Retraite : « l'âge pivot de 62 ans ne bougera pas », promet le patron des députés LREM

  • cBanque avec AFP
  • ,
Gilles Le Gendre
CC - Wikimedia commons / Lionel Barbe

Gilles Le Gendre, le chef de file des députés LREM, a assuré mercredi que « l'âge pivot de 62 ans » pour le départ à la retraite « ne bougera pas » et que la polémique sur le sujet « est refermée ».

Le Haut commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, « tirerait les conséquences si les engagements pris devant les partenaires sociaux concernant l'âge minimum (de départ à la retraite) étaient remis en cause », a fait savoir mardi son entourage, alors que plusieurs ministres ont évoqué cette piste ces derniers jours. « Jean-Paul Delevoye veut aller jusqu'au bout de sa réforme et il ira jusqu'au bout de sa réforme et le groupe parlementaire que je préside le soutient de manière inconditionnelle dans la réalisation de cette réforme que nous avons promis aux Français », a garanti Gilles Le Gendre sur Europe 1.

« L'âge pivot 62 ans ne bougera pas », a ajouté le député de Paris et la polémique, « considérons la comme refermée ». « Jean-Paul Delevoye, ce n'est pas du genre à faire : retenez-moi ou je fais un malheur, donc on n'est pas du tout dans un psychodrame », a expliqué Gilles Le Gendre après avoir eu au téléphone le Haut commissaire. « L'exaspération du président de la République (sur cette polémique, NDLR), le groupe parlementaire que je préside la partage, je l'ai dit très amicalement au Premier ministre, ce n'était pas absolument indispensable d'ouvrir ce débat-là », a encore fait savoir le patron des députés LREM.

Recommandations attendues après le 26 mai

Nommé en septembre 2017, Jean-Paul Delevoye devrait remettre ses recommandations au gouvernement après les élections européennes du 26 mai, en vue d'une présentation du projet de loi avant la trêve estivale.

Promesse de campagne du chef de l'Etat, la réforme doit remplacer les 42 régimes de retraite existants par un système « universel » par points, toujours basé sur le principe de répartition, mais où « un euro cotisé donnera les mêmes droits » à tous.

« Nous sommes parfaitement prêts à assumer des corrections de trajectoire si elles correspondent à un vrai besoin des Français et si nous sommes capables de les intégrer dans un cap politique qui, lui, va rester le même », a également expliqué Gilles Le Gendre à propos de la sortie du grand débat. Il a notamment cité la « piste sérieuse » d'une réindexation des retraites sur l'inflation car « nous avons compris que les retraités ne comprenaient pas la mesure que nous avions prise même si elle avait des justifications ».

Partager cet article :
Par la rédaction avec AFP

Reproduction interdite.