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Le Crédit Agricole lance sa carte de paiement sans contact à Rennes

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Logo NFC
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10.000 Rennais, clients du Crédit Agricole, sont désormais équipés d’une carte bancaire permettant le paiement sans contact. Une innovation que le Crédit Agricole en Bretagne, estime être « un tournant dans le domaine du paiement sans espèce ».

Après cinq villes bretonnes de taille moyenne (Saint-Brieuc, Quimperlé, Lesneven, Pontivy et Ploërmel), le Crédit Agricole vient d’équiper Rennes de sa carte de paiement sans contact. La capitale bretonne, avec son agglomération de 400.000 habitants, est pour la banque verte une belle rampe de lancement pour ce nouveau moyen de paiement. « Le marché des jeunes est très important dans cette ville » souligne Guillaume Rousseau, le secrétaire général de Crédit Agricole en Bretagne, « on espère que l’appétit des étudiants et des jeunes actifs pour les nouvelles technologies sera un gros levier dans l’utilisation de cette nouvelle carte bancaire ».

Un risque de fraudes identique

Pour l'utilisateur, l'objet reste le même. Les 10.000 Rennais équipés de cette technologie ont simplement échangé leur carte habituelle contre une carte de paiement Mastercard équipée d’une puce NFC, au même prix que l'ancienne. A l’œil nu, seul un logo la différencie de l’ancienne carte. Les personnes équipées peuvent l’utiliser comme auparavant, en tapant leur code confidentiel, mais elles peuvent également régler leurs « petits achats » en passant simplement la carte à proximité du terminal de paiement électronique (TPE), sans taper aucun code.

La carte sans contact vient donc directement concurrencer les espèces puisqu'elle permet de régler uniquement les achats d’un montant inférieur ou égal à 20 euros. « Elle est principalement utilisée dans les boulangeries, les bars-tabac et les pharmacies » précise Bertrand Le Boité, directeur du projet Sans Contact au Crédit Agricole en Bretagne. Pour des raisons de sécurité, le porteur de la carte peut effectuer plusieurs paiements sans contact mais lorsque les dépenses cumulées auront atteint 50 euros, il devra insérer sa carte et composer son code confidentiel.

Pour pouvoir effectuer une transaction sans contact, la carte doit être très proche du TPE, au maximum à quatre centimètres. « La probabilité d’une transaction involontaire est quasi nulle » affirme ainsi un communiqué de la banque. Les dirigeants du Crédit Agricole sont tout aussi confiants : Bertrand Le Boité a ainsi confié que « les informations présentes sur la puce [n’étaient] pas cryptées mais [n'étaient] pas utilisables pour autant par un fraudeur » car la puce ne contient que le numéro de la carte bancaire et pas la date de validité, ni le cryptogramme, ni le nom du porteur.

Bilan positif dans les villes pilotes

Dans les cinq autres villes bretonnes qui testent déjà le dispositif depuis cinq mois, « le bilan est extrêmement positif : les commerçants ont très bien accueilli cette nouvelle technologie ; chez nos clients équipés, le retour est également très bon » assure le directeur du projet. Un succès qui reste cependant très relatif au regard des chiffres : après cinq mois d’utilisation dans les villes pilotes, 96.000 Bretons, clients du Crédit Agricole, ont été équipés de la carte sans contact et seulement 9.000 transactions de ce type ont été effectuées. La faute certainement à un manque d’offres du côté des commerçants : ils étaient seulement 260 à participer à l’opération avec la banque verte sur les cinq premières villes pilotes, auxquels viennent s’ajouter 60 commerçants rennais. Toutefois, la carte sans contact du Crédit Agricole est utilisable chez d’autres commerçants, dans tous les commerces équipés de TPE avec la technologie NFC, identifiables grâce à un logo généralement disposé à l’entrée des établissements.

Dès janvier 2013, plus de 130.000 clients de Crédit Agricole en Bretagne seront équipés grâce au renouvellement gratuit et systématique des cartes à échéance. Le dispositif sera étendu à la France entière d’ici deux ou trois ans. « Nous sommes convaincus que c’est le porte-monnaie de demain » martèle Guillaume Rousseau, « peu importe les résultats que l’on présente aujourd’hui, cet outil doit être interbancaire pour être optimal et la NFC est interbancaire. On espère donc que cette initiative emportera l’adhésion des autres banques ».

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Sabrina LEVACHER

© cbanque.com / SL / Octobre 2012