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Airbnb : 24 millions d'euros de taxe de séjour collectés en 2018

  • cBanque avec AFP
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Quelque 23 000 villes en France ont perçu 24 millions d'euros de taxe de séjour sur les locations touristiques en 2018 via la plateforme Airbnb, a-t-elle annoncé vendredi, en premier lieu Paris qui a collecté 7,5 millions d'euros.

L'année précédente, ce montant était quasiment deux fois moindre, à 13,5 millions d'euros collectés dans 50 villes, cette obligation légale - renforcée récemment - étant jusqu'ici peu respectée sur les plateformes de location touristique. Trois villes ont perçu les plus importants montants de taxe de séjour : Paris, qui concentre 65.000 annonces sur la plateforme, arrive largement en tête avec 7,5 millions d'euros, contre 1,1 million pour Nice et 1 million pour Marseille, précise un communiqué. Emmanuel Marill, directeur d'Airbnb pour la France, se félicite d'une « avancée », la collecte désormais automatisée de la taxe, qui « améliore le quotidien de plus de 400 000 hôtes qui remplissent ainsi plus facilement leurs obligations et contribuent à la fiscalité locale ».

En novembre, l'Union nationale pour la promotion de la location de vacances qui fédère les principales plateformes (Airbnb, Abritel-HomeAway, LeBonCoin, Tripadvisor...) avait jugé « techniquement impossible à mettre en œuvre » au 1er janvier 2019 cette collecte automatisée. Les plateformes avaient demandé, en vain, son report au 1er juillet, suscitant l'émoi des organisations d'hôteliers qui avaient dénoncé « une énième provocation de la part des géants du numérique ».

Car désormais les collectivités municipales fixent son niveau - entre 1% et 5% du prix hors taxe de la nuitée par personne - ce qui nécessite une actualisation grâce aux données fournies ces dernières semaines par Bercy, un délai court. Les plateformes ont demandé, en vain, le report de cette réforme au 1er juillet, suscitant l'émoi des organisations d'hôteliers qui ont dénoncé « une énième provocation de la part des géants du numérique ».

La non-collecte sanctionnée depuis la loi Elan

Le Groupement National des Indépendants de l'hôtellerie et de la restauration (GNI) et l'AhTop, l'Association pour l'hébergement et un tourisme professionnels, avaient aussi dénoncé le faible montant d'impôts payés par Airbnb au titre de 2017, à savoir « 161.000 euros pour un chiffre d'affaires estimé en France à 200 millions d'euros ».

La loi Élan (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) sanctionne désormais la non-collecte de la taxe de séjour par les plateformes de location touristique : celles-ci s'exposent à une amende allant de 750 à 2.500 euros. Elle inflige en outre jusqu'à 50.000 euros d'amende aux plateformes ne transmettant pas le décompte des nuitées durant lesquelles le logement est loué, ou proposant des résidences principales déjà réservées plus de 120 jours dans l'année.

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Par la rédaction avec AFP

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