La redevance télé ne sera pas modulée en fonction de la taille de la famille, a assuré vendredi le ministre de la Culture, alors que l'avenir de cette contribution adossée à la taxe d'habitation appelée à disparaitre suscite régulièrement des débats.

Dans un article publié cette semaine, Le Figaro évoquait la possibilité d'une modulation de la Contribution à l'audiovisuel public (le nom officiel de la redevance télé) « en fonction de la taille du foyer », précisant qu'il pourrait y avoir deux montants fixés, un pour les personnes seules et un pour les familles. « Je ne confirme pas et le Premier ministre lui-même a dit que cette piste là ne serait pas retenue », a répondu Franck Riester sur Europe 1.

« Je ne sais pas quel sera le mode de calcul et sur quelle taxe ou impôt sera adossé la contribution à l'audiovisuel public, ça ne sera pas en tout cas modulé en fonction de la taille de la famille », a-t-il assuré. La redevance télé, qui génère plus de 3 milliards d'euros de recettes nettes par an, est la principale source de financement de l'audiovisuel public (France Télévisons, Radio France...). Mais elle est adossée à la taxe d'habitation qui doit être supprimée d'ici la fin du quinquennat, ce qui alimente des débats récurrents sur son avenir.

La suppression enterrée

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin avait proposé au printemps de la supprimer, provoquant une levée de bouclier des défenseurs du service public. « Nous allons devoir remplacer le système, mais nous allons maintenir un système affecté spécifiquement pour l'audiovisuel public qui permet un financement pérenne et une indépendance par rapport au pouvoir politique », a déclaré vendredi Franck Riester.

« Nous sommes en train d'y travailler avec Bercy et le dispositif final n'a pas été tranché. Nous avons du temps, ce sera à partir de 2022 », a-t-il ajouté, évoquant parmi les « pistes » de travail la possibilité que la redevance soit adossée à l'impôt sur le revenu ou une « contribution universelle ».