Baisses d'impôts : Moscovici prévient qu'elles ne doivent pas compromettre la baisse du déficit

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Pierre Moscovici en 2015
© European Union - Frédéric Latinis

Les baisses d'impôts proposées par le gouvernement français sont possibles mais doivent être « compatibles avec les engagements qu'a pris la France » en termes de déficit, a déclaré vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.

« S'il y a de la marge de manœuvre pour une baisse des prélèvements obligatoires, pourquoi pas », a-t-il déclaré sur France 2. « Mais ce doit être compatible avec les engagements qu'a pris la France », a-t-il ajouté. « J'ai le sentiment que c'est possible, que c'est jouable, à condition que les dépenses publiques soient maîtrisées et que les efforts soient calibrés. »

Le Premier ministre Manuel Valls, qui avait indiqué mardi que l'impôt sur les sociétés serait en partie abaissé à 28% pour les petites et moyennes entreprises (PME) dans le cadre du budget 2017, a affirmé jeudi que le gouvernement allait poursuivre la baisse de l'impôt sur le revenu en 2017. Mais la France s'est aussi engagée auprès de la Commission européenne à passer en 2017 son déficit sous la barre des 3% du Produit intérieur brut, prévoyant même de le faire descendre à 2,7%.

« Il n'y aura pas de nouveau délai »

Paris « a déjà bénéficié de deux fois deux ans de délais. Il n'y aura pas de nouveau délai », a prévenu Pierre Moscovici. « La France choisit sa politique budgétaire. On peut faire des économies, on peut baisser les impôts. Mais il est fondamental que l'équilibre économique soit respecté et que les finances publiques soient maîtrisées », a-t-il noté. « Oui à une baisse des impôts si c'est compatible avec un taux de croissance qui soit crédible et à une réduction des déficits qui doit se poursuivre », a-t-il ajouté.

Pour l'instant, au deuxième trimestre, la croissance de l'économie française a connu un coup d'arrêt, le produit intérieur brut étant resté stable, alors qu'il avait marqué une nette hausse au premier trimestre (0,7%). Ces mauvais résultats pourraient compliquer la tâche du gouvernement, qui a bâti son budget sur une hypothèse de croissance de 1,5% en 2016.

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Par la rédaction avec AFP

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