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Epargne : les banques ne promeuvent pas assez le LEP

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Jeune couple face à son conseiller
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Actuellement rémunéré 1,25% et défiscalisé, le Livret d’épargne populaire a tout de l’aubaine pour les contribuables aux revenus modestes. Pourtant, le nombre de souscriptions ne progresse pas et la Banque de France pointe, avec diplomatie, la responsabilité des banques.

Lors de la conférence de présentation de l'Observatoire de l'épargne réglementée, le gouverneur de la Banque de France était fortement attendu sur le taux du Livret A et celui du PEL, notamment. Rien. En revanche, invité à se prononcer sur le faible succès du Livret d'épargne populaire (LEP), malgré l’élargissement des conditions d’éligibilité en 2014, François Villeroy de Galhau n'a pas botté en touche. Au contraire, il a pointé, avec tact, le rôle que devraient tenir les banques sur ce point. Et pour cause : de 2009 à 2014, le LEP a vu son nombre de détenteurs se réduire très significativement.

Lire à ce propos : 3 millions de détenteurs de LEP en moins en 5 ans !

En 2015, le nombre de détenteurs de LEP n’a pas bougé d’un iota : 8,9 millions de comptes, comme à la fin 2014 selon le rapport de l’observatoire. L’encours global continue, toutefois, de baisser : 48,3 milliards d’euros à la fin 2013, 46,5 milliards à la fin 2014, 45,8 milliards à la fin 2015, jusqu’à tomber à 45 milliards à la fin mai 2016, le dernier encours connu. Pourtant, les conditions d’éligibilité du LEP ont été élargies au 1er janvier 2014, ce qui devait permettre à 3 millions de ménages supplémentaires d'avoir accès à ce livret, pour reprendre les statistiques du gouvernement à la fin 2013. Tel n'est pas le cas : le succès n'est pas au rendez-vous.

Les banques devraient « communiquer davantage »

Un constat regrettable : « Il serait souhaitable que le LEP soit mieux connu, et donc davantage demandé », a déclaré le gouverneur de la Banque de France lors de la conférence. Avant de pointer le manque d’« information générale » à propos de ce livret, et ses critères d’éligibilité pouvant paraître complexes : « Nous pouvons avoir notre part [dans cette information générale, NDLR], les médias peuvent avoir leur part, et les établissements [financiers] devraient sans doute avoir leur part. » Invité à confirmer le manque d’information sur le LEP en agence, il répond : « [Les établissements] sont forcément les premiers à communiquer. On pourrait souhaiter qu’ils communiquent davantage. »

Jacques Fournier, directeur général des statistiques de la Banque de France a dans un premier temps pris plus de recul : « Les conditions ont changé mais la contrainte de ressources reste assez forte : pas plus de 29.507 euros de revenu fiscal, pour un couple, pour ouvrir un LEP en 2015, comme nous l’indiquons dans le rapport. Donc cela reste relativement limité. » Avant, lui aussi, de pointer la communication défaillante des établissements financiers en soulignant que la baisse de l’encours pouvait être « liée » avec des manques des banques sur la vérification de « l’ensemble de ces critères » d’éligibilité. La critique est diplomate mais la Banque de France sous-entend assez clairement que les banques pourraient faire plus d’efforts de communication et de pédagogie concernant l’accès au LEP. Le message est livré.

Pour plus de détails sur les conditions d’accès : Profitez-vous pleinement des produits d’épargne réglementée ?

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© cbanque.com / BL / Juillet 2016