bon courage ......

buffetophile

Modérateur
Staff cBanque
La mesure phare de l' accord Agirc-Arrco qui entre en vigueur au 1er janvier 2019 est sans aucun doute l'instauration d'un coefficient de solidarité ou « malus » de moins 10 % durant trois ans sur les pensions de retraite complémentaire de la plupart des futurs retraités. A compter du 1er janvier 2019, au lieu de percevoir 100 % de cette retraite complémentaire unique Agirc-Arrco, si vous êtes nés en 1957 ou après vous ne percevrez que 90 % durant 36 mois. Ce n'est qu'au terme de cette période que votre retraite complémentaire sera versée de façon viagère à 100 %. Le malus ne sera toutefois appliqué que jusqu'à votre 67e anniversaire .
Si vous atteignez ainsi le taux plein à 65 ans, vous ne serez donc impacté que deux ans. :(
 

baroudeur44

Contributeur
Pour l'instant, mon départ à la retraite est prévu à mes 67 ans ... j'en ai 38 ... j'ai le temps de voir venir les changements de lois, mais c'est plutôt une mauvaise nouvelle : coincé entre le patronnat qui ne veut pas d'augmentation des cotisations et les syndicats qui ne veulent pas entendre de changement d'age de départ à la retraite ...
 

divpat

Contributeur
mais c'est plutôt une mauvaise nouvelle : coincé entre le patronat qui ne veut pas d'augmentation des cotisations
A 38 ans, une augmentation des cotisations signifie que vous voudriez payer (directement ou indirectement) encore plus pour des BB qui bénéficient de bien meilleures conditions que celles qui seront les votre dans 20 ans, alors qu'ils ont eux-même très peu cotisés et ont accumulés des patrimoines personnels moyens importants tout en endettant la France au taquet.

Quelle générosité!
 

poam5356

Modérateur
Staff cBanque
A 38 ans, une augmentation des cotisations signifie que vous voudriez payer (directement ou indirectement) encore plus pour des BB qui bénéficient de bien meilleures conditions que celles qui seront les votre dans 20 ans, alors qu'ils ont eux-même très peu cotisés et ont accumulés des patrimoines personnels moyens importants tout en endettant la France au taquet.
C'est quoi, des BB ??
 

2PassaG

Contributeur régulier
A 38 ans, une augmentation des cotisations signifie que vous voudriez payer encore plus pour des BB
Le niveau des retraites actuelles ne dépend pas du taux de cotisation. Les retraites sont un dû, et si les cotisations ne suffisent pas, c'est la dette qui compensera. Baroudeur44 paiera quoiqu'il arrive, il est plutôt sain qu'il ait envie de limiter la dette.

Petit correctif: le niveau des retraite ne dépend certes pas directement des prélèvements, mais il est vrai que si le système des retraites est bien équilibrés, les politiques pourraient décider un "coup de pouce" aux retraites… mais bon, ça ne me semble pas un argument raisonnable.

@poam5356 : Baby Boomers ?
 

poam5356

Modérateur
Staff cBanque
A 38 ans, une augmentation des cotisations signifie que vous voudriez payer (directement ou indirectement) encore plus pour des BB qui bénéficient de bien meilleures conditions que celles qui seront les votre dans 20 ans, alors qu'ils ont eux-même très peu cotisés et ont accumulés des patrimoines personnels moyens importants tout en endettant la France au taquet.

Quelle générosité!
Ah ok, BB = Baby Boomers.
divpat avance une argumentation totalement fantaisiste et déplacée, laissant croire que les retraités d'aujourd'hui auraient accumulé des patrimoines par un endettement de la France!
Grotesque! Les conditions actuelles des actifs ne sont pas pires que ce qu'elles ont été pour les actifs de la seconde moitié du 20ème siècle.
Je pense même que c'est l'inverse.
Dans les années 60, l'alimentation représentait entre 30 et 40% des dépenses des ménages. Que dépensez vous aujourd'hui?
Ceci dit, si on veut manger correctement aujourd'hui, il faut aussi dépenser plus que les 10 ou 12% que consacrent les ménages actuels à leur alimentation.
Quant aux loisirs??? Combien étaient-ils à pouvoir aller en vacances dans les années 60?
Que valait l'essence en 1960? La santé? l'eau et l'électricité?
Si j'en crois un comparatif trouvé sur internet, le SMIC (et donc les salaires en général) a été multiplié par 35 entre 1960 et 2010 alors que le prix d'une voiture a été multiplié par 10, le litre de super par 9, la baguette par 12.
Autrement dit, vous avez beaucoup plus de moyens financiers aujourd'hui qu'il y a 50 ans.
Le seul avantage que je puisse reconnaître aux "BB", c'est d'avoir profité de la baisse continuelle des taux d'intérêts depuis les années 90, et donc d'une hausse importante des patrimoines immobiliers.
Mais ceci n'a rien à voir avec les retraites !
Vous ne savez d'ailleurs pas quelles seront les conditions des retraites dans 30 ans.
Alors, 'votre remarque sur la générosité', je ne vous dit pas ce que vous pouvez en faire!!
 

buffetophile

Modérateur
Staff cBanque
ah un sujet qui passionne je vois …...

calmons nous et inutile de rejeter la faute sur les anciens ou sur les modernes ….

la faute et l'énorme erreur est congénitale .....faire payer les actifs pour les retraités était , certes , une bonne idée dans les années 50 lorsqu'il y avait beaucoup d'actifs et peu de retraités et qu'ils vivaient moins longtemps mais l'erreur a été de penser que cet état de fait allait perdurer.

à présent il y a de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités qui vivent plus longtemps le système est arrivé au bout de ce principe .

il va falloir passer à une autre système . mais ce passage ne se fera qu'avec des grincements de dents ( on dit avoir une giléjaunose en plaque :ange::love: ) car il y aura des gagnants et des perdants.

un peu comme ce que l'on voit actuellement concernant la transition énergétique . tout le monde sait qu'elle est vitale mais personne ne veut en payer le prix . plutôt faire payer le voisin ....:devilish:

c'est assez classique finalement .
 

choice

Membre
divapt > votre propos, que j'ai maintes fois entendu ou lu, me choque pourtant toujours autant... Je suis de la génération de baroudeur44... et donc descendante directe de baby-boomers... La "générosité" a ainsi été bilatérale, puisque, même si je "paye" à présent pour elle, cette génération a dû financer des études plus longues, voire plus onéreuses, pour des enfants (donc moi!) financièrement autonomes bien plus tardivement. Quant au fait que mes parents aient endetté l'Etat... avec un crédit immobilier à 12% à l'époque, j'en doute fort...
Quand on voit le nombre de petits retraités, le "patrimoine personnel moyen important" reste une moyenne, pas une réalité générale, tout comme le salaire moyen.
Cela dit, je considère également que le niveau de vie de ma génération va en prendre un coup dans les années à venir, et que l'horizon de la retraite parait plutôt sombre. Mais d'ici 30 ans, tout peut arriver: le pire, le meilleur, et ce que l'on n'imagine même pas!

Pour en revenir au sujet initial, rien que le terme de "malus" est inacceptable. Cela me rappelle le brutal changement de conditions de versement des rentes COREM, qui ont placé nombre d'adhérents devant un fait accompli.
 

MRGT34

Contributeur régulier
Salut,

l'erreur de base n'est pas tant le financement des inactifs par les actifs, mais plutôt les modes de calcul des droits à pension qui seront ensuite payés par les actifs ainsi que la multitude de régimes spéciaux dérogatoires financés par les actifs. On est passé de 37,50 ans de cotisations et 10 meilleures années au siècle dernier à 42 ans de cotisations et 25 meilleurs années pour les salariés du privé. Et ce n'est toujours pas suffisant ...

Pour équilibrer aujourd'hui, et ce problème existe depuis longtemps avec des retraités de plus en plus nombreux qui vivent presque plus longtemps à la retraite qu'en activité, ça devient très compliqué et périlleux. Si on ajoute le temps de formation des futurs actifs, lui aussi de plus en plus long, on fait supporter sur les actifs qui cotisent des efforts de plus en plus lourds.
Dans une concurrence internationale qui favorise les bas coûts et donc les bas salaires, notre modèle social devient intenable mais je ne sais pas par quoi le remplacer.

Pour l'heure, on fait contribuer ceux qui peuvent. Dans les années 50, c'était les actifs (ils étaient à 10 contre 1), aujourd'hui, ce sont les (riches ?) retraités ( on en compte 3 pour 5 actifs - à vérifier). Et ce n'est pas fini.

L'idée du gvt est de repasser à une retraite à taux plein à 65 ans au moins et un calcul des droits sur la base des cotisations effectives, et non plus forfaitisées : 1 € cotisée donnera les mêmes droits à tout le monde (sauf que si les droits sont ensuite figés par une système de point acquis, on rencontrera les mêmes problèmes d'équilibre ...), ce qui annonce la fin des régimes spéciaux et un calcul sur l'ensemble des années cotisées. Ce seront toujours les actifs qui paieront, mais le rapport sera plus équilibré, à défaut d'être équitable. Je pense que ça va favoriser la multiplication des régimes de retraites complémentaires par capitalisation, pour ceux qui pourront. Pas sûr que ça améliore l'équité ...
Le problème de base est qu'il est impossible de donner plus que ce qui est disponible, sauf à creuser les déficits et faire payer les générations qui n'existent pas encore, comme c'est le cas actuellement.
Faut résoudre la quadrature du cercle !
 

Aristide

Top contributeur
Bonjour,

Quant au fait que mes parents aient endetté l'Etat... avec un crédit immobilier à 12% à l'époque, j'en doute fort...
???

Quel rapport entre des taux élevés sur le marché des crédits immobiliers aux particuliers et une (sous entendue) incidence à la baisse sur l'endettement de l’État ?

Si à un moment donné les taux sont élevés l’État qui emprunte en permanence subit aussi lesdits taux..........ce qui contribue à accroître sa dette totale puisque non seulement il réemprunte pour rembourser le capital mais aussi les intérêts qui s'y ajoutent.

Cdt
 
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