L'assureur Matmut a annoncé jeudi un rebond de son bénéfice net en 2017 grâce à une activité solide sur son cœur de métier, les assurances habitation et automobile, malgré des sinistres de plus en plus chers.

L'an dernier, Matmut a dégagé un bénéfice net de 32,2 millions d'euros, soit un bond de plus de 80% par rapport à 2016, une année qui avait été particulièrement mauvaise à cause notamment du coût élevé des inondations.

La compagnie mutualiste a signé une activité solide l'an dernier : son chiffre d'affaires, qui correspond aux cotisations encaissées, a augmenté de plus de 3% à 2,1 milliards d'euros. Elle a aussi fait progresser le nombre de contrats comme celui de ses sociétaires.

Avant tout, la compagnie signe de bonnes performances dans l'assurance dommages, soit principalement l'automobile et l'habitation. C'est, de très loin, la principale activité du groupe, à peine présent sur l'assurance vie. Matmut y a fait nettement progresser ses cotisations, ce qui lui permet partiellement de compenser des sinistres de plus en plus coûteux. La hausse des premières a été deux fois plus marquée que la progression du coût des seconds, même si ces derniers restent plus élevés. « Les coûts de la réparation automobile sont orientés à la hausse », souligne notamment le groupe dans un communiqué.

Un groupe unifié avec AG2R La Mondial début 2019

La compagnie, qui a par ailleurs nettement amélioré sa solvabilité l'an dernier, a profité de ses résultats pour détailler le calendrier de son rapprochement avec le groupe AG2R La Mondiale, jugé « très prometteur » par le directeur général de Matmut, Nicolas Gomard, cité dans le communiqué.

Matmut, qui soumettra le projet à son assemblée générale le 2 juin, a confirmé l'objectif d'un groupe unifié début 2019, AG2R La Mondiale étant par contraste spécialiste de l'assurance de personnes et de la protection sociale, tout en étant absent de l'assurance dommages.

Ce mariage, annoncé l'an dernier, s'inscrit dans un contexte de multiples rapprochements dans le secteur de l'assurance mutualiste - avec par exemple celui entre Macif et Aesio - face à une réglementation de plus en plus contraignante et une concurrence marquée.