les conséquences de l'inconséquente instabilité fiscale

ludo576

Contributeur régulier
On peut très bien conserver notre modèle social en eduquant et responsabilisant les gens.
Par exemple comprendre qu'un médicament n'est pas gratuit mais payé par la solidarité nationale. Ne pas se faire prescrire des médicaments inutiles etc...
Le patient n'est pas le prescripteur....
 

Atys

Contributeur
Exemple des antibios moins prescrits car bcq de patients ne les réclament plus systématiquement suite à une meilleure information
 

ludo576

Contributeur régulier
e souci vient , hélas , du fait que grâce à la CPAM et aux mutuelles , désormais obligatoires , plus aucun patient ne paye quelque soin que ce soit de sa poche .
du coup les abus sont légions.
Et en quoi le tiers payant pousse à l'abus?

Aujourd'hui, le régime général de sécurité sociale prend en charge en moyenne 2 773 euros par année et par assuré social.

Ce qui correspond à une dépense de 3 961 euros puisque les 2 773 euros représentent 70% de ce montant (calcule méritant d'être affiné, le reste à charge étant variable...60% pour les infirmiers, kiné, ortho...voir 65 % pour certains produits pharmaceutiques).

Ce qui suppose donc que 3 961 - 2 773 = 1 188 euros correspond au coût moyen pris en charge par les mutuelles (sous réserve de mon propos précédant sur le reste à charge).

Ainsi, les principaux bénéficiaires du 100% pris en charge sont les bénéficiaires de la CMU complémentaire.

Or, le coût moyen de la part CMUC (le reste à charge donc supporté par la mutuelle) est de 411 euros pour 2017.

On est au 1/3 du cout moyen supporté par une mutuelle.

Ces chiffres méritent indéniablement d'être affinés

Mettre la gratuité des soins en rapport à l’explosion des dépenses et induisant de fait que ces sont les patients qui abusent est un raccourci.

Mais je rappelle que parmi les acteurs du système de santé, pour certains celui-ci est leur source de revenu.

Qui a un intérêt aux abus? Le patient...ou celui qui est payé!?
 

buffetophile

Modérateur
Staff cBanque
Et en quoi le tiers payant pousse à l'abus?
perso , je vois de plus en plus de bobologie . j'estime à 30% de mon activité .

le souci c'est que lorsque le patient vient te voir , tu ne peux pas savoir au départ s'il s'agit de bobologie ou d'une véritable pathologie .
donc je fais un bilan et c'est au décours de ce bilan que je découvre qu'il s'agit de bobologie ...

mais comme je ne travaille pas gratos , je facture le bilan qui est remboursé …....

j'imagine que ca doit être pareil dans les cabinets de médecins généralistes à propos des rhinites hivernales ....
 

Manu215

Contributeur régulier
il faut arrêter de penser " franco-français " et juste regarder comment ca se passe dans les pays voisins à niveau de vie comparable …...

tout le monde est d'accord pour dire que nous sommes le pays dans lequel les taxes et impôts sont les plus élevés pourtant nous avons des yellowmen . comment se fait il que dans les autres pays avec des prélèvements obligatoires moindres il n'y en ait pas .

s'il y avait une corrélation entre le niveau de prélèvements et l'équité sociale nous devrions etre le pays au monde avec les meilleurs services publics ...

or c'est loin d'être le cas....
A mon avis, tu as raison et tort à la fois.
On paye beaucoup d'impôts c'est vrai et nos services publics se retirent c'est vrai aussi.

Mais tu oublies de dire que la redistribution n'a que très peu bougé, voire elle a augmenté car les pathologies lourdes sont toujours remboursées à 100% et il y en a de plus en plus car la médecine progresse dans la détection de ces pathologies.
A côté de ça, les prix de certains traitements atteignent des sommes parfois faramineuses. Et pourtant, à cause de notre SS, c'est la France "qui donne plus ou moins le la" sur le prix des médicaments remboursés au sein de l'Europe et qui fait qu'on paye des prix revus drastiquement à la baisse par rapport au prix fixé au départ par les industries pharmaceutiques. C'est dire à quoi on s'exposerait s'il n'y avait pas ces négociations très compliquées à mener (voir les USA).

Et pourtant, c'est bien la redistribution sous toutes ses formes qui a l'impact le plus important sur nos impôts. Ce côté redistributif que nos voisins européens n'ont pas forcément.
Et supprimer des aides est impossible dans notre pays sous peine d'une révolution qui sera sans commune mesure avec les GJ.

Les français ne se rendent plus compte de rien, ils se plaignent en permanence sans réaliser forcément qu'ils sont encore très protégés et en même temps, ils attendent beaucoup trop de l'Etat providence.
Et je ne parle pas de cette chasse "aux riches" qui revêt parfois des propos proprement grotesques.

C'est très paradoxal, et j'avoue ne pas toujours comprendre ce qu'on vit en ce moment...
 

Atys

Contributeur
Je suis effectivement pour le maintient de la sécu car c'est une force de négociation énorme face aux multinationales du médicament et que ses frais de gestion sont de 3% contre 20% pour les mutuelles. Par contre il faudrait vraiment assainir le système car il y a trop d'abus: dossier médical unique et partagé, carte vitale sécurisée, responsabilisation des patients (remettre le prix sur les boîtes par exemple), répartition équitable des médecins sur le territoire...
 

Soucieuse

Membre
perso , je vois de plus en plus de bobologie . j'estime à 30% de mon activité .

le souci c'est que lorsque le patient vient te voir , tu ne peux pas savoir au départ s'il s'agit de bobologie ou d'une véritable pathologie .
donc je fais un bilan et c'est au décours de ce bilan que je découvre qu'il s'agit de bobologie ...

mais comme je ne travaille pas gratos , je facture le bilan qui est remboursé …....

j'imagine que ca doit être pareil dans les cabinets de médecins généralistes à propos des rhinites hivernales ....
les médicaments sont remboursés sur prescription médicale
donc j'ai un rhume , je veux une boite de doliprane , je vais chez le médecin
la sécu et la mutuelle rembourse une cs médicale en plus de la boite de doliprane
lorsque j'étais praticien hospitalier je faisais des consultations en cmp cent pour cent gratuites et j'avais ce que j'appelai les consultations à 1 euro c'est à dire les personnes qui viennent chez le spécialiste gratuit pour éviter le un euro de reste à charge du généraliste libéral
résultat : beaucoup de bobologie mais quand un "vrai" malade demande un rv , on lui répond qu'il n'y a plus de place
 
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