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Voyage : comment réduire à zéro vos frais bancaires ?

Billets d'avion, passeport et carte bancaire
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Vous voyagez à l’étranger cet été ? Attention aux frais que vos paiements et retraits peuvent entraîner ! Heureusement, il existe sur le marché quelques cartes bancaires qui permettent de ramener la facture à zéro, ou presque.

Si, comme un tiers environ des Français ayant la chance de partir en vacances, vous comptez voyager à l’étranger cet été, il y a un élément que vous devrez prendre en compte dans votre budget : les frais bancaires.

Si vous restez dans les limites de la zone euro (1), parfois étendue à la zone Sepa dans quelques banques traditionnelles, pas de souci : il n’y aura pas de surfacturation par rapport à ce que vous coûte vos paiements et retraits par carte bancaire en France. Si en revanche vous quittez la zone euro, y compris en restant en Europe - par exemple au Royaume-Uni, au Danemark ou en Croatie - vous devrez sans doute vous acquitter de frais supplémentaires :

  • une commission proportionnelle sur vos paiements par carte à l'étranger : il vous en coûtera ainsi, selon notre comparateur de tarifs, de 1,94 à 7,35 euros, selon votre banque, pour un achat équivalent à 100 euros.
  • une commission proportionnelle et, très souvent, une commission fixe sur vos retraits hors zone euro, pour un coût de 1,94 à 8,50 euros à chaque retrait équivalent à 100 euros.

En résumé, payer en devises, ça n’est pas donné. Heureusement, le marché français s’est enrichi ces dernières années de nouvelles offres, visant ouvertement les voyageurs, et permettant d’alléger considérablement l’addition. Voire, pour les meilleurs, de réduire ces frais bancaires à zéro.

Lire aussi : Paiements à l’étranger : comment réduire ses frais bancaires ?

Des cartes gratuites et sans frais à l’étranger

Max - Nouvelle Vague, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, a lancé fin 2017 cette carte bancaire totalement gratuite, y compris lorsqu’elle est utilisée hors zone euro : aucune commission, ni sur les paiements, ni sur les retraits. Pas de marge, non plus, appliquée sur le taux de change. Qui plus est, la carte Max embarque également des assurances dignes des cartes premium des banques traditionnelles, avec notamment une couverture de votre responsabilité civile à l’étranger. Cerise sur le gâteau, il n’est pas nécessaire de recharger cette carte : elle est en effet « agrégatrice », c’est-à-dire qu’elle est capable de répercuter les paiements et retraits sur une autre carte que vous possédez. Résultat : vous payez avec la carte Max, mais c’est votre compte principal qui est débité. Ne cherchez pas à comparer : il n’y a rien d’équivalent actuellement sur le marché français.

Boursorama Ultim - Le 11 juin, Boursorama Banque a secoué le marché en lançant Ultim. Une carte Visa premium destinée aux voyageurs, incluant un package complet d’assurances et la gratuité sur les opérations en devises. Comme les autres cartes de Boursorama, Ultim est gratuite. Mais elle est également accessible à tous, sans conditions de revenus : une aubaine, donc. Son accès, toutefois, est un poil plus contraignant que Max, puisqu’il faut faire un premier dépôt de 500 euros minimum. Et Boursorama exige un usage minimum : un paiement au moins par mois. Sinon, Ultim est facturée 15 euros par mois.

Plus d’infos sur le compte bancaire Boursorama

Des cartes gratuites à frais réduits

Revolut - Avant Max, avant Ultim, il y a eu Revolut. Avant même son arrivée officielle en France, fin 2017, l’application et la carte de la fintech britannique étaient utilisées par les globe-trotters. Revolut permet en effet d’ouvrir des comptes (virtuelles) dans les devises de son choix, et de virer très facilement et de manière instantanée de l’argent de l’un à l’autre. Dans sa version standard, la carte est gratuite, si ce n’est les 6 euros facturés pour l’envoi de la carte. Elle n’impose pas d’usage minimum et permet de s’affranchir des frais de change, dans certaines limites : jusqu’à 6 000 euros par mois pour le change, jusqu’à 200 euros par mois pour les retraits au DAB. Pas de gratuité totale donc, mais des frais très réduits si vos besoins ne sont pas trop élevés.

N26 - Plus traditionnelle dans son fonctionnement, la carte N26 de base est également gratuite et n’impose pas de conditions d’usage. Les paiements en devises sont sans frais quelle que soit la devise ; les retraits, en revanche, sont facturés : 1,7% du montant retiré en devises, 2 euros à partir du 6e retrait par mois calendaire en zone euro.

Bunq Travel Card - Parmi les dernières néobanques arrivées sur le marché français, la Néerlandaise Bunq distribue depuis quelques semaines sa « Travel Card ». Gratuite, elle est sans frais pour les paiements en devises, mais facture les retraits : 0,99 euro pièce.

Des cartes payantes et sans frais à l’étranger

Toutes les néobanques disposent désormais d’offres premium payantes : N26 You (9,90 euros par mois) et Metal (16,90 euros) ; Revolut Premium (7,99 euros par mois) et Metal (13,99 euros) ; Orange Bank Premium (7,99 euros par mois) ; Nickel Chrome (50 euros par an) ; Bunq Premium (7,99 euros par mois) ; Monese Premium (14,95 euros par mois)…

Toutes ont des caractéristiques différentes. Mais aussi en commun de ne pas facturer de commissions sur les paiements en devises par carte bancaire. Les retraits, en revanche, sont parfois payants : dès le premier chez Nickel (1 euro pièce) ou à partir du 10e chez Bunq, par exemple. Attention également : certaines de ces cartes premium imposent une durée d’engagement…

A consulter : le comparatif des offres des banques mobiles

(1) Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie et Slovénie.

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© cbanque.com / VM / Juillet 2019