Fortuneo

A quoi ressemblerait un quotidien sans cash ?

Rendu de monnaie
© Mihail - Fotolia.com

Souvent annoncée - mais encore loin d’être une réalité - la disparition du cash nécessite de trouver des alternatives, aussi pratiques et accessibles, que les pièces et les billets au quotidien. Voici quelques pistes pour un monde sans cash.

Pas assez sûr, difficile à tracer, trop cher à gérer : l’argent liquide a de moins en moins la cote. Notamment auprès des pouvoirs publics. Depuis le 1er septembre 2015, les paiements par cash sont interdits au-delà de 1 000 euros. La même année, le ministère de l’Economie a déployé une stratégie nationale sur les moyens de paiement dont l’un des objectifs est clair : promouvoir l’usage de la carte bancaire aux dépens des espèces et du chèque.

Il n’en fallait pas plus pour que certains l’annoncent : la fin des pièces et des billets est pour demain. « Je pense et espère qu’il sera possible d’ici 10 ans de se passer complètement de cash en France », écrivait par exemple en avril 2018 Vlad Yatsenko, co-fondateur de la néobanque Revolut. Comme souvent, il convoquait l’exemple de la Suède, considérée comme une des nations les plus avancées sur le sujet : « (…) 36% de sa population déclarant ne jamais utiliser d’argent liquide (…). L’argent liquide n’y est utilisé que dans 20% des transactions en magasins, et le total d’argent en circulation est à son plus bas niveau depuis 1990. » Mais il aurait aussi pu évoquer les cas du Canada ou de la Corée du Sud…

Imaginons que la France prenne la même voie… A quoi ressemblerait un quotidien sans cash ? Quelles sont les alternatives qui existent déjà ? Et celles qui pourraient arriver bientôt ?

Cash : un déclin à relativiser

La Banque de France le confirme, dans son dernier bulletin (1) : « L’usage transactionnel de la monnaie fiduciaire est en recul (…) ». En clair, vous utilisez de moins en moins le liquide pour régler vos achats du quotidien. L’institution en veut pour preuve la baisse de la valeur des billets retirés aux distributeurs automatiques : -2,2% en 2018 par rapport à 2017. Il faut toutefois relativiser le déclin du cash : la Banque centrale européenne estime entre 19 et 24 milliards la valeur des euros actuellement en circulation et utilisés pour payer au quotidien. Il y a donc encore de la marge...

Dans les commerces : sans contact à tous les étages

Comment acheter une baguette, un café, un journal ou un ticket de bus sans utiliser des billets et de pièces ? La réponse tient en 2 mots : sans contact. Débuté il y a une dizaine d’années, le déploiement, parfois à marche forcée, des cartes bancaires sans contact a d’abord suscité la méfiance des consommateurs, craignant la fraude, avant de remporter l’adhésion : 80% des Français l’utilisent désormais. Depuis 2014, le paiement sans contact se fait aussi grâce au mobile, avec Orange Cash (aujourd’hui disparu) puis Apple Pay, Google Pay ou Samsung Pay. Le paiement sans contact, dont la limite d'usage a déjà été repoussée de 20 à 30 euros, semble donc tout désigné pour prendre la place du cash.

C’est ce qui se passe dans les pays les plus avancés sur cette voie, comme au Canada. Exemple récent : l’enseigne française Décathlon, qui s’installe cet automne dans l'une des principales galeries marchandes de Montréal, a annoncé que son nouveau point de vente n’accepterait pas les espèces, imposant de fait le recours au paiement sans contact par carte ou mobile. Justification : éliminer les files d’attente. La grande surface sportive ne pourrait pas faire la même chose en France : il est en effet interdit de refuser un règlement en espèces. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les caisses en libre-service, où l’on scanne soi-même ses achats et où l’on paie exclusivement… par carte bancaire.

L’étape suivante est déjà en préparation : le « paiement sans coutures ». En janvier 2018, Amazon, le géant du e-commerce, a ainsi lancé à Seattle (Etats-Unis) une supérette baptisée « Amazon Go ». Sa particularité : l’absence de caisses. En entrant, le consommateur signale sa présence en scannant une application mobile. Pendant ses courses, des caméras le suivent et observent les articles qu’ils placent dans son panier. A la sortie, pas de paiement : la facture est directement débitée sur sa carte bancaire. Le principe a été repris en France à la Fnac, qui teste actuellement dans une dizaine de magasins « Pay & go », un service qui permet de scanner et payer ses achats dans une application mobile, sans passer par la caisse.

Carte bancaire : ceux qui freinent

Rendre la monnaie, faire sa caisse, préparer les rouleaux de pièces et les liasses de billets : accepter les espèces représente du temps (et donc de l'argent) pour les commerçants de détail. Paradoxalement, ils sont aussi un des freins à l’hégémonie de la carte bancaire sans contact. Dans certains points de vente (surtout des bureaux de tabac), il reste en effet compliqué d’utiliser sa CB pour régler des sommes inférieures à 10, 15 voire 20 euros, malgré les recommandations des pouvoirs publics qui encouragent l’acceptation dès le premier euro. Pourquoi ? Parce qu’accepter la carte bancaire représente également un coût pour le commerçant, sous la forme de commissions payées à sa banque. Mais aussi pour des raisons plus discutables : encourager, notamment, les porteurs de carte à alourdir la facture pour atteindre le seuil, en achetant par exemple deux paquets de cigarettes plutôt qu’un.

Lire sur le sujet : Pourquoi certains buralistes refusent-ils encore la carte bancaires sous 10 euros ?

Les réfractaires se comptent aussi parmi les consommateurs. A la différence d'un retrait de cash, un paiement par carte fournit à votre banque quantité d'informations sur vos habitudes de consommation. Même si l'usage qu'elle peut en faire est encadré, cette intrusion potentielle dans la vie privée n'est pas du goût de tous.

En famille, entre amis : des micro-paiements instantanés sur mobile

Il est un autre domaine où le cash reste très présent : celui des paiements entre proches. Sans pièces et billets, comment donner de l’argent de poche à ses enfants ou rembourser le collègue qui a avancé l’argent du déjeuner ? Certes, on peut utiliser le virement. Mais cela signifie récupérer un RIB, le fournir à sa banque et attendre de 24 à 72 heures pour que le paiement soit effectif. Pas très pratique…

La véritable alternative au cash dans ce cas de figure commence toutefois à pointer le bout de son nez : il s’agit des paiements instantanés initiés par mobile. Le principe est simple. Depuis votre mobile, vous renseignez le numéro de mobile du destinataire et le montant de la somme à rembourser. Dans la seconde ou presque, l’argent change de compte.

Là aussi, la Suède a été en pointe : dès 2012, les six principales banques du pays ont lancé Swish, à destination des particuliers. Depuis 2014, Swish permet également de payer une entreprise (un artisan par exemple) ou une association. Et depuis 2016, de régler des achats en ligne. Le succès a été tel que son nom est devenu un verbe : swisha. Et les usages vont loin : à Stockholm, des chanteurs de rue, par exemple, affichent leur numéro de mobile pour permettre au passants de leur faire un swish.

Un Swish français ?

Qu’en est-il en France ? Les applications de paiements instantanés entre particuliers sont légion : PayPal, Lydia, Pumpkin, etc. C’est d’ailleurs le problème : l’éparpillement des services et l’absence d’interopérabilité entre eux compliquent leur usage

Le Swish français existe pourtant. Son nom : Paylib entre amis. Problème : il est très en retard sur son cousin suédois. La première banque française à se lancer a été BNP Paribas… en mai 2018. L’application commence toutefois à faire sa place. Déjà disponible au Crédit Mutuel de Bretagne, au Crédit Agricole, à la Caisse d’Epargne, à la Banque Populaire ou chez BNP Paribas, le paiement instantané via Paylib le sera prochainement au CIC, au Crédit Mutuel Alliance Fédérale, à la Banque Postale et à la Société Générale. De quoi couvrir l’immense majorité des usagers.

(1) « La circulation de la monnaie fiduciaire en euros en 2018 : une dynamique portée par l’international et la thésaurisation », Bulletin de la Banque de France 225-2, septembre-octobre 2019.

Partager cet article :

© cbanque.com / MoneyVox / VM / Septembre 2019

Commentaires

Me prévenir en cas de nouveau commentaire
Publié le 19 septembre 2019 à 05h11 - #1Ezerian
  • Homme
  • Nouméa
  • 25 ans

Un monde sans cash. Très drôle !
Je vous rappelle que la Nouvelle Calédonie est encore en France et que de nombreux marchands non pas l'électricité. C'est bien plus pratique de payer par chèques ou par espèces que de donner les chiffres de sa carte pour qu'il te débitent ensuite.
Les quelques marchands qui prennent la carte, une fois sur 2, le paiement n'est pas accepter car les délais de connexion ne sont pas accès rapide.
S'il y a une coupure de courant, nous ne pouvons plus rien acheter/échanger/vendre avec votre principe de carte/téléphone. Parfois des communes sont privés d'électricités pendant plusieurs semaines après un cyclone.
Apparemment, les catastrophes naturelles font augmenter d'année en année.
Les états (Nigeria,Suède) qui retirent leur cash se tirent une balle dans le pied, s'ils n'ont plus assez à leur base de données pour gérer les échanges informatiquement.
Un échange par cash a un taux de réussite de 100 %, contrairement au reste. Pourquoi supprimer les outils les fiables que nous avons ?
Tata

Trouvez-vous ce commentaire utile ?60
Publié le 19 septembre 2019 à 06h36 - #2Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Pour info le credit mutuel alliance federale utilise Lyf Pay depuis plus d'1 an comme appli pour regler amis/famille, etc...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 19 septembre 2019 à 09h21 - #3Kate 69
  • Femme
  • Lyon
  • 57 ans

Comment donner au mendiant avec sa carte bancaire ?
Au chanteur dans le métro ?
Un pourboire au café ? Au resto ?
Comment donner la pièce au facteur qui apporte la lettre recommandée ?
Au livreur qui apporte le colis ?
Les étrennes à sa concierge ?

Trouvez-vous ce commentaire utile ?60
Publié le 20 septembre 2019 à 12h55 - #4PaulJ
  • Homme
  • IDF
  • 51 ans

Et lors de voyages à l'étranger ce sera une montagne de frais bancaires au retour.
Certains prennent leurs désirs pour des réalités.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 20 septembre 2019 à 20h01 - #5AnDroKtoNe
  • Finistère
  • 51 ans

Tous les mois quand je touche mon argent, je vais au distributeur (de ma banque) et j'y retire la totalité de ce qui est disponible (en prenant en compte les divers prélèvements).
Ainsi je paye tout en espèce.
Pourquoi ?
Je ne veux pas être pistée, étudiée, scrutée...
Je ne suis pas une marchandise !

Trouvez-vous ce commentaire utile ?50
Publié le 20 septembre 2019 à 23h55 - #6Candide 89
  • Homme
  • Yonne
  • 78 ans

Quand j'achète un article en cash, je le paie à sa valeur. Quand je le paye avec la carte, il faut d'abord que je paie 40€ pour obtenir ce bout de plastique. Et son utilisation entraine 4% de frais pour le commerçant qui bien entendu les a déjà répercuté sur le prix de l'article. Et maintenant on veut que j'achète aussi un smartphone, qu'il faudra que je remplace en catastrophe en cas de panne ou d'incident. STOP!. J'ai l'impression que certains vivent dans leur petit monde, et sont à côté de leurs pompes. Personnellement, si un jour je me trouve à sortir d'un magasin sans caisse, je laisse mon panier sur place, et je vais voir ailleurs. Même si j'ai une CB dans ma poche....

Trouvez-vous ce commentaire utile ?61
Publié le 21 septembre 2019 à 00h14 - #7Texane
  • China

Je vis en Chine. Mon quotidien est sans cash. Je paie tout via Wechat ou Alipay après avoir lié ma carte bancaire chinoise. Tous les commerçants ont soit un terminal pour scanner le qr code de mon app pour initier le paiement soit un qr code que je scanne et je rentre le montant à régler. Pour le métro ou le bus, c'est via une carte de transport dématérialisée sur le téléphone ou ma montre connectée en NFC. Cette dernière est liée aux app ci dessus. Tous les transferts sont en live et je suis débité en live sur mon compte bancaire. Le transfert d'argent entre personnes est aussi possible via les 2 apps et c'est gratuit. C'est l'équivalent d'un transfert sepa instantané.
Très très pratique même si, il faut être lucide, toutes les transactions ne sont pas anonymes et sont enregistrées. Mais c'est la chine.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?10
Publié le 21 septembre 2019 à 00h34 - #8Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Je voudrais surtout pas faire une généralité mais celles et ceux qui défendent le cash sont d'1 autre génération (quand on voit les profils) et n'ont pas évolué depuis les années 70-80.
A un moment donné faut tout de même bien comprendre et assimiler que celui qui est en dehors de ses pompes est celui qui croit que le monde ne change pas et qu'il n'aura pas besoin de changer sa façon de faire...le reveil risque d'être brutal, autant vous mettre à la page pendant qu'il est encore temps de le faire en douceur.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?25
Publié le 21 septembre 2019 à 07h08 - #10Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Vas escroquer les pigeons ailleurs qu'ici STP.
C'est dommage qu'il n'y ait pas de bouton de signalement sur les messages comme c'est le cas sur le forum

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 21 septembre 2019 à 09h19 - #11AnDroKtoNe
  • Finistère
  • 51 ans

@Stunt38
Et la vie privée, vous en faites quoi ?
La question n'est pas de se mettre à la page mais de ne pas vouloir être considéré comme du gibier par les banques et l'état...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 21 septembre 2019 à 13h11 - #12Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Ben justement, il y a la RGPD qui est en vigueur et qui concerne notamment le traitement des données persos.
C'est pas des banques ou fe l'état qu'il faut avoir peur, mais plutôt des boites comme Facebook, Amazon ou Alibaba et/ou celles qui exploitent des données sensibles dans des pays où la notion de vie privée n'est pas dans le dico

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 21 septembre 2019 à 19h42 - #13AnDroKtoNe
  • Finistère
  • 51 ans

Je me méfie de tous, et les réseaux "dits sociaux" encore davantage, d'ailleurs hormis twitter (et pour un seul sujet), je ne suis sur aucun

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 23 septembre 2019 à 07h35 - #14Kate 69
  • Femme
  • Lyon
  • 57 ans

C'est vrai que je suis d'une autre génération et que je n'ai pas évolué. Je ne sais toujours pas comment donner au SDF du coin avec ma carte bancaire. Quand il n'y aura plus de SDF et que je serai radine pour ne plus donner de pourboires alors je pourrais évoluer.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 23 septembre 2019 à 08h45 - #15Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Ben pourtant la solution existe depuis toujours : tu leur donnes un sandwich ou équivalent, au moins t'es sur qu'il en fera bon usage.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?01
Publié le 23 septembre 2019 à 19h09 - #16louiison
  • Femme

Il est important que le CASH demeure sinon les banques se feront un profit monstre sur les commerçants et les usagers. De surcroît le pouvoir (état, ..) et les banques nous auront à leur merci : nous ne serons plus propriétaires de notre argent et ne pourrons pas en faire ce que nous en voulons. L'état et les banques prendront les décisions qui leur conviennent à notre détriment. Déjà de nombreux changements se sont opérés contre les usagers (frais bancaires, commissions, pistage de nos habitudes, vente de nos comportements et autres). Attention, nous seront des mouches dans la toile d'araignée des "décideurs" (ceux qui détiennent le pouvoir, banques notamment) si nous ne conservons pas le CASH - nous ne sommes pas des objets mais des sujets - conservons notre bien à tous - les alternatives doivent demeurer (ceux qui veulent payer en cash, cb ou autre) - chacun doit avoir le choix

Trouvez-vous ce commentaire utile ?10
Publié le 25 septembre 2019 à 07h17 - #17Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

@louison : encore et toujours la théorie du complot, du big brother is watching you, etc.
On est pas en monarchie du kidoutichtan orienral, il y a des lois en France, la loi informatique et libertés avec la CNIL, la RGPD plus récente entre autres.
L'utilisation des données est strictement réglementée et ultra contrôlée, lis les docs réglementaires que tu dois signer auprès de ta banque, tu verras par toi même.
Je travaille dans le secteur bancaire et il fait voir le nombre de garde fou en place lorsqu'on écrit un compte rendu d'entretien, même le mot "invalidité" (en rapport à ceux qui touche une pension) n'est pas admis, pas plus que "militaire"....
Le traitement des données à titre commercial est précisé dans la RGPD, notamment les sollicitations qui sont paramétrables.
Pas de communication extérieure, sauf bien sûr en cas de saisie d'huissier ou de requête judiciaire, et cela fait également l'objet de procédures très encadrées.
Non franchement les gens détendez vous avec ça...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?01
Publié le 25 septembre 2019 à 10h37 - #18AnDroKtoNe
  • Finistère
  • 51 ans

@Stunt38, à propos "qui êtes vous" pour décider ce qu'il faut à un SDF ? Un casse croûte ? un "litron" ? de l'argent pour se payer une chambre d’hôtel pour passer la nuit au chaud ? Le savez vous ? Et même si c'est pour s'alcooliser, ce n'est sûrement pas vous (ou nous tous) de l'en empêcher par un jugement de "bien-pensance".

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 26 septembre 2019 à 07h34 - #21Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

Je suis justement un "ancien" de la rue, d'accord ? Donc les pbms du quotidien quand tu galères à bouffer et que t'es tenté de t'injecter les 10 boules que t'as filé le bobo du coin pour se donner bonne conscience parce que t'as plus rien envie d'espérer je les connais bien. Mais c'est pas le sujet ici, vas faire un tour en centre d'acceuil si tu veux voir en direct ce que les gens de la rue ont besoin !

Trouvez-vous ce commentaire utile ?
Publié le 26 septembre 2019 à 09h44 - #22AnDroKtoNe
  • Finistère
  • 51 ans

@Stunt38 pas besoin pour moi d'aller faire une visite dans un centre d'accueil, j'y ai déjà mis les pieds, de nombreuses nuits, et pas "en visiteuse".........
Je ne suis pas du tout bobo (au rsa) et malgré tout je donne à ceulles que je croise sans que ça me donne bonne conscience.
Vous dites que ce n'est pas le sujet ici, si tout de même un peu.
Et pour autant, chacunE doit pouvoir faire comme ilLE veut. LeA SDF doit pouvoir se payer ce qu'ilLE veut plutôt qu'on lui impose tout comme ceulles qui donnent doivent pouvoir donner sans être traquéEs comme des gibiers.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 27 septembre 2019 à 06h55 - #23MIDER74
  • Homme

TOTALEMENT OPPOSE....!! bon article mais quelle fumisterie dans la réalité ....Comme suivi de l'individu y a pas mieux ... Les pourboires c'est fini !! Rien ne restera anonyme ...Pas même pour aller pisser !!

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 2 octobre 2019 à 17h28 - #26louiison
  • Femme

Le choix doit rester - nous devons en tant qu'être humain avoir le choix d'utiliser le moyen de paiement qui nous sied. A force de nous imposer les choses, nous vivrons sous la tutelle des personnes qui détiennent le pouvoir (notamment l'ARGENT). Si on ne peut plus faire ce que l'on veut avec notre argent ( gagné par notre sueur) où va-t-on ? Déjà on voit leur stratégie : l'épargne (même petite et durement gagnée) n'est plus rémunérée.
Le pouvoir financier (banques ...) tente d'avoir la main mise sur notre argent (compte courant et/ou autre) , résistons et utilisons du cash (pour préserver notre vie privée (avec les CB, smartphone, ... les banques et tous leurs partenaires économiques apprennent beaucoup des gens (habitudes d'achat, activités, ...)) et surtout pour leur montrer que nous sommes LIBRES de CHOISIR et de faire ce que l'on veut avec notre argent c'est notre droit le plus élémentaire en tant que citoyen.
Autres problèmes, si il y a une panne électrique (provoquée ou non) - cela est déjà arrivé à maintes reprises - l'économie s'arrête : plus d'achats. Ces machines, ces cartes, ces smartphones, DAB, sont des outils avec batterie, prises - n'importe qui (enfin des spécialistes doués pour porter préjudice aux gens , aux villes, aux états se feraient un "malin plaisir" de bloquer tout ; le cash permet de continuer à vivre le temps que "la panne ne soit plus. Surtout ne laissons pas disparaître notre "autonomie" notre "liberté" -

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20
Publié le 3 octobre 2019 à 08h03 - #27Kate 69
  • Femme
  • Lyon
  • 57 ans

Le cash ne peut disparaitre. Les dealers n'accepterons pas les cartes bancaires et les jeunes ne payent pas leur chichon et leur joint avec une carte.
La prostituée du coin, elle accepte les cartes bancaires après sa petite gaterie ?
Dans les brocantes qui fleurissent partout, le système cartes bancaires n'est pas encore à l'honneur.
Ma doctoresse n'accepte pas les cartes, pas plus que mon cardiologue.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?10

Ajouter un commentaire