prêt viager hypothécaire

vivien

Contributeur régulier
Bonjour,

Quelques précisions complémentaires :
a- La discussion, vers laquelle je pointais, est ICI
b- Un article très bien écrit par une intervenante, voir ICI . Elle maitrise parfaitement les aspects juridiques et financiers des crédits bancaires. En ce sens ses informations peuvent être retenues.
c- Les intérêts sont capitalisés c’est le principe mêle du crédit viager hypothécaire. Pour un crédit de 100.000 Euros au taux de 4 %, la dette au terme de 15 ans sera de 180.095,43 Euros soit 100.000,00 Euros de capital +80.095.43 d’intérêts.
d- Les frais de dossier étaient les années passées de 1 %, non pas des fonds mis à disposition mais de la valeur du bien, expertisé par la filiale du Crédit Foncier.

Bonne journée
 

Friedrich

Membre
Hello,

suis assez d'accord avec Passager, ce n'est pas un arbitrage financier mais un choix sous contrainte.
Bonjour, voici l'exemple très péremptoire et très concret de ma voisine que vous sollicitez :
retraite : 2 000 euros par mois
patrimoine (résidence principale) : 1, 5 millions euros
sa quote-part de travaux de copropriété à financer dans les 5 prochaines années : 100 000 euros

Solution n°1 : vendre et déménager et passer ses vieux jours ailleurs
Solution n°2 : emprunter - oui mais comment rembourser un prêt de 100 000 euros avec une retraite de 2 000 euros ? Une seule possibilité : ne rembourser que les intérêts (4% / an), jusqu'à sa mort, voire pas du tout les intérêts (dans ce cas, à son décès les héritiers percevront 100 000 euros de moins, et 4 000 euros de moins par année de vie, soit si ma voisine décède à l'age de 100 ans (elle en a 70) : 120 000 euros d'intérêts cumulés. Ses héritiers toucheront 220 000 euros de moins, mais je ne vois pas le problème : c'est un droit absolu de terminer sa vie dans sa résidence principale sans avoir à déménager pour satisfaire l'appât du gain des autres. Je précise que dans le cas présent, ses héritiers sont au courant de son problème et la soutiennent entièrement dans sa démarche.
Même les frais de dossier d'un tel prêt, très élevés (on parle de plus de 5% du montant emprunté) sont non significatifs.

LE PRET VIAGER HYPOTHECAIRE N'EST PAS UN CHOIX FINANCIER.

C'EST UNE SOLUTION DE VIE A UN PROBLEME PRECIS DE VIE QUI REPOND AU BESOIN DE VIE DE SEULEMENT QUELQUES MILLIERS DE PERSONNES PAR AN. EN EFFET, SA DIFFUSION EST LIMITE PAR LES CRITERES DRASTIQUES DE RATIO EMPRUNT / VALEUR DU BIEN A LONG TERME.

Le prêt viager hypothécaire, PROTEGE les héritiers de l'autre solution ultime, la VENTE EN VIAGER. Car dans le prêt viager hypothécaire, le propriétaire conserve son bien. Et le prêt est remboursable par anticipation.

Les personnes qui parlent de piège, sont le plus souvent, soit mal conseillées (d'ailleurs, le Crédit Foncier sélectionnait très minutieusement ses clients - inutile d'espérer souscrire un prêt viager hypothécaire en habitant dans une ville moyenne, a fortiori à la campagne - la banque n'a pas le DROIT de prendre de risque à long terme. C'est la régulation bancaire qui l'en empêche), soit non concernées par la question posée et raisonnent comme pour un prêt classique, ce qui est incohérent. Si on peut souscrire un prêt classique, alors le prêt viager hypothécaire est un non sens.
@Passager Je suis assez d'accord avec ce que vous dites.
J'ai eu la chance de rencontrer un ancien commercial du CFF, qui connaissait assez bien le PVH.
Actuellement, nul ne sait qui va développer ce prêt très particulier, car il y aurait un problème (règlementaire ?) mais je n'ai pas bien compris lequel. Les pouvoirs publics souhaitent qu'il soit repris par une autre banque, mais il n'y a pas foule comme on peut le constater.
Le calcul du montant du prêt est assez simple selon ce qu'il m'a dit. Schématiquement, il dépend de la valeur du bien et de l'âge de l'emprunteur. Plus ce dernier est âgé, plus la banque prête. Par exemple, à 75 ans, c'était 32 % du gage (à Paris), mais ça pouvait chuter à 10 % si 60 ans et monter à 65 % si l'emprunteur avait 85 ans.
Si j'ai bien compris, le truc est de calculer l'espérance de vie de l'emprunteur à la date du crédit. En effet, grossièrement, la banque prête un montant tel qu'à l'espérance de vie (âge du décès ?), la dette est égale à la valeur d'expertise. Pour les frais d'instruction, ils étaient égaux à 4 % du montant du prêt et ils sont passés à 1 % de la valeur d'expertise en contrepartie d'une importante baisse du taux du prêt (de 6,90 % à 4,60 % si ma mémoire est bonne).

Affaire à suivre ...
 

Passager

Membre
J'ai eu la chance de rencontrer un ancien commercial du CFF, qui connaissait assez bien le PVH.
Actuellement, nul ne sait qui va développer ce prêt très particulier, car il y aurait un problème (règlementaire ?) mais je n'ai pas bien compris lequel. Les pouvoirs publics souhaitent qu'il soit repris par une autre banque, mais il n'y a pas foule comme on peut le constater.
C'est pour cela que j'ai pensé au CFCAL à Strasbourg, petite banque hyper-spécialisée en prêts hypothécaires de long terme, et qui fait partie du groupe ARKEA qui est hyper-innovant (avec outre ses agences du Crédit Mutuel de Bretagne, FORTUNEO et tous ses services - seule banque en ligne rentable en France - prêt d'avance salariale avec prêt MYSELF sans frais unique en son genre , solutions de paiement des start-up internet de crowfunding etc. etc.).
 

Passager

Membre
Re-bonjour, je souhaite juste apporter une précision. Aucune société mentionnée dans ce forum de discussion ne commercialise de prêt viager hypothécaire, je le répète : aucune. Pas davantage le Crédit Municipal de Toulon que les autres : https://www.credit-municipal-toulon.fr/credit/#tab-id-5
Un intervenant en chat privé semble ignorer la différence entre prêt hypothécaire et prêt viager hypothécaire, ce qui est plus que fréquent, pas de souci. Mais il ne faut pas citer des pistes, on cherche LA réponse, pas des noms de courtiers...
 
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