Achat en ligne : un client sur 3 ne veut pas avoir à prouver son identité

Paiement biométrique mobile
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Selon un récent sondage, 32% des consommateurs français préfèreraient renoncer à un achat en ligne, plutôt que d'avoir à prouver leur identité. L'authentification forte, pourtant, est appelée à devenir la norme d'ici la fin 2020.

Adeptes de shopping en ligne, il va falloir dire adieu au code SMS ! Principal moyen actuel de sécuriser les transactions internet, le code à usage unique que vous recevez sur votre mobile n'est pas conforme avec la nouvelle directive européenne sur les services de paiement (DSP2). Il doit donc disparaître d'ici au 31 décembre 2020, a confirmé jeudi l'Autorité bancaire européenne. A la place, les e-commerçants et leurs banques vont devoir mettre en place des systèmes dits d'authentification forte, plus sûrs mais aussi plus contraignants.

Côté consommateur, la partie n'est pas gagnée. Selon une étude européenne publiée par Riskified, un fournisseur de solutions e-commerce, (1), 32% des clients français préféreraient abandonner leur panier d'achat et aller voir ailleurs plutôt que d'avoir à confirmer leur identité via une authentification forte. Ils sont rares, par ailleurs, à avoir entendu parler de la DSP2 et de ses conséquences : 19% seulement.

Lire sur le sujet : Compte bancaire, paiements : ce qui change pour votre sécurité

Les commerçants sur internet ont donc quelques soucis à se faire : la généralisation de l'authentification forte risque bien de leur faire perdre du chiffre d'affaires. Mais ils ne semblent pas tous conscients du danger. Ils surestiment en effet le niveau d'information des consommateurs - 90% des commerçants pensent que leurs clients sont parfaitement ou suffisamment informés - et ne se préparent tous au bouleversement : ils sont 18% à n'avoir pris pour l'instant aucune mesure pour minimiser l’effet négatif de la DSP2 sur leur chiffre d’affaires.

(1) Enquête réalisée par Sapio Research pour le compte de Riskified, avec des questions à réponses multiples adressées à un échantillon de 2 000 consommateurs et 200 commerçants équitablement réparti entre le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne.

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© cbanque.com / MoneyVox / VM / Octobre 2019

Commentaires

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Publié le 18 octobre 2019 à 13h46 - #1Petit louis
  • Homme
  • 67 ans

Mais, cela ne devrait-il pas être aux banques de garantir la sécurité des transactions, sans pénaliser encore les usagers des banques qui le sont déjà pas mal(voir l'augmentation tarifaire 2020)?...et de tout mettre en oeuvre dans ce but(carte à cryptogramme évolutif,...)

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