ce n’est pas la réponse apportée.

Bingo ! La preuve en vidéo (pour les bilingues).

Bonne réponse, aussi. Manuel Valls a commencé par dire « Nous venons de parler de thèmes très importants et je ne veux pas entrer dans ce débat », avant d’évoquer le taxi et de conclure « Je ne rentre pas dans ce débat qui n’intéresse pas les Barcelonais ».

C’est alors le coût d’un billet simple. Mais ce n’est pas la réponse apportée.

7 – En 2010, le candidat PS à sa réélection aux élections régionales en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, s'était trompé sur le prix du carnet de 10 tickets de métro. Bonne réponse (à l’époque) : 11,60 euros. Le prix qu’il avait avancé :

Oui. En pleine campagne électorale, cette erreur avait offert un angle d’attaque à l’opposition régionale.

Non. C’est le prix du carnet de 10 tickets T+ en 2019. Pas en 2010.

Non… Cela correspond au tarif mensuel du forfait Navigo annuel : 65,20 euros exactement.

Non, c’est la réponse qu’avait avancée « NKM » 2 ans plus tard, pour un ticket à l’unité. Voir la « question 2 ».

8 – En 2016, suite à « l’affaire Copé & le pain au chocolat », Patrick Cohen avait posé la question suivante à Nicolas Sarkozy, lui aussi candidat à la primaire de la droite : « 100 grammes de chouquettes, vous les mettez à combien ? » Sa réponse ?

Perdu.

Raté.

Bonne réponse. La preuve en vidéo.

Non, c’est la réponse qu’avait avancée « JFC » le matin même, pour le pain au chocolat. Voir la « question 1 ».

9 – Françoise Giroud : « Quel est le prix du ticket [de métro] ? » Quelle a été le premier responsable politique collé par cette « question piège » ?

Non…

Bonne réponse. Il avait répondu 90 centimes, au lieu de 1,30 franc. Celui qui deviendra alors le plus jeune président de la République ne lui en tiendra pas rigueur, puisqu’il va nommer la journaliste secrétaire d'État chargée de la Condition féminine.

Non…

Non…

10 – L’arroseur arrosé. Quel ministre est parvenu, en 2013, à répondre sur le Smic net mensuel à Jean-Jacques Bourdin, avant de poser une colle au journaliste de RMC sur le RSA ?

Non.

Perdu.

Mauvaise réponse.

Bien vu ! Verbatim : « Le Smic aujourd’hui c'est 1 200 euros net. Le RSA, c'est combien Monsieur Bourdin ? » Réponse : « 500 euros ». Presque… 475 euros à l’époque.

Vous avez moins de 5 bonnes réponses :

Evitez de vous lancer dans une carrière politique.

Vous avez 5 à 9 bonnes réponses :

Il faut réviser vos fiches.

Vous avez 10 bonnes réponses :

Incollable ! Meilleur(e) que Françoise Giroud et Jean-Jacques Bourdin !

Partager cet article :

© cbanque.com / BL / Août 2019

Commentaires

Me prévenir en cas de nouveau commentaire
Publié le 9 août 2019 à 15h31 - #1ShiningStar

A la question "En 2002, quel candidat à l’élection présidentielle a tendu 7 euros à une boulangère pour acheter un pain de seigle qui coûtait… 7 francs ?", il est supposé ironiquement que l'erreur de son auteur venait sans doute du passage à l'euro, n'est pas si absurde que cela... Avant l'euro, il y avait des distributeurs de préservatifs à 1Frs... Après la passage à l'euro, le montant d'un préservatif dans ces distributeurs était de 1 €... Soit 6,55 Frs !
Ce sont donc des cas qui se produisent plus qu'on ne le pense et il serait intéressant qu'une enquête pour en déterminer le nombre exact, le type de produit et en quelle année soit effectuée...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?

Ajouter un commentaire