Action de groupe : Foncia estime ne pas avoir de « reproche » à se faire

  • cBanque avec AFP
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Le président de Foncia, François Davy, dont le groupe est la cible de la première action de groupe en France, initiée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, a affirmé mercredi que son groupe n'avait pas de « reproche » à se faire.

L'UFC- Que Choisir va assigner Foncia devant le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre pour lui réclamer l'indemnisation de locataires, 318.000 selon son estimation, ayant payé indûment des frais d'expédition de quittance, pour un total évalué à 44 millions d'euros sur cinq ans. Pour soutenir son action, l'association s'appuie sur la condamnation de Foncia pour cette même pratique, en décembre 2013 par le TGI de Paris.

Une service optionnel selon Foncia

Pour le président de Foncia François Davy, ce service d'avis d'échéance n'était qu'optionnel et seuls 34% des locataires de biens administrés par Foncia y avaient souscrit. « Dès lors que le service a été accepté de plein droit par le client, je ne vois pas en quoi on a un quelconque reproche à se faire », a fait valoir le président de Foncia devant la presse.

« Aucun client n'avait l'imposition d'avoir des avis d'échéance », a-t-il ajouté, assurant que le fameux jugement de 2013 avait seulement relevé un « risque de confusion » entre les quittances (gratuites) et les avis d'échéance (payants). S'il a bien relevé cette confusion, le tribunal a cependant été plus loin, jugeant que « la pratique adoptée par Foncia » était « illicite » et justifiait « l'interdiction requise par l'UFC », selon le jugement consulté par l'AFP.

Les chiffres de l'UFC « infondés »

Quant aux chiffres évoqués par l'UFC, « comme beaucoup de choses, c'est farfelu et totalement infondé », a affirmé François Davy. « On a 7.000 collaborateurs, un million de clients et on est, comme ça, jetés en pâture », a regretté le président de l'administrateur de biens, qui « se réserve toutes possibilités d'action contre le dénigrement dont nous faisons l'objet ». Le président de Foncia souhaite « faire en sorte que notre image, l'intégrité de nos collaborateurs et la confiance que nous donnent les clients soient quand même protégés ».

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Par la rédaction avec AFP

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