Compétitivité : Ayrault espère un surcroît de 0,5 point de croissance d'ici 2017

  • cBanque avec AFP
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Jean-Marc Ayrault a assuré mardi soir que le dispositif du crédit d'impôt aux entreprises, au cœur des mesures de relance de la compétitivité en France, permettra de soutenir la croissance à hauteur de 0,5 point et de créer « autour de 300 à 400.000 emplois » d'ici à la fin du quinquennat.

« Au total, ce dispositif, bien ciblé, entièrement financé, devrait permettre à horizon 2017 de soutenir l'activité à hauteur de 0,5 point de PIB et de créer plus de 300.000 emplois ! », a dit le Premier ministre dans un entretien au quotidien les Echos. « Il aura des effets positifs dès 2013 et renforce la crédibilité de nos projections de croissance ».

Interrogé ensuite au journal de 20 heures de TF1 sur ces effets positifs attendus, Jean-Marc Ayrault a évoqué « plusieurs centaines de milliers d'emplois, autour de de 3 à 400.000, c'est parfaitement réaliste et avec une augmentation de la croissance de +0,5% ». « Ce pacte, c'est un engagement dans la durée, c'est un travail en profondeur mais, comme on a beaucoup parlé de choc, j'espère qu'il provoquera un choc de confiance et de mobilisation de tous les acteurs qui sont concernés par le redressement économique du pays, c'est-à-dire l'avenir du pays », a ajouté le chef du gouvernement.

Dans l'entretien aux Echos, il réaffirme que les relèvements de taux de TVA (20% au lieu de 19,6% et 10% au lieu de 7%) à compter du 1er janvier 2014 ne peuvent être comparés à la TVA dite « sociale » de l'ancienne majorité, abrogée dès cet été après l'alternance. « Que l'on ne vienne pas nous dire que nous faisons de la TVA sociale, c'est totalement faux ! », s'exclame-t-il.

« Au total, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité que Nicolas Sarkozy (20 milliards d'euros contre 10,6 milliards) tout en faisant près de deux fois moins de TVA (6 milliards environ contre 10,6)! Et surtout, l'équipe précédente ne proposait aucune des nombreuses autres mesures du rapport Gallois que nous reprenons », poursuit le Premier ministre.

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Par la rédaction avec AFP

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