A la recherche d'infos ...

pragma tic

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Bonjour,

Je suis à la recherche d'informations relatives à la règlementation du fonctionnement bancaire : titres de créance, réserves obligatoires, et en particulier, interprétation du taux de couverture légal (ratio Mc Donought).

Si une personne qui connaît le B A BA dans ce domaine pouvait me consacrer quelques minutes, je lui en serais reconnaissant.
 

pragma tic

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Bonjour,

A tout hasard, je vais préciser mes attentes, un cas d'école (primaire ?) n'a jamais fait de mal à personne ...

J'essaie de comprendre les grands principes de la création monétaire, à travers le cas particulier du crédit bancaire.
La plupart des auteurs s'accordent à dire que le crédit bancaire est un important vecteur de création monétaire, quelques irréductibles le contestent.
Les discussions portent souvent sur des modélisations très pointues, peu à même de mettre en évidence le processus de création monétaire : elles fournissent des résultats, pas la manière d'y aboutir ...

Alors, dans le cadre d'une discussion à ce sujet sur un autre forum, (discussion à laquelle participent d'éminents économistes, pas spécialement d'accord entre eux), je propose une modélisation simpliste, ne visant absolument pas à refléter la complexité de la pratique bancaire, mais simplement à mettre en oeuvre les principes qui régissent la mise en oeuvre du crédit bancaire.

J'ai lu ce que j'ai pu trouver sur internet à ce sujet, j'ai quand même beaucoup de doutes concernant ce que j'ai produit ... que voici :

Mon propos revient donc à créer une banque, (la Pragma Fric), à observer les contraintes légales (juridiques et comptables) qui pèsent sur elle, puis, tout en s’efforçant de respecter le cadre légal, d’en faire progressivement un opérateur de crédit, de manière à tenter de mettre en évidence le mécanisme par lequel cette banque pourrait participer à une « création monétaire ».

Je dispose pour se faire de 200 000 euros et de quelques coffres dont je ne sais pas quoi faire.
J’ai donc, dans un premier temps, procédé à quelques déclarations d’usage, dont je crois qu’elles ne concernent pas mon propos ici. J’ai ainsi pu ouvrir un compte à la BCE, et un autre à la Banque de France.
Le compte à la BCE sera mon compte de fonctionnement. Pour l’approvisionner, il m’a fallu produire un titre de créance. J’ai donc investi dans un Bon du Trésor Interannuel de six ans, de 200 000 euros, et je l’ai déposé à la BCE.
Mon compte à la banque de France accueillera mes réserves obligatoires, J’y effectue un virement de 20 000 euros à ce titre, ce qui me fixe pour l’instant à ce niveau (supérieur au nécessaire) mes réserves obligatoires, et a pour effet de laisser à 180 000 euros mon compte créditeur à la BCE.
Et je démarre. Ce matin, 3 clients (Dupond, Durand, Duschnock,) sont venus chacun ouvrir un compte courant, et l’ont chacun crédité de 50 000 euros, ce qui m’a pourvu de 150 000 euros, que j’ai convertis en un certificat de dépôt, me permettant de porter à 330 000 euros mon solde créditeur à la BCE.
Telle que j’interprète actuellement la législation comptable applicable au droit bancaire, je dispose donc d’un « droit à crédit » du niveau de 90% de mes fonds propres et dépôts, soit environ 300 000 euros.
Les clients ne tarderont sûrement pas, car je vais commencer par du crédit gratuit.


Voilà, certains de mes interlocuteurs proposent d'aller neuf fois plus loin dans la pratique du crédit sur ces bases ...

Je suis donc intéressé à tout commentaire sur le mode de "création" de ma banque (qui me semble bien douteux), mais également à une interprétation du ratio Mc Donought dans ce cas simpliste.
 

Aristide

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Bonjour,

Au niveau des principes, donc indépendemment des règles de sécurité juridiquement imposées dont vous parlez, la création monétaire - via les crédits à l'économie - réalisée par les banques de dépôts, consiste à consentir un crédit sans avoir au préalable la ressource pour le faire.

Ce pouvoir de création monétaire n'existe donc que pour les banques de dépôts.
Dans ces banques, il existe d'ailleurs un adage qui dit :"Les crédits font les dépôts" alors que beaucoup pensent que c'est l'inverse.

Au niveau des principes - donc sans tenir compte des capitaux propres minimum, ratio de solvabilité européen et autres..., quand vous démarrez votre activité bancaire fictive vous avez par exemple 100 unités de capitaux propres (apportés par actionnaires par ex) au passif de vote bilan avec la même somme en contrepartie dans un compte de trésorerie (sur votre compte BCE par ex).

Mr Dupond vient vous solliciter pour un crédit de X unités - par exemple 1.000 unités.

A partir de là, alors que vous n'avez pas d'autres dépôts, vous ouvrez un compte "Prêt Mr Dupond" pour 1.000 unités à l'actif du bilan (c'est une créance sur Mr Dupond).

En contrepartie, vous ouvrez un compte de dépôts à vue "Compte Mr Dupond" et vous le créditez de 1.000 unités, au passif du bilan (C'est une dette envers Mr dupond).

Les "crédits font les dépots"; vous venez de créer 1.000 unités de monnaie.

En l'état actuel des choses, notre banque fictive est en très mauvaise position puisqu'elle n'a que 100 unités en trésorerie alors qu'elle a permis à Mr Dupond, de par son prêt, d'émettre un titre de paiment de 1.000 unités qu'elle n'aurait donc pas les moyens d'honorer à l'instant "t".

Mais, à partir de là, il y a plusieurs situations possibles :
1) - Préalablement à cette opération votre banque fictive avait suffisamment collecté = pas de problème.

2) - Le fournisseur de Mr Dupond qui sera bénéficiaire du titre de paiement émis par ce dernier est aussi client de votre banque fictive = pas de probléme, les 1.000 unités iront du compte de Mr Dupond au compte de Mr Durand sans que la trésorerie de votre banque fictive soit impactée.

3) - La collecte préalable est insuffisante pour couvrir le titre de paiement de 1.000 unités = votre banque active tout son réseau commercial pour accélérer la collecte; si elle réussit = pas de problème.

4) - Si elle ne réussit pas = obligation de recourir au refinancement sous peine de dépôt de bilan.

Voilà le principe de la création monétaire via les crédits à l'économie des banques de dépôts.

Les autres Etablissements bancaires non habilités à ouvrir cse comptes de dépôts peuvent aussi consentir des crédits mais ils n'ont pas le pouvoir de création monétaire; ils ne peuvent prêter - au plus - que ce qu'ils ont emprunté (et dans le respect des règles de sécurité financière bien entendu)

Si les crédits à l'économie consentis par les banques de dépôts constituent la forte majorité de la création monétaire, il ne faut cependant pas oublier les deux autres sources de création monétaires que sont les créances sur le trésor et les créances sur l'étranger.

Quant aux règles de sécurité dont un capital minimum et le Ratio Mc Donough (Ratio de Solvabilité Européen - R.S.E). ils ont été prévus pour assurer un minimum de fonds propres ou assimilés.
Avant Mc Donough c'était le ratio "Cook" qui imposait aux banques d'immobiliser des fonds propres à hauteur de 8% de leurs encours de crédits.
Avec Mc Donough ce ratio est modulé en fonction des risques pris sur les clients et de la notation attribuée à chacun d'eux.
Mais, globalement, la moyenne resterait aux environ de 8%.

Cordialement,
 

pragma tic

Nouveau membre
Bonjour,

Et merci beaucoup de me consacrer de votre temps.

Je pense avoir bien compris le principe "les crédits font les dépôts", en particulier tel qu'illustré dans votre exemple.

C'est l'interprétation de "'immobiliser des fonds propres à hauteur de 8% de leurs encours de crédits." qui me soucie.

Dans le cas de votre banque fictive, qui consent un crédit de 1000 en disposant de 100 de capitaux propres, elle dispose bien de 10% de fonds propres et semble donc respecter les contraintes légales, interprétées dans ce sens.

Mais on constate qu'elle engage de la monnaie dont elle ne dispose sur aucun plan, même comptable (antérieurement au crédit), hors certains estiment que cela n'est plus possible depuis la mise en place de la comptabilité à partie double, ce qui me faisait douter de cette interprétation, et m'orientait plutôt vers une interprétation "jusqu'à environ 92% des fonds propres + dépôts".
 

Aristide

Top contributeur
C'est l'interprétation de "'immobiliser des fonds propres à hauteur de 8% de leurs encours de crédits." qui me soucie.

Dans le cas de votre banque fictive, qui consent un crédit de 1000 en disposant de 100 de capitaux propres, elle dispose bien de 10% de fonds propres et semble donc respecter les contraintes légales, interprétées dans ce sens.
J'ai pris 1.000 unités "au hasard".
Remplacez par 10.000 unités; au niveau des principes de la création monétaire cela ne change rien.

Par contre, si l'on raisonne sur la moyenne RSE à 8%, au lieu d'immobiliser 80 unités de fonds propres ou assimilés, cette banque devra les porter à 800 unités.

C'est un moyen de freiner la création monétaire.

Cdt
 

elbartoo

Membre
voler toutes les banques privées française et de les restituer a l'état. Dans notre société l'argent a beaucoup trop d'importance pour le laisser être géré par des familles de banquiers privées. L'ensemble de notre système monétaire doit être géré par les états soit l'ensemble des citoyens, laisser ça a des particuliers c'est leur donner le pouvoir d'accumuler des milliards et des milliards alors qui pourrait nous revenir et ne me faite pas croire que ça détruirait le système monétaire que de changer la propriété d'une banque de la main d'un Rockefeller a celle des français, si on gardent l'indépendance de nos futur banques centrale en leurs donnant le mémé statut que nos système judiciaire (indépendant mais a l'état)
 

Aristide

Top contributeur
Bonjour,

Pour ce qui concerne la zone euro, la banque centrale est désormais la BCE et elle est maître de ses décisions.

Pour le reste je vous laisse à vos élucubrations.

cdt
 
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