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Frais d'incidents bancaires : la Caisse d'Epargne fait machine arrière

Siège du groupe BPCE à Paris
© Thomas Gogny / BPCE

Mises en cause par 60 millions de consommateurs et l'UNAF pour leur tarification de certains frais d’incidents de paiement, la Caisse d’Epargne et la Banque Populaire ont annoncé qu’elles allaient revoir leur copie.

Dans un communiqué, le groupe BPCE a annoncé qu’il allait « engager une évolution et une simplification de son dispositif » de tarification des commissions d’intervention, « conscient de la complexité de la tarification actuelle (…) et des incompréhensions qu'elle a pu susciter ». « Ce nouveau dispositif (…) en cours d’élaboration », poursuit BPCE, « sera plus lisible et permettra de prendre en compte en priorité toutes les opérations créditrices de la journée avant imputation des opérations débitrices ».

Vendredi dernier, le groupe BPCE ainsi que le Crédit Mutuel avaient été pointés du doigt par le mensuel « 60 millions de consommateurs », dans une enquête réalisée conjointement avec l'UNAF (Union nationale des associations familiales). En cause, un mode de tarification des commissions d’intervention entré discrètement en vigueur en novembre 2017 et que l'enquête considérait comme abusive, voire illégale.

Lire sur le sujet : Caisse d'Epargne : une surfacturation illégale des frais d'incidents ?

La révélation de 60 millions avait entraîné une réaction immédiate du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, demandant des éclaircissements, ainsi que du régulateur du secteur financier et de la Banque de France, annonçant un renforcement des contrôles sur le sujet.

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© cbanque.com / VM / Octobre 2018