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BNP Paribas : les frais de découvert plafonnés pour les clients fragiles

Siège BNP Paribas La Réunion
CC Thierry Caro / Wikimedia

Comme promis aux pouvoirs publics, BNP Paribas a mis en place depuis le début de l’année des plafonds de frais à destination des clients en difficultés financières.

Depuis que la crise des Gilets jaunes a ramené le sujet au premier plan, le traitement des difficultés financières des clients bancaires est devenue une question d’image, et donc un axe de communication, pour les enseignes. BNP Paribas ne fait pas exception : dans un récent communiqué, la banque parisienne fait le point sur ses efforts d’accompagnement des clients financièrement fragiles.

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Comme promis aux pouvoirs publics, BNP Paribas a mis en place, depuis le 1er janvier, des limites à la perception de frais d’incidents de paiement pour ses clients fragiles : un double plafond (20 euros par mois, 200 euros par an) pour les souscripteurs de son « offre spécifique clients fragiles » (OCF), et un autre de 25 euros par mois pour les clients fragiles n’ayant pas souscrit cette offre. Elle n’a pas, en revanche, l’intention d’aller plus loin, au contraire par exemple d’Arkéa, qui a choisi de supprimer tous les frais d'incidents de paiement pour les clients fragiles équipés de l’OCF.

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Un objectif de 40 000 clients équipés fin 2019

Dans un exercice de transparence assez rare dans les grandes enseignes, BNP Paribas dévoile le nombre de bénéficiaires de son OCF, un forfait de compte gratuit incluant « une carte de paiement à autorisation systématique, 2 chèques de banque par mois, un abonnement à des services de banque à distance, ou encore des produits d’alerte sur la situation du compte par SMS », détaille la banque. Ils sont encore assez peu nombreux : 27 500 fin 2018.

En 2019, BNP Paribas « entend poursuivre son engagement avec un objectif de 12 000 souscriptions supplémentaires, soit une augmentation de 30 % du nombre de nouvelles souscriptions par rapport à celles de 2017. » Une ambition mesurée, qui correspond ni plus ni moins à l’engagement pris par la profession bancaire face au ministre de l’économie Bruno Le Maire en septembre 2017.

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© cbanque.com / VM / Février 2019