Action FDJ : faut-il ouvrir un compte-titres ou un PEA ?

Un jeune face à un choix
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Vous souhaitez profiter de la privatisation de la Française des Jeux pour acheter des actions ? Cela passe par l’ouverture d’un Plan d’épargne en actions ou d’un compte-titres si vous n’en possédez pas encore. Lequel choisir ?

La fenêtre de réservation d’actions FDJ va se clore le 19 novembre pour les particuliers. A 17h, 19h ou 20h selon les établissements et selon que les ordres soient passés en agence, au téléphone ou sur internet. Mais attention, si vous souhaitez absolument profiter de cette fenêtre, et que vous n’avez pour l’heure jamais investi en actions, il faut anticiper l’ouverture d’un support dédié. Deux options s’offrent à vous.

1 – Le Plan d’épargne en actions

Le PEA est une enveloppe fiscale favorable permettant aux particuliers d’investir sur des titres en direct ou sur des fonds d’investissement éligibles. Chaque personne majeure ne peut détenir qu’un seul PEA, dans lequel ne peuvent être logés que les fonds identifiés comme éligibles et des actions émises par des sociétés dont le siège social est situé dans un Etat européen. L’action FDJ est donc éligible au PEA.

Ce plan, composé d’un compte-titres et d’un compte-espèces (où sont notamment versés les dividendes), permet de verser jusqu’à 150 000 euros et offre une exonération d’impôt sur le revenu sous conditions. Il faut pour cela conserver le PEA pendant 5 ans, sans effectuer aucun retrait. Les plus-values sont en revanche soumises aux cotisations sociales, au taux en vigueur au moment du retrait (actuellement 17,2%). Pas de panique, l’argent n’est pas bloqué : une clôture anticipée vous fait uniquement perdre le bénéfice de l’exonération fiscale.

Le fonctionnement du Plan d’épargne en actions en détail

2 – Le compte-titres

Le compte-titres « ordinaire » est moins contraignant que le PEA puisque vous n’êtes pas limité aux actions européennes ou à une sélection restreinte de fonds. Et il ne vous contraint pas à une durée de détention minimale. Mais la fiscalité est moins attractive.

L’option par défaut : les plus-values sont soit soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou « flax tax », soit 12,8% d’impôt sur le revenu en complément des 17,2% de cotisations sociales. L’alternative : renoncer à l’application du PFU pour privilégier une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, comme pour les revenus du travail. L’imposition au barème est dans tous les cas intéressante pour les ménages non imposables, et elle peut être avantageuse pour les foyers faiblement imposés afin de pouvoir profiter de l’abattement de 40% sur les dividendes.

Plus de détails sur le fonctionnement du compte-titres

Ce qu’il faut retenir

Le PEA permet de profiter d’un avantage fiscal, à condition de s’inscrire sur la durée dans l’investissement en actions. Le compte-titres a lui l’avantage de la souplesse. Tout dépend de votre objectif. Si vous souhaitez investir sur quelques actions d’entreprises françaises, à l’image de la FDJ, et ce sans avoir besoin de l’argent investi à court terme, alors le Plan d’épargne en actions semble plus intéressant afin de profiter de l’exonération fiscale à la sortie, dans 5 ans ou plus.

A savoir : rien ne vous empêche d’investir dans des actions FDJ à la fois sur un PEA et sur un compte-titres. Cette démarche nécessitera une réservation d’ordres A et d’ordres B, seule la catégorie A ouvrant droit à la décote sur le prix de l’action et à l’action « gratuite » (pour 10 achetées et à condition de les conserver 18 mois). Une stratégie qui offre une option plus libre pour les ordres B investis sur le compte-titres, puisque vous pourrez les revendre dès que vous le souhaitez, sans aucune contrainte de durée de détention.

Par ailleurs, si vous investissez en bourse pour la première fois, n’oubliez pas le « principe essentiel » rappelé à l’envi par le gendarme boursier, l’AMF : « Il est impératif de diversifier votre portefeuille en sélectionnant des entreprises de tailles différentes, évoluant dans des secteurs d'activité variés et sur plusieurs zones géographiques (par exemple Europe et Amérique). » Enfin, n’oubliez pas qu’il sera toujours possible d’investir dans la FDJ une fois l’entreprise introduite en bourse, même si cela ne permettra pas de profiter de l’action « gratuite » pour dix achetées, et de la réduction de 2% sur le prix fixé.

Lire aussi : Faut-il se précipiter d’investir dans la FDJ ?

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© cbanque.com / MoneyVox / BL / Novembre 2019

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