La Bourse de Paris finit bien orientée grâce à la macroéconomie (+0,48%)

Palais Brongniart à Paris en 2004
CC - Wikimedia commons / Pol

La Bourse de Paris a terminé en hausse mardi (+0,48%), repassant au-dessus de la barre des 5.400 points, soutenue par l'apaisement apparent des tensions commerciales et l'anticipation d'une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).

L'indice CAC 40 a gagné 25,95 points à 5.408,45 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,4 milliards d'euros. La veille, l'indice avait fini en hausse de 0,34%.

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre, avant de s'élever un peu et de passer le cap des 5.400 points qu'elle n'avait plus franchi depuis le 20 mai.

« Le marché revient sur des niveaux globalement plus soutenus, plus rassurants que ce que l'on a connu ces dernières semaines », a expliqué à l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

« On observe un mouvement de hausse initié depuis la fin de la semaine dernière après les résultats des chiffres de l'emploi américain en dessous des attentes et qui renforcent l'idée d'une potentielle baisse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine, NDLR) d'ici l'été », a-t-il détaillé.

Ces chiffres alimentent en effet l'espoir d'une baisse des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine pour soutenir l'économie.

Le marché a également été « soulagé par les avancées entre les Etats-Unis et le Mexique sur la question des accords commerciaux », a-t-il poursuivi.

A l'issue de plusieurs jours de négociations, Washington et Mexico sont parvenus vendredi à un accord sur l'immigration, évitant ainsi l'application dès lundi de droits de douane sur l'ensemble des produits mexicains importés aux Etats-Unis.

A ces sujets majeurs s'ajoute l'annonce « de mesures de relance par Pékin », qui a contribué à soutenir l'indice parisien, selon l'expert. Selon un document diffusé lundi, Pékin devrait autoriser les autorités locales à émettre des obligations spéciales pour assurer le financement de chantiers d'infrastructures à travers la Chine (autoroutes, liaisons ferroviaires, énergie...).

Dans ce contexte, même si l'espoir d'une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avec un accord à la clé restait vivace parmi les investisseurs, le président américain se montrait toujours très offensif.

Il s'est ainsi lancé lundi dans une violente diatribe contre les pratiques de Pékin et a adressé un ultimatum à son homologue Xi Jinping, renforçant encore l'incertitude sur l'issue du bras de fer commercial.

« Mais globalement, le marché reste toutefois prudent car le contexte est toujours incertain », a ajouté M. Tuéni.

Genfit dégringole

En matière de valeurs, Genfit a plongé de 15,51% à 21,34 euros. « On attribue cette chute aux difficultés de son concurrent américain Cymabay » qui a dévoilé les résultats d'une étude clinique jugés décevants dans le traitement de la Nash (maladie du foie gras humain). « Mais le titre étant assez volatil, les raisons de cette chute restent quand même assez floues », a jugé l'analyste.

Le secteur des matières premières a quant à lui profité de la relative accalmie commerciale et de la bonne orientation des cours.

ArcelorMittal a bondi de 6,60% à 15,02 euros, Aperam de 4,16% à 23,30 euros et Eramet a pris 2,60% à 55,16 euros. TechnipFMC a gagné 0,74% à 20,37 euros et Total 1,39% à 48,27 euros.

Le secteur automobile a également été recherché. Faurecia a progressé de 1,69% à 36,68 euros, Peugeot de 1,15% à 21,12 euros, Plastic Omnium 3,10% à 22,30 euros et Valeo 2,49% à 25,51 euros.

Renault a progressé pour sa part de 1,16% à 55,72 euros, alors que l'alliance automobile Renault-Nissan est au bord de la rupture, le constructeur français menaçant de bloquer une réforme de la gouvernance de son partenaire japonais, tandis que l'Etat français s'efforce de recoller les morceaux.

Air France-KLM a avancé de 0,72% à 8,15 euros, soutenu par l'annonce d'une hausse de 3,3% du nombre de passagers transportés au mois de mai, par rapport au même mois de l'an dernier.

Legrand a profité (+1,29% à 62,96 euros) d'un relèvement de sa recommandation à « acheter » par Kepler Cheuvreux.

A l'inverse Vivendi a pâti (-1,43% à 24,20 euros) d'un abaissement de la sienne à « vendre » par Redburn.

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