L'entraide familiale, un rempart contre la crise économique

famille de papier
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Dans une étude (1) menée en partenariat avec l’institut TNS Sofres, la mutuelle Carac s’intéresse à l’entraide familiale, très largement perçue par les Français comme « une pratique cruciale face à la rudesse du monde ».

Pour 85% des Français, la famille est en effet une « protection en cas de coup dur ». Un pourcentage qui monte à 92% chez les 18/24 ans, particulièrement touchés par la crise. Pour 87% des sondés, l’entraide familiale est aussi une démarche de réciprocité : prêt d’argent et constitution d’épargne côté parents, assistance en cas de perte d’autonomie côté enfants. Parmi les parents qui épargnent pour leurs enfants, 58% le leur disent. Les autres ont peur qu’ils l’utilisent mal (20%), ou veulent leur donner sentiment qu’ils doivent se débrouiller seuls (16%).

Si l’entraide familiale apparaît contre une évidence pour l’immense majorité des sondés, 37%, néanmoins, le vivent comme une contrainte, voire comme une source de conflits (43%). La quasi-totalité des familles (94%) parlent d’argent, mais de temps en temps (50%) ou rarement (21%).

Entraide descendante

L’entraide familiale répond à une grande crainte : celle de la paupérisation des jeunes générations, confrontées à un contexte économique moins favorable. Logiquement, elle se fait très majoritairement de manière descendante : les grands-parents aident les parents qui aident les enfants, dans une logique de rééquilibrage entre les générations. L’inverse est beaucoup plus rare : l’entraide ascendante (des enfants vers les parents) est rarement financière, plus souvent matérielle (entretien de l’ordinateur. Et elle est quasi-inexistante avec les frères et sœurs, et les oncles et tantes.

Comment se matérialise cette entraide financière descendante ? Lorsque l’enfant est mineur, il s’agit avant tout d’argent de poche, une pratique généralement considérée comme obligatoire, et d’une petite épargne. Au moment des études, le « sentiment d’obligation est très présent mais un peu moins fort », explique l’étude. Pourtant, c’est la période où les besoins financiers de l’enfant sont les plus importants, pour couvrir les frais d’école et de logement notamment. Sa contribution, sous forme de job d’été par exemple, est donc la bienvenue. Enfin, à l’âge adulte, l’entraide financière devient optionnelle, même si les parents continuent à vouloir aider leurs enfants. Elle se matérialise par une aide à l’achat automobile ou immobilier, en général.

(1) Enquête réalisée en deux phases : une phase qualitative les 8 et 9 avril 2015, avec 4 groupes de 8 personnes ; quantitative du 20 mai au 4 juin, en ligne, auprès d’un échantillon représentatif de la population majeure de 1.000 individus.

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© cbanque.com / VM / Juin 2015