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La Bourse de Paris avance prudemment (+0,23%) en attendant la Fed

Bourse de Paris, CAC 40
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La Bourse de Paris progressait modestement mercredi à mi-séance (+0,23%), dans un marché tablant sur une nouvelle baisse des taux de la Réserve fédérale américaine, même si la prudence restait de mise avant la décision définitive de l'institut monétaire.

A 13H36 (11H36 GMT), l'indice CAC 40 prenait 13,18 points à 5.628,69 points, dans un volume d'échanges de 743 millions d'euros. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,24%.

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre avant d'accélérer légèrement la cadence.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en petite baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,14%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,17% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique de 0,17% également.

« Les marchés boursiers européens sont en petite hausse ce matin, tandis que les investisseurs attendent impatiemment la décision de la Réserve fédérale américaine à 20H00 (18H00 GMT), qui sera suivie d'une conférence de presse à 20H30 (18H30 GMT) », a relevé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

« La Fed est encline à baisser ses taux, mais compte tenu du bon état général de l'économie américaine, il y a débat sur le fait que la Banque centrale devrait se dispenser d'abaisser les taux d'intérêt », selon lui.

« Le taux de chômage aux Etats-Unis est proche d'un plus bas en 50 ans, l'inflation sous-jacente s'accélère et les salaires sont robustes », a-t-il détaillé, ce qui pourrait rendre la justification d'une nouvelle détente monétaire difficile, et ce d'autant plus dans un contexte de bond des cours du pétrole après une attaque contre des installations pétrolières samedi, même si les cours ont effacé une partie de leurs gains depuis.

« Le plus gros enjeu sera de voir comment la Fed gère son message sans apparaître encore plus divisée qu'en juillet, dans un contexte de flambée des prix du pétrole qui, s'il se poursuit, pourrait entraîner une hausse de l'inflation », a estimé dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Pour l'heure, la situation semblait en voie de normalisation en Arabie saoudite, où le ministre de l'Energie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a confirmé mardi que la production pétrolière de son pays serait rétablie fin septembre.

Ryad doit en outre annoncer mercredi les résultats de sa propre enquête sur les attaques contre d'importantes installations pétrolières du royaume, où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo est attendu pour discuter d'une éventuelle riposte, sur fond de vives tensions avec l'Iran.

A six semaines de la date du Brexit, les responsables européens ont en outre alerté mercredi sur le « risque très réel » d'un divorce brutal du Royaume-Uni et de l'UE, après la rencontre infructueuse Johnson-Juncker de lundi, appelant à ne « pas faire semblant de négocier ».

Du côté des indicateurs, le marché automobile européen a baissé de 8,4% sur un an en août, victime d'un effet de comparaison défavorable.

Au Royaume-Uni, l'inflation a nettement ralenti à 1,7% en août contre 2,1% en juillet, soit le plus faible taux sur douze mois depuis fin 2016.

Les mises en chantier de logements pour août ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole sont également attendus aux États-Unis.

Net rebond d'EDF

Sur le front des valeurs, EDF montait de 3,67% à 10,75 euros. Le groupe estime qu'il n'aura pas à arrêter de réacteur nucléaire malgré la découverte récente de problèmes de fabrication sur certains composants, qui concernent six réacteurs en exploitation. Mais l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit encore se prononcer d'ici quelques semaines.

Ipsos était galvanisé (+6,59% à 26,70 euros) par un relèvement de sa recommandation à « sur-performance » contre « neutre » auparavant par Exane BNP Paribas.

Airbus grappillait 0,21% à 122,22 euros. Selon le groupe, la flotte mondiale d'avions de ligne va plus que doubler au cours des 20 prochaines années, ce qui va entraîner un besoin de 39.210 avions et cargo neufs d'ici à 2038.

Les valeurs pétrolières évoluaient en ordre dispersé sur fond de recul des cours. Total progressait (+0,60% à 48,14 euros), tandis que CGG perdait 0,94% à 2,22 euros, TechnipFMC 0,81% à 22,15 euros et Vallourec 1,62% à 2,74 euros.

Rothschild & Co était pénalisé (-2,21% à 26,60 euros) par des résultats semestriels en net repli.

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