Assurance-vie : la FFSA tempère l'appel de Noyer à une baisse des rendements

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Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances
B. Spitz en 2012 - CC / Flickr FFSA, photo Alain Goulard

« Les épargnants peuvent être rassurés » de savoir que les taux de l’assurance-vie « allieront prudence et rentabilité » a déclaré le président de la fédération des assureurs Bernard Spitz. Une réaction au plaidoyer du gouverneur de la Banque de France pour une baisse des rendements.

Mardi, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a surpris en demandant aux compagnies d’assurance de « faire baisser leur taux de rémunération » lors d’une audition au Sénat, rajoutant qu’il attendait dès cette année « une baisse significative ».

Le taux de rémunération moyen des fonds euros de l’assurance-vie était de 2,8% en 2013. Faut-il s’attendre des rendements plus bas que les 2,5% ou 2,6% pronostiqués par certains experts du secteur ?

Spitz : l’appel de Noyer est « légitime »

Bernard Spitz, le président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), l’une des deux grandes organisations professionnels du secteur avec le groupement des mutuelles Gema, a réagi mercredi à travers une déclaration reprise par Le Figaro, Les Echos et News-assurances : « Le gouverneur, qui est également président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), est dans son rôle, qui est un rôle de conseil, de référence mais aussi de régulateur. »

Bernard Spitz juge « légitime » que Christian Noyer « rappelle que l’intérêt des assurés repose sur une logique de placement à long terme ». Le président de la FFSA clôt toutefois sa déclaration par une phrase clairement destinée à éviter toute panique chez les assurés : « Les épargnants peuvent être rassurés de savoir que les taux que continueront à leur proposer les assureurs sur le long terme allieront prudence et rentabilité. »

« Ne pas tout redistribuer aux assurés »

Dans Les Echos, ce vendredi, Fabrice Pesin, le secrétaire général adjoint du régulateur de la banque et de l’assurance, l’ACPR, évoque toutefois « un contexte unique dans l’histoire de l’assurance-vie, compte tenu des taux très bas ». Il appelle donc comme Christian Noyer à la « prudence » et demande aux assureurs de se « constituer des réserves pour gérer cet épisode de taux bas, ce qui implique de ne pas tout redistribuer aux assurés au titre de l’année 2014 ».

Les assurés seront fixés sur les rendements des fonds euros fin 2014-début 2015, habituelle période d’annonces des taux de rémunération par les assureurs. La FFSA communique elle traditionnellement un taux moyen à la fin du mois de janvier.

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© cbanque.com / BL / Octobre 2014