Immobilier : l'artisanat du bâtiment s'essouffle

Une maison en rénovation
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Les artisans du bâtiment ont vu leur activité croître au 3e trimestre mais le rythme a ralenti, a annoncé jeudi leur principale fédération, s'inquiétant d'un « essoufflement » et en tenant responsable plusieurs mesures du gouvernement.

Entre juillet et septembre, l'activité du secteur a progressé de 2,5% par rapport à la même période de 2017, selon les chiffres trimestriels donnés par la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui regroupe plus de 400 000 entreprises de moins de 20 salariés. C'est le 11e trimestre consécutif de progression de l'activité des artisans du bâtiment, mais c'est un ralentissement après une hausse de 3,5% au précédent trimestre.

« Ce ralentissement laisse présager une année 2019 beaucoup moins dynamique », a prévenu dans un communiqué Patrick Liébus, président de la Capeb. « Sans surprise, les mesures engagées par le gouvernement (...) ont un effet délétère sur notre activité. »

« Inquiets pour la suite si rien ne change »

L'organisation vise principalement la décision du gouvernement, dans son projet de budget pour 2019, de ne pas transformer en prime le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), comme prévu initialement, et de confirmer l'exclusion de certains travaux auparavant concernées, notamment sur les fenêtres. Dans l'ancien, l'activité accélère néanmoins un peu, avec une hausse de 1,5% au troisième trimestre contre 1% au précédent, ce que la Capeb explique par un rattrapage après les intempéries du début d'année. Du côté de la construction, l'organisation estime que l'activité « commence à subir les contrecoups » d'autres mesures, dont le rétrécissement du périmètres d'aides à la propriété comme le prêt à taux zéro (PTZ).

Dans cette branche, l'activité ralentit même si elle reste en franche hausse à 4,5% au troisième trimestre contre 6,5% au précédent. « Nous ne pouvons qu'être inquiets pour la suite si rien ne change », insiste Patrick Liébus, alors que le carnet de commandes des artisans, indicateur avancé de leur activité, décline : il représente dix jours de travail en moins par rapport à un an plus tôt.

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Par la rédaction avec AFP

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