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Immobilier : la forte hausse des prix met les acheteurs sous pression

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36% des acheteurs anticipent une dégradation de leur pouvoir d’achat immobilier dans les 6 prochains mois, et ce, dans un contexte de raréfaction des biens proposés à la vente.

Avec des taux d’emprunt au plus bas, les professionnels de l’immobilier, comme les acheteurs, ont a priori matière à se réjouir. D’après le dernier Observatoire Logic-Immo, réalisé par Kantar TNS auprès de 6 000 acquéreurs, ces derniers sont 69% à penser que le moment est propice à un achat immobilier, soit autant qu’en octobre 2018. Cette volonté est portée essentiellement par la faiblesse des taux d’intérêt, un argument cité par près de 8 futurs acheteurs sur 10. Pourtant, en y regardant de plus près, le tableau n’est pas si idyllique. Et, acheteurs comme vendeurs ne sont pas totalement sereins.

Plus d’un Français sur 2 juge les prix irréalistes

Et pour cause, 36% des sondés souhaitant devenir propriétaires et 37% des vendeurs anticipent une baisse de leur niveau de vie dans les 6 prochains mois. Ce pessimisme est plus présent en Ile-de-France où 4 acheteurs sur 10 anticipent une hausse toujours forte des prix de l’immobilier.

Et les chiffres vont dans leur sens. Le prix du mètre carré dans la capitale s’est en effet envolé de près de 9% en seulement un an. Il atteint désormais 10 000 euros en moyenne, selon les données des notaires du Grand Paris. De quoi donc faire dire à 65% des acheteurs franciliens que les prix des logements sont « irréalistes », contre 58% de moyenne nationale.

Cette flambée du coût de l’immobilier s’explique notamment par la pénurie des biens en vente. Selon l’observatoire, il y avait en janvier 2019, 3,1 millions d’acheteurs pour 2,1 millions de vendeurs, soit 1,5 acheteur pour 1 seul vendeur. Cette concurrence forte met de plus en plus les candidats à l’acquisition sous pression. Désormais, près des trois quarts d’entre eux ressentent ce manque d'offres. C’est 6 points de plus qu’il y a un an.

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