La Bourse de Paris finit dans le doute sous le seuil des 5.900 points (+0,20%)

Le Palais Brongniart
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La Bourse de Paris a fini sous le seuil des 5.900 points vendredi (+0,20%), le différend commercial sino-américain ayant visiblement du mal à trouver un dénouement salutaire.

L'indice CAC 40 a avancé de 11,92 points pour terminer à 5.893,13 points, dans un volume d'échanges limité de 3 milliards d'euros. Au cours de la semaine écoulée, l'indice a perdu 0,78%. Ses gains depuis le 1er janvier s'élèvent désormais à 24,57%.

La cote parisienne a ouvert proche de l'équilibre vendredi avant de gagner un peu d'assurance.

« Après un parcours exceptionnel depuis plusieurs semaines, une stabilisation semble normale », d'autant « qu'à l'approche de la fin de l'année, il n'y a pas de velléité de prendre des paris marqués », estime Marco Bruzzo, directeur général délégué de Mirabaud AM.

En outre, « les investisseurs restent prudents à la veille du week-end car ils n'ont pas un discours très transparent sur la guerre commerciale », observe-t-il auprès de l'AFP. « Comme le marché a peu d'éléments sur le sujet, il n'est pas surprenant qu'il reste dans des bornes de fluctuation très étroites », ajoute-t-il.

Le président chinois a affirmé que la Chine désirait parvenir à un accord commercial préliminaire avec les États-Unis, mais qu'elle « répliquerait » en cas de nouvelles sanctions américaines.

Le président américain Donald Trump a pour sa part estimé vendredi que les deux parties étaient « potentiellement très proche d'un accord », répétant la même rengaine depuis octobre.

« Il y a des intentions plutôt positives » mais le dossier hongkongais dans lequel s'est immiscée l'administration Trump « pourrait créer pas mal de tensions avec la Chine », souligne M. Bruzzo.

A la grande colère de Pékin, le Congrès américain vient d'approuver un texte de soutien aux manifestants hongkongais, au risque de faire dérailler les dures tractations commerciales.

ArcelorMittal en haut du palmarès

Les indices PMI ont constitué la donnée macroéconomique du jour. « Aux États-Unis les chiffres sont supérieurs aux attentes aussi bien dans le secteur manufacturier que dans les services », récapitule l'expert, mais en zone euro, le tableau est moins glorieux avec un indice composite mensuel moins bon que prévu (à 50,3 points contre 50,9 points attendus) et une fragilisation des services.

La confiance des consommateurs aux États-Unis s'est améliorée en octobre, contredisant les attentes des analystes.

Du côté des valeurs, les minières ont repris des couleurs. ArcelorMittal a terminé en haut du CAC 40 (+6,62% à 15,40 euros) tandis qu'Imerys est monté de 2,82% à 37,22 euros, Aperam de 2,31% à 27,42 euros et Eramet de 0,95% à 42,42 euros. Ce dernier a par ailleurs annoncé vendredi un accord avec le fournisseur d'électricité de sa filiale Société Le Nickel (SLN) en Nouvelle-Calédonie sur une baisse du prix de l'énergie à partir du 1er janvier 2020.

Edenred a reculé (-2,43% à 45,45 euros) après avoir indiqué qu'il avait été victime la veille d'une « infection par des logiciels malveillants », sans donner davantage de précisions sur l'ampleur de l'attaque.

Amplitude Surgical a bondi de 13,93% à 1,60 euro, fort d'une croissance de 6,7% au premier trimestre de son exercice décalé.

Les titres cycliques et les « value » (dont le prix est plus faible que la valeur intrinsèque) ont rebondi au détriment des valeurs de croissance, observe M. Bruzzo.

Les banques ont ainsi fini positivement : Société Générale a pris 1,45% à 28,64 euros, Crédit Agricole a progressé de 0,68% à 12,66 euros et BNP Paribas (+0,10% à 51,55 euros).

Le secteur informatique a fini dans le vert : Atos a avancé de 1,67% à 74,30 euros et STMicroelectronics 1,40% à 21,77 euros.

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