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Réforme des retraites : « le projet sera connu avant les municipales » (Delevoye)

Jean-Paul Delevoye en 2013
CC - Wikimedia commons / SmartGov

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera « connu avant les municipales », a affirmé jeudi le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, satisfait du « calendrier très clair » présenté le même jour par le Premier ministre, Edouard Philippe.

« Nous avons un calendrier très clair, la loi sera votée avant la fin juillet 2020 », a-t-il déclaré lors d'un colloque à l'Université catholique de Lille.

Plus tôt dans la journée, M. Philippe avait annoncé cet objectif, ainsi qu'une concertation avec les partenaires sociaux « jusqu'au début du mois de décembre » et des « consultations citoyennes » de fin septembre à « la fin de l'année ».

« Le projet va être débattu et sera connu avant les municipales », a assuré M. Delevoye, jugeant que les interrogations autour de cette échéance électorale étaient « un faux débat ».

« Puisqu'on a le temps, on va essayer de lever les inquiétudes injustifiées, », a-t-il ajouté.

« Il y a des réflexes d'inquiétude qui se manifestent par des mouvements sociaux, qu'il faut respecter », a-t-il insisté.

Une référence à peine voilée à la grève très suivie à la RATP vendredi et à la mobilisation lundi des avocats, médecins et pilotes de ligne. Autant de professions opposées à la disparition de leur régime de retraite au sein du futur « système universel » voulu par Emmanuel Macron.

« Il y a des solutions pour chacune des professions », avec « des durées de transitions adaptées à chacun des cas », a voulu rassurer le haut-commissaire.

M. Delevoye a aussi évoqué des « mesures d'accompagnement qui permettent d'alimenter l'acceptabilité sociale » de la réforme, notamment « pour ne pas mettre en péril l'équilibre économique des indépendants et des professions libérales ».

Le député (LREM) du Nord Laurent Pietraszewski, organisateur du colloque, a toutefois rappelé en introduction que « la fermeture des régimes spéciaux faisait partie des engagements de campagne » de la majorité.

« Nous n'avons pas été élu pour défendre des rentes de situation », a-t-il souligné.

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